Les élections européennes seront "le début de la fin du Brexit"

Le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le chef négociateur de l'UE, Michel Barnier ©EPA

Pour de nombreux députés européens, le président du Conseil, Donald Tusk, et celui de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, une marche arrière du Royaume-Uni sur le Brexit est possible.

Une semaine après le report de la date du Brexit au 31 octobre, le président du Conseil européen Donald Tusk (PPE) a plaidé ce mardi pour garder à l'esprit que le Royaume-Uni pourrait ne pas quitter l'Union européenne. Son intervention avait lieu lors du dernier débat de la législature au  parlement européen.

"La semaine dernière, nos chefs d'État nous ont mis en garde contre le fait de ne pas être des doux rêveurs et d'inverser le processus", a-t-il dit aux eurodéputés, faisant allusion à la position défendue lors du sommet de mercredi dernier par le président français Emmanuel Macron, partisan d'un départ rapide du Royaume-Uni. "Mais en ce moment difficile de notre histoire, nous nous devons d'être un peu rêveurs, nous ne devons pas nous laisser aller au fatalisme", a-t-il ajouté.

"La cathédrale Notre-Dame de Paris partie en flamme a mis en exergue le fait que notre union va au-delà des simples traités. Ce qui nous unit est plus fort, nous savons aujourd'hui ce que nous pouvons perdre", a-t-il lâché. Pour Donald Tusk, l'extension longue du Brexit, qu'il a lui-même suggérée, laissera plus de temps au Royaume-Uni pour prendre une décision, tout en rassurant les citoyens et les entreprises envers un Brexit dur précipité.

"S'il y a un souhait de rester dans l'Union européenne, nous pouvons en parler. Le Brexit n'est pas l'avenir de l'Union européenne"
Jean-Claude Juncker
Président de la Commission européenne

"Nous sommes en pause Brexit et nous nous concentrons sur des choses plus positives", a indiqué le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker(PPE). "S'il y a un souhait de rester dans l'Union européenne, nous pouvons en parler. Le Brexit n'est pas l'avenir de l'Union européenne."

"Le début de la fin du Brexit"

Le président du groupe libéral au Parlement européen Guy Verhofstadt ©AFP

Un débat très animé a suivi entre les députés européens sur la prolongation du Brexit. La session parlementaire qui se tient cette semaine à Strasbourg étant la dernière avant les élections européennes qui se déroulent du 23 au 26 mai.

"Il ne faut pas partir, il ne faut pas quitter le navire, car tout peut être réformé", a renchéri l'eurodéputé espagnol, Esteban Gonzalez Pons (PPE). "Si les Britanniques ne sont pas capables de décider, qu'ils rendent la voix au peuple."

Udo Bullmann, président du groupe des socialistes européens ©EPA

Pour les socialistes, les élections européennes pourraient changer la donne. "Après les élections, ce sera le début de la fin du Brexit, car les citoyens britanniques auront la possibilité de reprendre le contrôle", a lancé le président du groupe des socialistes, Udo Bullmann (S&D).

"Je crains que l'on importe le chaos du Brexit dans l'Union européenne, et cela influencera les élections"
Guy Verhofstadt
Président du groupe des libéraux européens (ALDE)

Le chef de file des libéraux, Guy Verhofstadt (ALDE) s'est insurgé contre l'extension longue de la période du Brexit. Il estime que le parlement européen va devenir "un vrai pigeonnier".

 "Je vous mets en garde contre les conséquences de la décision du Conseil", a averti l'ancien Premier ministre belge. "Jusqu'à présent, on a conservé l'unité des États membres et celle des institutions, mais cette unité est mise à l'épreuve (...). Je crains que l'on importe le chaos du Brexit dans l'Union européenne, et cela influencera les élections."

L'élue verte écossaise Molly Scott Cato s'est "réjouie que le Royaume-Uni organise des élections européennes""Je remercie l'UE de nous avoir donné cette marge de manoeuvre pour réexaminer la sortie de l'Union européenne."

Nigel Farage ©AFP

"Nous allons revenir! Le parti du Brexit va changer les choses", s'est exclamé le leader d'extrême droite Nigel Farage (Ukip).  "Il y a une règle d'or, Bruxelles remporte toujours la mise", a-t-il ragé, dénonçant "les grands fonctionnaires de Bruxelles" et jugeant que l'attitude de Theresa May était "humiliante".

