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Les députés britanniques adoptent la loi demandant le report du Brexit

Après le camouflet subi mardi au Parlement, le Premier ministre britannique Boris Johnson a proposé des élections anticipées pour le 15 octobre. Mais le Parlement n'a pas vu les choses de cette façon et a adopté la loi pour demander le report du Brexit en 2020.
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  • Fin de la séance parlementaire du jour et de ce live.

    Merci à toutes et tous de nous avoir suivis ce soir et à demain sur lecho.be

  • Le Parlement rejette la motion gouvernementale pour des élections générales

    Comme prévu, le gouvernement n'a pas convaincu les deux tiers des députés d'adopter sa motion pour organiser des élections générales anticipées. Seuls 298 députés ont voté pour, 56 contre. Les Travaillistes se sont abstenus. Il a donc manqué 136 voix au gouvernement pour faire passer cette motion. Il s'agit de la troisième lourde défaite de Boris Johnson en trois votes.

    L'étau se resserre sur le Premier ministre, qui a en théorie jusqu'à lundi pour faire passer une nouvelle motion, avant la prorogation du parlement. Les options qui lui restent, comme par exemple un vote de défiance contre son propre gouvernement, sont très improbables. A moins d'un retournement de situation, le Premier ministre devra donc assumer de demander à l'Union européenne un report du Brexit du 31 octobre au 31 janvier 2020. Ou réussir à négocier un accord de dernière minute.

    Il pourrait essayer de sauver la face en renonçant à demander la levée du backstop, et en essayant de faire revoter l'accord négocié par Theresa May aux Communes. Mais la composition des Communes est quasiment identique qu'au printemps dernier, où les députés avaient rejeté cet accord à trois reprises. Les chances de succès sont donc très minces. A moins de trouver une faille juridique - le Royaume-Uni ne dispose pas de constitution écrite et toutes les règles sont ouvertes aux interprétations -, Johnson devra donc assumer de poursuivre des négociations sans espoir avec Bruxelles.

    Il est probable qu'il continue d'avoir le verbe haut et de promettre le no deal, afin de maximiser ses chances de réussite lors des prochaines élections générales, qui sont quasiment inévitables d'ici la fin de l'année. Paradoxalement, même si son objectif numéro 1 - sortir de l'Union européenne le 31 octobre - semble aujourd'hui hors d'atteinte, Johnson reste le mieux placé pour remporter les prochaines élections générales. Il bénéficie surtout de la faiblesse de l'opposition, et de l'absence de personnalité jugée crédible pour lui succéder.

  • La livre sterling grimpe

    La livre rebondissait nettement ce soir face au dollar, après avoir atteint un plus bas en trois ans la veille. Vers 21H30, la livre sterling prenait 1,15% face au billet vert, à 1,220 dollar. La devise britannique gagnait 0,64% face à l'euro, à 90,35 pence pour un euro.

    La veille, elle était tombée à 1,1959 dollar, un niveau plus vu depuis le crash éclair d'octobre 2016, qui avait envoyé la devise à un plus bas depuis 1985.

  • Et maintenant ?

    Le gouvernement a maintenant jusqu'au 19 octobre pour conclure un nouvel accord de divorce avec Bruxelles que validerait ensuite impérativement la Chambre des communes. Si aucun accord n'est trouvé d'ici-là, le Parlement doit également donner son aval à une sortie sans accord (la Chambre des communes a voté à plusieurs reprises contre la perspective d'un "No Deal", NDLR).

    Si le cabinet Johnson ne remplit pas l'une ou l'autre de ces conditions, la proposition de loi engage le Premier ministre à demander un nouveau report du Brexit jusqu'au 31 janvier prochain.

  • Le Labour et d'autres formations de l'opposition ne sont pas hostiles à des législatives mais ils redoutent que le calendrier électoral proposé par Johnson soit un "piège" visant à torpiller leur propre initiative.

    Le député travailliste John McDonnell, chargé des Finances dans le "gouvernement fantôme" du Labour, a expliqué que son camp voulait d'abord que leur proposition de loi contre un divorce sans accord soit adoptée, promulguée et inscrite dans la loi par le biais du Royal Assent avant passer à l'étape des élections.

