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Johnson en tête selon les premiers sondages

Selon les premiers sondages sorties des urnes, le parti conservateur se dirige vers un victoire écrasante avec 368 sièges remportés. Habemus Brexit.
  • Nouveau Live

    Bonjour à tous, retrouvez les derniers résultats, les réactions et toutes les dernières informations dans notre nouveau live, à lire ici.

  • Vers un triomphe de Boris Johnson

     

    ©AFP

    Selon les premières estimations, le parti tory a remporté l’élection générale dans des proportions très nettement supérieures aux prévisions les plus optimistes. Plus rien ne semble pouvoir empêcher la validation du Brexit d’ici le 31 janvier.

    368 sièges pour le parti tory, 191 pour le Labour: si les sondages de sortie des bureaux de vote s’avèrent exacts – ou même s’ils sont corrigés à la marge dans le courant de la nuit -, le parti tory aura les coudées franches au Parlement jusqu’en 2024, ce qui lui permettra, en premier lieu, de finaliser le processus du Brexit.  
     
    Celui-ci n’est désormais plus qu’une formalité, puisqu’il a été gelé au stade de la deuxième lecture, au moment où l’opposition et quelques tories rebelles menaçaient de le vider de sa substance avec des amendements sur l’union douanière.
    Le parti tory remporterait cinquante sièges supplémentaires par rapport au précédent scrutin de 2017, où une majorité très courte, obtenue grâce au concours du DUP nord-irlandais, ne lui avait pas permis de valider le premier accord sur le Brexit conclu par Theresa May avec l’Union européenne.
    En 2015, les premières estimations s’étaient trompées sur l’ampleur de la victoire de David Cameron, qui fut finalement beaucoup plus importante que prévu.
    Mais cette fois, les dés sont bien jetés. 

    Humiliation du parti travailliste

    Ces 368 sièges que semble en passe d’obtenir Boris Johnson sont beaucoup plus confortables que les 330 obtenus par Cameron en 2015, et rappellent les heures de gloire thatchériennes. Ils se situent toutefois en-deça des très robustes majorités travaillistes sous Tony Blair (+ de 400 sièges en 2001 et 2005).

    Cette victoire est autant le triomphe de Boris Johnson que le rejet viscéral de Jeremy Corbyn, qui subit sa deuxième défaite de rang après celle de 2017, et dans des proportions cette fois indignes du parti travailliste, qui termine sa dixième année dans l’opposition, et qui enregistre sa quatrième défaite de suite face au parti conservateur.
    Les raisons de la victoire nette de Johnson – ou de la défaite large de Corbyn – sont multiples.

    Boris Johnson a su insister sur le fait que le Brexit devait enfin être accompli. Son slogan " Get Brexit done " était un programme à lui seul, de même que son volontarisme politique. Cette façon très directe de faire de la politique, sans se soucier des convenances, aura décidément été la recette gagnante pour remporter des élections dans cette deuxième partie des années 2010, tant au Royaume-Uni qu'aux Etats-Unis. A l’inverse, l’ambiguïté assumée de Jeremy Corbyn a été la cause directe de l’une des plus grandes faillites électorales du Labour, qui doit impérativement se réinventer, non seulement pour la gauche britannique, mais aussi pour l’équilibre démocratique du pays.  
    Selon Joe Greenwood, spécialiste des sondages à la London School of Economics, " Si le Labour maintient cette ligne de gauche dure, il devra vraiment compter sur des circonstances très favorables pour espérer remporter la prochaine élections générales dans cinq ans."

    Cette nuit de dépouillement devrait confirmer que le Labour a perdu beaucoup plus qu’une élection: sauf surprise, une grande partie de ses bastions historiques qu’il conservait depuis des décennies, a basculé dans le camp tory. Le "Mur rouge" est devenu un mur contre l’Union européenne, dans ces contrées où le Leave l’a aisément emporté en 2016.

    Pour beaucoup d’électeurs historiques de gauche, voter pour le Brexit a été plus important que voter pour leur parti.
    C’est aussi cela, la leçon principale du résultat provisoire de ce soir: les Britanniques ne regrettent pas d’avoir voté pour le Brexit en 2016.  
    Cette élection générale était, d’une certaine manière, leur second référendum.
  • Boris Johnson "Nous vivons dans la meilleure démocratie du monde"

    Après les première estimations favorables au parti conservateur, le Premier ministre britannique Boris Johnson s'est exprimé sur Twitter.

  • Johnson et les tories en tête

    Le parti conservateur arriverait en tête avec 368 sièges selon les premiers sondages.

    Cela représenterait une majorité écrasante, qui permettrait au dirigeant conservateur de réaliser le Brexit fin janvier comme promis. Le Parti conservateur obtient 368 sièges sur les 650 députés, contre 191 pour le Labour, selon ce sondage. Les résultats définitifs seront connus dans la nuit.

