5 dates clés pour Boris Johnson avant le Brexit

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Le nouveau Premier ministre du Royaume-Uni Boris Johnson va devoir prendre la relève de Theresa May en gérant le délicat dossier du Brexit. Décryptage des 5 dates clés pour le nouvel homme fort des Britanniques d'ici la date prévue de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

  • Vote de défiance (Date indéterminée)

Celui-ci devait avoir lieu aux Communes dès les tout premiers jours du nouveau gouvernement, mais le parti travailliste, en difficulté, a finalement choisi d’attendre quelques semaines. Le Labour compte notamment sur le résultat d’élections partielles, début août, pour renforcer ses chances de succès, et doit encore clarifier sa ligne sur le Brexit. Le vote de défiance pourrait également venir du camp conservateur modéré, comme l’a indiqué le ministre de l’économie sortant, Philip Hammond.

  • G7 de Biarritz (24 août)

Aucune avancée majeure ne devrait sortir de ce sommet des sept économies les plus puissantes. Mais il donnera le ton de l’année à venir, ainsi qu’une photographie des nouveaux rapports de forces occidentaux. Avec d’un côté, l’isolationnisme débridé incarné par Donald Trump et Boris Johnson, de l’autre le multilatéralisme classique d’Emmanuel Macron et Angela Merkel. Le départ de Theresa May fait désormais clairement pencher la balance du côté de Trump.

  • Congrès du parti conservateur (29 septembre)

La grand-messe du parti de droite livrera le verdict des deux premiers mois de Boris Johnson à Downing Street. Les brexiters durs se prononceront sur la faculté qu’aura eue leur leader à tenir la dragée haute à Bruxelles, les modérés apprécieront au contraire ses éventuelles concessions. Concrètement, Johnson sera soumis à la même grille de lecture que Theresa May. Comme elle, il risque d’être systématiquement bloqué par les députés conservateurs, d’un côté comme de l’autre.

  • Sommet européen (17 octobre)

Sauf évolution spectaculaire, ce sommet se présentera sous une configuration identique du 21 mars dernier, qui intervenait 8 jours avant la date originelle du Brexit (29 mars). À l’époque, Theresa May avait obtenu une extension de la deadline en raison des rejets multiples de l’accord de retrait et d’un Brexit sans accord. À moins d’un miracle, Boris Johnson ne pourra ni faire accepter à l’UE la modification de l’accord de retrait dans le sens des Brexiters durs, ni forcer un no-deal au Parlement britannique.

  • Retour aux urnes (Automne/hiver)

L’option la plus envisageable sera alors un nouveau report du Brexit, justifié soit par un référendum, soit par des élections générales. S’il échappe, d’ici là, à un vote de défiance, Boris Johnson décidera d’enclencher des élections générales anticipées, en espérant profiter de la faiblesse de l’opposition. S’il réussit son pari, le processus du Brexit ne sera pas réglé pour autant, puisqu’il dépendra toujours de la volonté de l’UE de modifier l’accord de retrait, ou du Parlement renouvelé d’accepter un Brexit sans accord.

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