    "Mon gouvernement fera sortir notre pays de l'Union européenne le 31 octobre, et la seule chose qui fait obstacle, c'est la 'loi de reddition' (surrender bill) que propose le chef de l'opposition (le travailliste Jeremy Corbyn, NDLR)", a-t-il dit ce matin devant le parlement. "Puis-je inviter le chef de l'opposition à confirmer (...) que si cette loi de reddition est adoptée, il laissera le peuple de notre pays avoir son mot à dire sur qu'il propose par le biais d'élections le 15 octobre", a poursuivi le dirigeant conservateur.

  • Le Labour refuse des élections le 15 octobre

    Le Parti travailliste britannique a rejeté la motion de Boris Johnson qui réclamait des législatives anticipées le 15 octobre, quelques minutes après que le Parlement l'a prié de repousser la date du Brexit.

    Pour obtenir gain de cause, il faudra pour Johnson réunir une majorité qualifiée des deux tiers à la Chambre des communes, objectif impossible sans l'apport des élus travaillistes. Jeremy Corbyn, leur chef de file, a redit qu'il n'était pas question pour sa formation d'approuver la requête du chef du gouvernement à moins qu'il ne s'engage à ce que le Royaume-Uni ne quitte pas l'Union européenne sans avoir conclu d'accord avec elle.

  • Boris Johnson réclame à nouveau des élections anticipées le 15 octobre

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson appelle les députés à se prononcer sur une motion appelant à des élections générales anticipées le 15 octobre.

    "Le gouvernement ne peut pas continuer à fonctionner si la Chambre des communes refuse d'adopter ce que le gouvernement propose", a affirmé Johnson. "Il doit maintenant y avoir une élection le mardi 15 octobre".

  • La Chambre des Communes approuve la loi repoussant la date du Brexit

    Les députés britanniques ont adopté la loi demandant le report du Brexit, infligeant un nouveau revers cuisant au Premier ministre Boris Johnson, afin d'empêcher une sortie sans accord de l'Union européenne le 31 octobre.

    Le texte a été voté avec 327 voix pour et 299 contre en troisième et dernière lecture.

  • Que prévoit le texte de loi anti-"no deal"?

    Pour le Premier ministre britannique Boris Johnson, c'est une "loi de capitulation". Mais pour ses promoteurs, il s'agit d'une mesure essentielle pour empêcher un désastre économique. Voici les dispositions du texte de loi visant à bloquer un Brexit sans accord, présenté ce mercredi soir devant les députés britanniques.

    1/ Une échéance le 19 octobre

    Si le gouvernement ne parvient pas à un accord de divorce avec l'Union européenne d'ici au 19 octobre, le Premier ministre doit demander un report du Brexit jusqu'au 31 janvier 2020. Cette échéance intervient après le sommet européen prévu pour les 17 et 18 octobre à Bruxelles - mais avant la date du 31 octobre fixée pour le Brexit.

    Ce report ne serait évité que si les députés votaient en faveur d'une sortie sans accord du Royaume-Uni avant le 19 octobre - une hypothèse hautement improbable. Boris Johnson a déclaré à maintes reprises qu'il ne demanderait en "aucune circonstance" un nouveau report du Brexit. Au final, la décision d'accorder ou non un délai supplémentaire devra être prise à l'unanimité des 27 autres Etats membres de l'Union européenne.

    2/ Lettre au Conseil européen

    Le texte de loi comprend une copie de la lettre que le Premier ministre devrait écrire à Donald Tusk, le président du Conseil européen (qui représente les Etats-membres), pour officiellement solliciter un délai. Cette lettre précise que la date du Brexit pourrait être avancée si un accord était ratifié avant le 31 janvier 2020.

    3/ Deux jours pour accepter un report

    En vertu de cette loi, le Premier ministre devra immédiatement accepter une offre des dirigeants européens de reporter le Brexit jusqu'au 31 janvier 2020. Si l'UE propose un report à une date différente, le Premier ministre aura deux jours pour l'accepter.

    4/ Un délai supplémentaire?

    Si un report est accepté, le gouvernement devra publier d'ici au 30 novembre un rapport "explicitant les progrès accomplis dans les négociations sur les relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne". Le gouvernement sera tenu de présenter un autre rapport spécifiant ses plans pour le Brexit d'ici au 10 janvier 2020.

    S'il n'y a toujours pas d'accord d'ici au 31 janvier, le texte prévoit que la date du Brexit soit de nouveau repoussée. Il oblige le gouvernement à faire un bilan au moins tous les 28 jours à compter du 7 février 2020 jusqu'à la conclusion d'un accord avec l'Union européenne ou jusqu'à résolution contraire de la Chambre des communes. Ce qui a fait dire à Boris Johnson que le Brexit pourrait être retardé "potentiellement pendant des années".

