Le plus incertain reste à venir pour la City de Londres

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Les investisseurs à Londres devront composer avec le risque d’un Brexit dur. Stress garanti dans les semaines à venir.

Le choix de Boris Johnson pour la succession de Theresa May au poste de Premier ministre du Royaume-Uni, a été salué plutôt favorablement par les marchés financiers. La livre sterling a effectué un léger sursaut, de même que les principaux indices de la Bourse de Londres. Elle marque, cette réaction, la fin d’une période durant laquelle le gouvernement était en "affaires courantes" outre-Manche. Avec les incertitudes que cela comporte.

Les temps resteront difficiles pour les investisseurs.

Les marchés ne sont pas pour autant débarrassés des tracas. Le gouvernement britannique va pouvoir à présent réactiver le dossier du divorce de la Grande-Bretagne d’avec l’Union européenne. Ce Brexit est prévu pour le 31 octobre. S’ouvrira avec lui une nouvelle période plus incertaine encore, pour la City de Londres. On le sait, les marchés n’aiment pas beaucoup cela. On peut donc prévoir que les temps resteront difficiles pour les investisseurs.

Des signaux encourageants apparaissent bien çà et là à l’horizon de l’économie britannique. Comme la progression de la croissance au mois de mai. Mais elle fait suite pour l’essentiel au rebond de 24% de la production automobile après une chute de même amplitude le mois précédent. Ou encore les premiers signes de stabilisation des prix des maisons à Londres, qui apparaissent pour la première fois depuis le référendum sur le Brexit de juin 2016.

La livre résiste tant bien que mal

À la Bourse de Londres, les valeurs d’entreprises qui dépendent principalement de la santé de l’économie britannique ont limité leur hausse à 0,5% selon l’indice FT 250.

Mais ces quelques signaux positifs ne suffiront pas à ramener une fois pour toutes la sérénité parmi les investisseurs. Le doute en raison d’un manque de visibilité, voire le pessimisme, restent les sentiments qui dominent dans les commentaires émis par les analystes et les stratégistes. À l’instar de ceux de Morgan Stanley rappelant que "la livre sterling subit une pression à la vente depuis que Theresa May s’est retirée de la position de leader de son parti, laissant aux marchés de plus en plus d’inquiétudes de voir le Royaume-Uni se diriger vers un Brexit plus dur. Si ce scénario se concrétisait, la devise britannique pourrait chuter jusqu’à 1-1,10 dollar."

La livre sterling qui avait démarré la journée d’hier à 1,2476 dollar, l’a finie en repli à 1,2439. Face à l’euro, elle a terminé en légère hausse de 0,2% à 1,1153. Quelques semaines avant l’annonce de la démission de Theresa May, la livre évoluait encore tout près de ses plus hauts d’après référendum à 1,176 euro.

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À la Bourse de Londres, les valeurs d’entreprises qui dépendent principalement de la santé de l’économie britannique ont limité leur hausse à 0,5% selon l’indice FT 250. Aidées par la faiblesse de la devise britannique, les valeurs d’entreprises plutôt actives à l’exportation que l’on retrouve dans la composition du FT 100, ont de leur côté progressé de 0,7%. Une performance qui reste malgré tout inférieure à celle de la plupart des Bourses de la zone euro. L’indice Euro Stoxx 50 a fini en hausse de 1,4%.

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