Les actions les plus impactées par le Brexit

La banque ING a réalisé une étude globale sur les actions qu'elle couvrait, pour savoir lesquelles seraient le plus impactées par une sortie brutale de l'UE par le Royaume-Uni. Parmi les 20 premières, on retrouve les Belges Balta et Recticel.

"Le marché est dans l'attente". Tel est le constat établi par Mark Carney, gouverneur de la Banque d'Angleterre, ce mercredi matin. En coulisses pourtant, les analystes et investisseurs s'affairent. Beaucoup recommandent de se tenir à l'écart le temps que la situation s'éclaircisse. "Au sein des portefeuilles existants, les investisseurs seraient bien avisés de limiter leur exposition britannique à des niveaux 'benchmarks'", indique UBS Global Wealth Management. 

De son côté, la banque ING a fait le tri parmi toutes les valeurs qu'elle suivait dans le Benelux pour établir un tableau de toutes les actions susceptibles d'être le plus impactées directement et indirectement par le Brexit. Selon une étude publiée le 11 décembre dernier (et remise à jour ce mercredi), les titre avec la plus grande exposition directe au Royaume-Uni - soit au moins 10% de l'Ebitda - sont, par ordre décroissant, BAM  , le groupe SIF , Arcadis , Balta  , Wessanen  , VolkerWessels  , Accell  et Recticel  .

Deux valeurs belges

• BALTA

ING estime que l'exposition de Balta au Royaume-Uni représente environ 20% de ses ventes, via principalement sa division résidentielle. Si un risque existe, la banque reste confiante. "La société nous a dit que Balta avait environ un tiers de son exposition couverte par des contrats et des mécanismes de prix", indique-t-elle dans son étude. Au niveau de l'Ebitda, ING pense qu'environ 13% du résultat opérationnel courant est exposé à la livre sterling. "L'exposition est modérée du fait que la division résidentielle a les marges plus faibles (6% contre 11% pour la totalité du groupe", expliquent ses analystes.

• RECTICEL

Les ventes combinées de Recticel sont exposées à environ 10-11% au Royaume-Uni, selon ING. Hormis la literie, toutes les divisions du groupe exercent des activités au Royaume-Uni. "La plus grande exposition au niveau des divisions est celle de l’isolation, qui présente la marge d’Ebitda la plus élevée (> 15% contre 7% pour la totalité du groupe)", souligne la banque. Elle rappelle que Recticel possède des usines outre-Manche, mais certaines doivent acheter leurs matières premières en euros. "En dépit de l'exposition relativement importante au Royaume-Uni, nous restons positifs sur la valeur", ajoute ING, estimant que toute faiblesse supplémentaire du cours à la suite d'un éventuel hard Brexit "constitue une opportunité d'achat".

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