  • Voici la lettre que Johnson va devoir probablement envoyer à Tusk pour solliciter un délai

  • La Banque d'Angleterre relativise les conséquences d'un "No deal"

    Le scénario du pire d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord serait moins dommageable pour l'économie britannique que précédemment redouté en raison des préparatifs en vue d'une telle éventualité réalisés depuis la fin de l'année dernière. C'est ce qu'a déclaré le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE).

    Mark Carney a aussi déclaré qu'il n'y avait pratiquement aucune chance que la BoE revienne sur sa politique de non intervention sur le marché des changes pour soutenir la livre en cas de forte baisse de la devise britannique après le Brexit. Alors que la date-butoir du 31 octobre pour la sortie de l'UE se rapproche, il a dit que la BoE s'attendait désormais à une contraction de 5,5% de l'économie britannique en cas d'un Brexit désordonné entraînant un chaos aux frontières et des dégagements massifs vis-à-vis des actifs britanniques.

    Cette contraction est inférieure à celle de 8% envisagée dans les différents scénarios publiés en novembre, mais cela représenterait encore un coup très rude pour la cinquième économie mondiale et Mark Carney a plaidé à nouveau en faveur d'un accord de transition pour atténuer les effets du Brexit.

  • La loi pour reporter le Brexit passe une première étape cruciale au Parlement

    Les députés britanniques viennent d'adopter en première lecture une proposition de loi demandant au gouvernement de réclamer à l'Union européenne un report du Brexit, prévu le 31 octobre, infligant un nouveau camouflet au Premier ministre Boris Johnson.

    Ce vote, par 329 voix (300 contre) doit encore être confirmé dans la journée à l'issue d'une deuxième lecture du texte.

  • L'UE sceptique sur un nouvel accord avant fin octobre

    L'Union européenne doute fortement de la possibilité qu'un nouvel accord de divorce avec le Royaume-Uni puisse intervenir avant le 31 octobre comme souhaité par le Premier ministre britannique Boris Johnson, a appris l'AFP auprès d'une source européenne haut placée.

    "L'idée qu'en quelques jours une proposition puisse être faite, négociée, entérinée par le sommet (européen les 17 et 18 octobre, NDLR) et ratifiée par les députés européens et britanniques semble relever du tour de force, c'est le moins qu'on puisse dire", a déclaré ce responsable.

  • Le Labour ne votera pas pour des législatives anticipées

    Le Parti travailliste ne votera pas en faveur d'élections législatives anticipées, une décision condamnant a priori Boris Johnson à un nouveau revers parlementaire. Le Labour et d'autres formations de l'opposition ne sont toutefois pas hostiles à des législatives. Ils redoutent juste que le calendrier électoral proposé par Johnson soit un "piège" visant à torpiller leur propre initiative. 

    Le député travailliste John McDonnell, chargé des Finances dans le "gouvernement fantôme" du Labour, a expliqué que son camp voulait d'abord que leur proposition de loi contre un divorce sans accord soit adoptée et promulguée avant de passer à l'étape des élections. 

  • Une grosse enveloppe pour les Etats les plus touchés par le Brexit

    Outre les programmes et les instruments existants, la Commission européenne propose d'étendre le champ de deux de ses fonds afin de soutenir financièrement les personnes et les États membres qui seraient les plus touchés par un Brexit sans accord ("no-deal"). Le champ d'application du Fonds de solidarité de l'Union européenne serait ainsi étendu afin de couvrir l'importante charge financière qu'un retrait sans accord pourrait représenter pour les États membres, sous certaines conditions. Une autre réserve, le Fonds européen d'ajustement à la mondialisation, servirait aussi à soutenir les travailleurs indépendants et les travailleurs qui seront licenciés à la suite d'un retrait sans accord.

    →   Le Parlement et le Conseil (Etats membres) doivent encore se prononcer sur ces modifications, qui complètent les 19 propositions législatives, 63 actes non législatifs et 100 communications de la Commission sur la préparation au Brexit. Les montants totaux disponibles via ces deux mesures pourraient aller jusqu'à 780 millions d'euros en 2020, selon un fonctionnaire européen.  