  • La livre sterling se replie avant le résultat des élections

    La livre sterling reculait jeudi face à l'euro et au dollar tandis que la journée de vote se poursuivait au Royaume-Uni dans un marché revigoré par des informations de presse affirmant qu'un accord entre Washington et Pékin avait été conclu.

    Vers 20H00, la livre perdait 0,19% face au dollar, à 1,3171 dollar, après être monté dans la nuit jusqu'à 1,3229 dollar, un plus haut depuis mars. Face à la devise européenne, elle perdait aussi 0,08% à 84,42 pence pour un euro."Les marchés semblent parier sur une avance plus courte des conservateurs", a expliqué Neil Wilson, analyste pour Markets.com, alors que plus tôt dans la journée, Han Tan, pour FXTM, avait souligné l'optimisme des investisseurs concernant une victoire de Boris Johnson.

  • La nuit sera longue

    Victoire sèche du parti tory, inédite dans son ampleur depuis 1987, et annoncée dès 22:00 ? Victoire courte, annoncée à 22:00, puis revue et corrigée en victoire large dans le courant de la nuit, comme lors de l’élection de 2015 ? Hung Parliament, suivi d’une journée entière de recomptage, puis d’un week-end entier dédié à la formation d’une coalition, comme en 2010 ? Victoire miraculeuse de Jeremy Corbyn, et nouveau camouflet majeur pour les sondeurs, comme lors du référendum de 2016 ?

    Ces dix dernières années, les plus folles de l’histoire du Royaume-Uni depuis l’après-guerre, ont appris aux experts et aux observateurs à ne pas tirer de conclusions hâtives lors des journées de scrutin et lors des nuits de dépouillement.

    ©AFP

    Les seuls certitudes, d’ici vendredi matin, sont les heures des "points d’étape". Le premier sondage de sortie des urnes sera révélé à 22:00 (23:00 Bruxelles). Au mieux, il permettra de savoir si Boris Johnson reste Premier ministre, mais sans doute pas de répondre avec assurance à la grande question : aura-t-il une majorité suffisamment large pour faire valider son accord du Brexit? Les premiers résultats de certaines circonscriptions seront annoncés une heure plus tard.

    Les premières indications sensibles de la portée de la victoire de Boris Johnson tomberont vers 2:00 du matin, et concerneront quelques bastions travaillistes du nord, cibles essentielles du parti tory. Le résultat du candidat du parti du Brexit, Richard Tice, à Hartlepool, donnera également une idée de la capacité du parti de Nigel Farage à gêner involontairement le parti conservateur, dans les 273 circonscriptions où il a choisi de se maintenir. Selon les dernières analyses, le parti du Brexit pourrait court-circuiter le parti tory et lui coûter seize sièges.

    La force de la résistance du "mur rouge" travailliste, ces circonscriptions où le parti de gauche n’a pas été battu depuis des décennies, mais qui ont aussi voté pour le Leave, sera connue en milieu de nuit. Certains dépouillements pourraient s’éterniser. A Dudley North, circonscription clé de ce scrutin, le vainqueur n’avait été connu qu’après deux recomptages en 2017.

    Sauf nouveau coup de théâtre politique, le résultat clair sera connu au plus tard au petit matin.

    Par Johann Harscoët, à Londres.

  • Focus sur Ali Milani, le travailliste en première ligne contre Johnson

    ©AFP

    Voir Boris Johnson être battu dans sa propre circonscription, à l’ouest de Londres, est aussi improbable que l’arrivée de Jeremy Corbyn à Downing Street vendredi après-midi.

    Son principal adversaire dans cette circonscription, Ali Milani, tranche lui aussi avec le candidat classique à un poste de député. Âgé de seulement 25 ans, né en Iran et arrivée au Royaume-Uni à l’âge de cinq ans pour fuir une situation locale désastreuse.

    Découvrez son portrait ici

  • Quel bilan pour Jeremy Corbyn?

    Sauf miracle, le leader du parti travailliste et de l’opposition va devoir assumer une deuxième défaite de suite à une élection générale. Un revers idéologique, stratégique et moral.

    > On fait le bilan avec notre correspondant à Londres.

  • Les derniers sondages disent...

    Un sondage, jeudi dans le quotidien conservateur Daily Telegraph donnait cinq points d'avance aux conservateurs. Un autre, réalisé par Kantar, douze points.

  • Corbyn a voté

    ©AFP

  • Si les conservateurs gagnent...

    De l'avis de nombreux analystes, une large victoire de Johnson et ses troupes serait le scénario le plus favorable à court terme pour l'activité économique. Le Brexit serait validé plus facilement et cela "augmenterait la confiance des entreprises et conduirait à un rapide rebond de l'investissement et de la croissance", estime Thomas Pugh, économiste chez Capital Economics.

