Le Labour voudrait maintenir le Royaume-Uni dans le marché unique

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Il ressort d'une tribune politique écrite par le "responsable Brexit" du parti travailliste britannique que le Labour souhaite maintenir la libre circulation des biens et des travailleurs durant une période de transition qui suivra la rupture officielle avec l'UE.

Le parti travailliste d'opposition britannique maintiendra le Royaume-Uni dans le marché unique européen pendant une période de transition après le Brexit, s'il est au pouvoir.

C'est du moins ce qu'a annoncé Keir Starmer, responsable  du Brexit au sein du parti, dans une tribune publiée dans The Observe et dans le Guardian.

"Le Labour chercherait un accord de transition qui maintienne les mêmes conditions de base dont nous profitons actuellement au sein de l'UE", peut-on y lire.

"Cela signifie que nous chercherions à rester dans l'union douanière européenne et au sein du marché unique pendant cette période" et que "nous respecterions les règles" de ces deux entités, poursuit l'auteur du billet, signifiant que la libre circulation des biens et des travailleurs se poursuivrait pendant cette période de transition.

Le billet précise également que les restrictions d'entrée en matière d'immigration "devront être abordées dans l'accord final", reconnaissant que cela avait été un sujet central dans le référendum du 23 juin 2016. Voilà qui laisse également entendre que le Labour chercherait à négocier une forme de maintien au sein de l'union douanière même après la fin de cette période de transition.

"Nous ferons toujours passer les emplois et l'économie en premier. Cela signifie que rester dans une forme d'union douanière au sein de l'UE est un aboutissement possible pour le Labour mais cela doit faire l'objet de négociations", continue Keir Starmer dans sa tribune. 

Plus europhile

Jusqu'à présent, le parti travailliste répondait de façon ambiguë et vague à la question de savoir s'il négocierait un maintien dans le marché unique et l'union douanière en se contentant d'affirmer qu'il voulait un Brexit qui protège les emplois.

Mais avec cette position beaucoup plus europhile, s'opposant à l'idée d'un "hard Brexit", le Labour se démarque désormais nettement des conservateurs au pouvoir. Ces dernier ont en effet rejeté l'idée de rester au sein du marché unique pendant une période de transition post-Brexit.

Jeremy Corbyn, leader du Labour, offre un maillot du club londonien d'Arsenal à Michel Barnier, négociateur du Brexit pour le compte de l'UE. ©AFP

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