  • La livre sterling grimpe

    La livre rebondissait nettement face au dollar, après avoir atteint un plus bas en trois ans la veille. Vers 13h20, elle prenait 0,92% face au billet vert, à 1,2192 dollar, après avoir bondi brièvement de plus de 1%. La devise britannique gagnait 0,53% face à l'euro, à 90,35 pence pour un euro. La veille, elle était tombée à 1,1959 dollar, un niveau plus vu depuis le crash éclair d'octobre 2016, qui avait envoyé la devise à un plus bas depuis 1985. 

       

  • Echanges tendus au Parlement

    Boris Johnson, qui répète depuis sa prise de fonction que le Brexit aura lieu le 31 octobre quoi qu'il arrive, a déposé une motion pour demander la tenue d'élections législatives anticipées, qui devrait être soumise au vote des députés vers 19h00 heure belge. "Mon gouvernement fera sortir notre pays de l'Union européenne le 31 octobre, et la seule chose qui fait obstacle, c'est la 'loi de reddition' (surrender bill) que propose le chef de l'opposition (NDLR, le travailliste Jeremy Corbyn)", a-t-il dit devant le parlement. "Puis-je inviter le chef de l'opposition à confirmer (...) que si cette loi de reddition est adoptée, il laissera le peuple de notre pays avoir son mot à dire sur qu'il propose par le biais d'élections le 15 octobre", a poursuivi le dirigeant conservateur.

    "Nous n'allons pas danser à son rythme"

    "Nous n'allons pas voter aujourd'hui avec Boris Johnson pour nous priver de la possibilité de terminer le travail pour lequel nous avons pris le contrôle de la Chambre des communes."
    Keir Starmer
    Le "Mr. Brexit" du Labour

    S'ils ne sont pas forcément opposés à la convocation d'élections, l'opposition et les "frondeurs" dénoncent une manoeuvre de Boris Johnson visant à les empêcher d'adopter leur proposition de loi sur le report du Brexit et préviennent qu'ils ne permettront pas au gouvernement de faire "passer en douce" un "no deal". "Nous n'allons pas danser à son rythme", a résumé Keir Starmer, le "Monsieur Brexit" du Parti travailliste. "On voit bien ce qu'il mijote. Il veut court-circuiter la proposition de loi après avoir perdu le contrôle du Parlement et nous empêcher de terminer le travail.

  • Boris Johnson propose des élections anticipées le 15 octobre

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson a proposé d'organiser des élections législatives anticipées le 15 octobre, en cas de nouvelle défaite au Parlement sur le Brexit. Lors d'échanges acrimonieux à la Chambre des communes, M. Johnson a mis au défi le leader de l'opposition, Jeremy Corbyn, de soutenir la tenue d'élections le 15 octobre "afin de permettre au peuple de ce pays d'exprimer son opinion".

  • A quoi s'attendre ce mercredi?

    Le texte de loi sur le report du Brexit sera soumis au vote des députés en fin de journée.

    Dans la foulée, le gouvernement va présenter une motion pour organiser des élections générales anticipées.

    Dans les deux cas, chaque camp va tout faire pour ralentir ou conditionner les avancées adverses.

    > Pour notre correspondant à Londres, Johann Harscoët, il faut s'attendre à une guerre de tranchées juridique.

  • L'Europe garde Boris Johnson comme interlocuteur privilégié

    La porte-parole de la Commission européenne a réitéré le souhait de l'exécutif européen de ne pas toucher à l'accord de Brexit conclu avec Theresa May. Elle a toutefois précisé que la Commission était désireuse de "travailler avec le Premier ministre Boris Johnson sur des propositions compatible avec l'accord de Brexit". Dans le même temps, l'exécutif européen assure travailler avec les autorités irlandaises et le gouvernement britannique pour avoir une position commune sur l'ensemble de l'île irlandaise. 

  • La suspension du Parlement jugée légale

    La plus haute instance civile d'Ecosse a déclaré légale la suspension du Parlement britannique décidée par le Premier ministre conservateur Boris Johnson. Le juge Raymond Doherty a rejeté l'action intentée par 75 parlementaires pro-européens pour bloquer cette suspension, dénoncée par ses opposants comme une manoeuvre du chef du gouvernement visant à les empêcher de bloquer un Brexit sans accord. Deux autres actions en justice similaires doivent encore être tranchées au Royaume-Uni.

