Le Brexit ne fait pas vraiment peur aux entreprises

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Les entreprises n'ont pas changé leurs stratégies avec le Brexit, selon une étude de Thompson-Reuters. Les CFO se disent plutôt confiants, même si un directeur financier sur trois anticipe une baisse d'effectifs après la sortie de l'UE.

La Grande-Bretagne doit quitter l'Union européenne en mars 2019. Les négociations commencent à se concrétiser. Mais lentement. Les discussions sur l'avenir de leurs relations post-Brexit sont reportées à décembre en raison de l'insuffisance de progrès enregistrés sur la première phase des négociations, a encore indiqué ce jeudi la chaîne britannique Sky.

Cette lenteur veut peut-être dire que les négociateurs essayent de faire les choses bien. C'est en tout cas ce que semble indiquer l'optimisme des directeurs financiers interrogés par Thompson Reuters. Selon cette étude, une majorité d'entreprises britanniques et européennes (69% des 200 interrogées) n'ont toujours pas modifié leurs plans stratégiques depuis le vote du Brexit. 

"Ces résultats indiquent une réaction relativement modérée des entreprises jusqu'à présent, pas la réaction précipitée que certains anticipaient", a commenté Laurence Kiddle, directeur de l'activité "Tax & Accounting" de Thomson Reuters dans la région EMEA. Les grandes entreprises avaient en effet multiplié les mises en garde avant le vote en faveur du Brexit en juin 2016 sur le fait qu'une sortie de l'UE risquait de nuire à l'investissement et à l'emploi en Grande-Bretagne. La banque privée suisse Julius Baer a même annoncé l'ouverture de trois nouvelles antennes au Royaume-Uni pour attirer les riches habitants effrayés par le vote en faveur du Brexit.

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Mais tout n'est pas si rose. Un directeur financier sur trois envisage de baisser le nombre d'employés en Grande-Bretagne. A cela s'ajoute un CFO sur cinq qui prévoit de muter des travailleurs à l'étranger et un CFO sur dix qui réfléchi à une délocalisation d'activités. Même s'il ne s'agit ici que d'intentions, le Brexit devrait quand même coûter un certain nombre d'emplois de l'autre côté de la Mer du Nord. Au profit de la Belgique? Les assureurs Lloyd's, QBE et MS Amlin ont déjà décidé d'implanter leur filiale européenne à Bruxelles.

Faible confiance en May

Interrogés sur la confiance qu'ils placent en Theresa May pour parvenir à un bon accord pour les entreprises dans les négociations avec l'UE sur le Brexit, les directeurs financiers n'accordent à la Première ministre qu'une note de 3,5 sur 10.

Ils donnent en revanche des notes de, respectivement, 8 et 8,6 au ministre des Finances, Philip Hammond, et au gouverneur de la banque d'Angleterre, Mark Carney.

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