"Mitterrand avait dit que le nationalisme c'est la guerre. Et cela, ne l'oublions pas"
Elmar Broke
Député européen du PPE

"Mitterrand avait dit que le nationalisme, c'est la guerre. Et cela, ne l'oublions pas", a répliqué l'eurodéputé allemand Helmar Brok (Verts), dont c'était la dernière prise de parole après 39 ans de mandat au parlement européen.

"La semaine dernière, nos chefs d'État nous ont mis en garde contre le fait de ne pas être des doux rêveurs et d'inverser le processus", a-t-il dit aux eurodéputés, faisant allusion à la position défendue lors du sommet de mercredi dernier par le président français Emmanuel Macron, partisan d'un départ rapide du Royaume-Uni. "Mais en ce moment difficile de notre histoire, nous nous devons d'être un peu rêveurs, nous ne devons pas nous laisser allez au fatalisme", a-t-il ajouté.

"La cathédrale Notre-Dame de Paris partie en flamme a mis en exergue le fait que notre union va au-delà des simples traités. Ce qui nous unit est plus fort, nous savons aujourd'hui ce que nous pouvons perdre", a-t-il lâché. Pour Donald Tusk, l'extension longue du Brexit, qu'il a lui-même suggérée, laissera plus de temps au Royaume-Uni pour prendre une décision, tout en rassurant les citoyens et les entreprises envers un Brexit dur précipité.

"S'il y a un souhait de rester dans l'Union européenne, nous pouvons en parler. Le Brexit n'est pas l'avenir de l'Union européenne"
Jean-Claude Juncker
Président de la Commission européenne

"Nous sommes en pause Brexit et nous nous concentrons sur des choses plus positives", a indiqué le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (PPE). "S'il y a un souhait de rester dans l'Union européenne, nous pouvons en parler. Le Brexit n'est pas l'avenir de l'Union européenne."

"Le début de la fin du Brexit"

Le président du groupe libéral au Parlement européen Guy Verhofstadt ©AFP

Un débat très animé a suivi entre les députés européens sur la prolongation du Brexit. La session parlementaire qui se tient cette semaine à Strasbourg étant la dernière avant les élections européennes qui se déroulent du 23 au 26 mai.

"Il ne faut pas partir, il ne faut pas quitter le navire, car tout peut être réformé", a renchéri l'eurodéputé espagnol, Esteban Gonzalez Pons (PPE). "Si les Britanniques ne sont pas capables de décider, qu'ils rendent la voix au peuple."

Udo Bullmann, président du groupe des socialistes européens ©EPA

Pour les socialistes, les élections européennes pourraient changer la donne. "Après les élections, ce sera le début de la fin du Brexit, car les citoyens britanniques auront la possibilité de reprendre le contrôle", a lancé le président du groupe des socialistes, Udo Bullmann (S&D).

"Je crains que l'on importe le chaos du Brexit dans l'Union européenne, et cela influencera les élections"
Guy Verhofstadt
Président du groupe des libéraux européens (ALDE)

Le chef de file des libéraux, Guy Verhofstadt (ALDE) s'est insurgé contre l'extension longue de la période du Brexit. Il estime que le parlement européen va devenir "un vrai pigeonnier".

 "Je vous mets en garde contre les conséquences de la décision du Conseil", a averti l'ancien Premier ministre belge. "Jusqu'à présent, on a conservé l'unité des États membres et celle des institutions, mais cette unité est mise à l'épreuve (...). Je crains que l'on importe le chaos du Brexit dans l'Union européenne, et cela influencera les élections."

L'élue verte écossaise Molly Scott Cato s'est "réjouie que le Royaume-Uni organise des élections européennes". "Je remercie l'UE de nous avoir donné cette marge de manoeuvre pour réexaminer la sortie de l'Union européenne."

Nigel Farage ©AFP

"Nous allons revenir! Le parti du Brexit va changer les choses", s'est exclamé le leader d'extrême droite Nigel Farage (Ukip).  "Il y a une règle d'or, Bruxelles remporte toujours la mise", a-t-il ragé, dénonçant "les grands fonctionnaires de Bruxelles" et jugeant que l'attitude de Theresa May était "humiliante".

"Mitterrand avait dit que le nationalisme c'est la guerre. Et cela, ne l'oublions pas"
Elmar Broke
Député européen du PPE

"Mitterrand avait dit que le nationalisme, c'est la guerre. Et cela, ne l'oublions pas", a répliqué l'eurodéputé allemand Elmar Brok (PPE, CDU), dont c'était la dernière prise de parole après 39 ans de mandat au parlement européen.


Lire également

Publicité
Publicité