  • Johnson "déterminé à faire sortir la Grande-Bretagne de l'UE le 31 octobre"

  • "Johnson a perdu le contrôle"

    "Le Premier ministre a perdu un vote historique", selon le Times tandis que le Daily Express (pro-Brexit) déplorait que le Parlement ait "capitulé face à l'UE". La plupart des éditorialistes britanniques soulignent que Boris Johnson a "perdu le contrôle".

    Mais ce dernier, déterminé à ce que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne le 31 octobre -- avec ou sans accord de divorce, a préparé sa contre-attaque.

    Je ne veux pas d'une élection mais si les parlementaires votent pour mettre fin aux négociations et imposer un autre retard inutile au Brexit, potentiellement pendant des années, ce sera le seul moyen de résoudre cette situation.
    Boris Johnson

    Si les députés anti-"no deal" parviennent à imposer un report du Brexit, son gouvernement soumettra alors au vote de la Chambre une motion pour convoquer des élections législatives anticipées. Ce texte devra recueillir deux tiers des voix pour être adopté. 

    Boris Johnson réagit après le vote de la motion demandant un nouveau report du Brexit

  • Des élections anticipées?

    Les députés britanniques hostiles à un Brexit sans accord ont fait adopter mardi à la Chambre des Communes une motion pour empêcher une telle issue, ce qui pourrait amener Boris Johnson à convoquer des élections anticipées le 14 octobre.

    Les députés se sont prononcés par 328 voix contre 301 en faveur de ce texte présenté dès la reprise des travaux parlementaires par l'opposition et des frondeurs du Parti conservateur, en dépit des menaces d'exclusion.

    Il leur permettra de contrôler l'ordre du jour et de présenter ce mercredi une proposition de loi pour contraindre le Premier ministre à demander un report de la sortie de l'UE jusqu'au 31 janvier 2020, à moins qu'un accord soit approuvé d'ici là par le Parlement ou qu'il accepte le principe d'une sortie sans accord.

    "C'est la dernière chance pour le Parlement d'empêcher une sortie sans accord le 31 octobre", a souligné le député Oliver Letwin, à l'origine de ce bras de fer sans précédent avec l'exécutif. 

    Il faut empêcher Boris Johnson de jouer à la roulette russe avec l'avenir de ce pays.
    Jeremy Corbyn
    Chef de file du Labour (opposition)

    LIRE AUSSI :

    Les députés britanniques hostiles à une sortie
    sans accord de l'Union européenne ont fait adopter mardi à la
    Chambre des Communes une motion pour empêcher une telle issue,
    ce qui pourrait amener Boris Johnson à convoquer des élections
    anticipées le 14 octobre.
    Les députés se sont prononcés par 328 voix contre 301 en
    faveur de ce texte présenté dès la reprise des travaux
    parlementaires par l'opposition et des frondeurs du Parti
    conservateur, en dépit des menaces d'exclusion.
    Il leur permettra de contrôler l'ordre du jour et de
    présenter mercredi une proposition de loi pour contraindre le
    Premier ministre à demander un report de la sortie de l'UE
    jusqu'au 31 janvier 2020, à moins qu'un accord soit approuvé
    d'ici là par le Parlement ou qu'il accepte le principe d'une
    sortie sans accord.
    "C'est la dernière chance pour le Parlement d'empêcher une
    sortie sans accord le 31 octobre", a souligné le député Oliver
    Letwin, à l'origine de ce bras de fer sans précédent avec
    l'exécutif.
    Selon Jeremy Corbyn, chef de file du Parti travailliste, il
    s'agissait d'empêcher Boris Johnson "de jouer à la roulette
    russe avec l'avenir de ce pays".
    L'exécutif va quant à lui s'efforcer d'obtenir mercredi
    l'aval du parlement à des élections anticipées, qui nécessitent
    la majorité des deux tiers.
    "Je ne veux pas d'une élection mais si les parlementaires
    votent demain (mercredi) pour mettre fin aux négociations et
    imposer un autre retard inutile au Brexit, potentiellement
    pendant des années, ce sera le seul moyen de résoudre" cette
    situation, a déclaré Boris Johnson à l'issue du vote.
    Le porte-parole du 10 Downing Street avait auparavant
    rappelé la position très claire du Premier ministre: "si les
    parlementaires votent ce soir et ruinent la position de
    négociation du Royaume-Uni pour donner le pouvoir à
    l'opposition, l'étape suivante pour le Premier ministre sera
    logiquement, même s'il n'en veut pas, d'aller à des élections".
    Les députés britanniques hostiles à une sortie
    sans accord de l'Union européenne ont fait adopter mardi à la
    Chambre des Communes une motion pour empêcher une telle issue,
    ce qui pourrait amener Boris Johnson à convoquer des élections
    anticipées le 14 octobre.
    Les députés se sont prononcés par 328 voix contre 301 en
    faveur de ce texte présenté dès la reprise des travaux
    parlementaires par l'opposition et des frondeurs du Parti
    conservateur, en dépit des menaces d'exclusion.
    Il leur permettra de contrôler l'ordre du jour et de
    présenter mercredi une proposition de loi pour contraindre le
    Premier ministre à demander un report de la sortie de l'UE
    jusqu'au 31 janvier 2020, à moins qu'un accord soit approuvé
    d'ici là par le Parlement ou qu'il accepte le principe d'une
    sortie sans accord.
    "C'est la dernière chance pour le Parlement d'empêcher une
    sortie sans accord le 31 octobre", a souligné le député Oliver
    Letwin, à l'origine de ce bras de fer sans précédent avec
    l'exécutif.
    Selon Jeremy Corbyn, chef de file du Parti travailliste, il
    s'agissait d'empêcher Boris Johnson "de jouer à la roulette
    russe avec l'avenir de ce pays".
    L'exécutif va quant à lui s'efforcer d'obtenir mercredi
    l'aval du parlement à des élections anticipées, qui nécessitent
    la majorité des deux tiers.
    "Je ne veux pas d'une élection mais si les parlementaires
    votent demain (mercredi) pour mettre fin aux négociations et
    imposer un autre retard inutile au Brexit, potentiellement
    pendant des années, ce sera le seul moyen de résoudre" cette
    situation, a déclaré Boris Johnson à l'issue du vote.
    Le porte-parole du 10 Downing Street avait auparavant
    rappelé la position très claire du Premier ministre: "si les
    parlementaires votent ce soir et ruinent la position de
    négociation du Royaume-Uni pour donner le pouvoir à
    l'opposition, l'étape suivante pour le Premier ministre sera
    logiquement, même s'il n'en veut pas, d'aller à des élections".
    Les députés britanniques hostiles à une sortie
    sans accord de l'Union européenne ont fait adopter mardi à la
    Chambre des Communes une motion pour empêcher une telle issue,
    ce qui pourrait amener Boris Johnson à convoquer des élections
    anticipées le 14 octobre.
    Les députés se sont prononcés par 328 voix contre 301 en
    faveur de ce texte présenté dès la reprise des travaux
    parlementaires par l'opposition et des frondeurs du Parti
    conservateur, en dépit des menaces d'exclusion.
    Il leur permettra de contrôler l'ordre du jour et de
    présenter mercredi une proposition de loi pour contraindre le
    Premier ministre à demander un report de la sortie de l'UE
    jusqu'au 31 janvier 2020, à moins qu'un accord soit approuvé
    d'ici là par le Parlement ou qu'il accepte le principe d'une
    sortie sans accord.
    "C'est la dernière chance pour le Parlement d'empêcher une
    sortie sans accord le 31 octobre", a souligné le député Oliver
    Letwin, à l'origine de ce bras de fer sans précédent avec
    l'exécutif.
    Selon Jeremy Corbyn, chef de file du Parti travailliste, il
    s'agissait d'empêcher Boris Johnson "de jouer à la roulette
    russe avec l'avenir de ce pays".
    L'exécutif va quant à lui s'efforcer d'obtenir mercredi
    l'aval du parlement à des élections anticipées, qui nécessitent
    la majorité des deux tiers.
    "Je ne veux pas d'une élection mais si les parlementaires
    votent demain (mercredi) pour mettre fin aux négociations et
    imposer un autre retard inutile au Brexit, potentiellement
    pendant des années, ce sera le seul moyen de résoudre" cette
    situation, a déclaré Boris Johnson à l'issue du vote.
    Le porte-parole du 10 Downing Street avait auparavant
    rappelé la position très claire du Premier ministre: "si les
    parlementaires votent ce soir et ruinent la position de
    négociation du Royaume-Uni pour donner le pouvoir à
    l'opposition, l'étape suivante pour le Premier ministre sera
    logiquement, même s'il n'en veut pas, d'aller à des élections".
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