    Une arrivée au pouvoir du très à gauche Jeremy Corbyn fait frémir la City et les marchés. Mais à plus long terme, si le spectre d'un divorce sans concession avec l'EU s'éloigne, l'économie britannique pourrait en profiter, surtout que la majorité des entreprises se sont prononcées contre le Brexit.

  • Campagne tronquée?

    Selon un décompte de First Draft, association britannique luttant contre la désinformation, près de 90% de 6.000 publicités Facebook diffusées par les Tories pendant la première semaine de décembre contenaient ou renvoyaient vers des affirmations trompeuses, notamment sur le système de santé, un des thèmes majeurs de la campagne.

  • L'enjeu

    Le leader conservateur Boris Johnson espère une majorité nette pour mettre en oeuvre l'accord de Brexit qu'il a négocié avec Bruxelles.

    Son adversaire travailliste Jeremy Corbyn promet quant à lui en cas de victoire un nouveau référendum sur le Brexit...

    Premiers éléments de réponse vers 23h, à la fermeture des bureaux de vote. 

  • Le Premier ministre Boris Johnson a voté avec son chien Dylan

    ©AFP

    ©AFP

    ©EPA

  • Et en Bourse?

    La Bourse de Londres évolue en légère hausse en début de séance (+0,22%), dans un marché qui table sur une victoire des conservateurs...

    Suivez l'évolution des marchés en direct sur notre market live

  • Les bureaux de vote ouvrent

    ©AFP

    Il est 7h à Londres, les bureaux de vote ouvrent  pour des élections cruciales pour le Brexit. Boris Johnson est en tête dans les derniers sondages.

    L'un des éléments déterminant sera le taux de participation des jeunes.

  • Quid de Nigel Farage?

    L'europhobe Nigel Farage a décidé de ne présenter de candidats de son parti, le Parti du Brexit, dans aucune des circonscriptions détenues par les conservateurs, afin que le nombre de députés en faveur de la sortie de l'UE soit aussi élevé que possible. D'autres candidats de ce parti ont rejoint eux-mêmes les conservateurs, y voyant le meilleur moyen de quitter l'UE.

  • Un tiers de femmes

    Il y a 3.321 candidats pour ce scrutin. Seul un tiers des candidats (1.124) sont des femmes. 227 personnes se présentent sous le label indépendant, sans être rattachées à aucun parti politique donc.

    1.124
    femmes
    Il y a un tiers de femmes parmi les 3.321 candidats

  • 650 sièges

    650, c'est le nombre de sièges en jeu à la Chambre des communes. Ce chiffre comprend 533 circonscriptions en Angleterre, 59 en Écosse, 40 au Pays de Galles et 18 en Irlande du Nord.

    Le score des Tories dépendra notamment, selon lui, de leur capacité à séduire les électeurs des circonscriptions traditionnellement travaillistes dans le centre et le nord de l'Angleterre, mais très favorables au "leave".

  • Et le favori des marchés est...

    Les marchés financiers, en particulier la Bourse de Londres, marquent leur préférence pour Boris Johnson. Depuis le mois d'août, la livre sterling a pris 9% face au dollar dans l'espoir d'une victoire du candidat du parti conservateur aux élections générales qui se tiennent en ce moment.

    → La suite dans cet article

  • Les scénarios du Brexit

    Ce jeudi, les Britanniques sont à nouveau appelés à décider de l'avenir de leurs relations avec l'Union européenne. Voici les différents scénarios.

    • Boris Johnson gagne

    Le Premier ministre europhobe Boris Johnson a convoqué ce scrutin après avoir perdu sa majorité au Parlement, à la suite de désaccords avec son petit allié nord-irlandais du DUP et au sein de son propre Parti conservateur sur la forme que doit prendre le Brexit, voté en juin 2016 par 52% des Britanniques. S'il obtient un nombre suffisant de députés, il pourra faire passer au Parlement l'accord de divorce qu'il a négocié avec Bruxelles et mettre en oeuvre le Brexit à la date prévue du 31 janvier. Mais rien ne changera dans l'immédiat, en raison de la période de transition prévue par l'accord de divorce pour atténuer le choc de la sortie de l'UE. Et Londres aura jusqu'au 31 décembre 2020 pour négocier la future relation avec le club européen. Ce délai semble d'ores et déjà quasi impossible à tenir, ce type de négociation prenant généralement des années, et les experts parient déjà sur une prolongation de la transition.

    • Gouvernement minoritaire

    Le principal parti d'opposition, le Labour, est à la peine dans les sondages et nul ne lui prédit une victoire écrasante. Mais il pourrait, en revanche, engranger assez de voix pour empêcher une majorité conservatrice. Le chef du parti Jeremy Corbyn, très marqué à gauche, entrerait alors en compétition avec Boris Johnson pour former un nouveau gouvernement qui aurait forcément besoin de l'appui d'un des plus petits partis. Ainsi, la précédente locatrice du Number 10, Theresa May, avait dû faire alliance avec le parti unioniste nord-irlandais DUP en 2017 pour s'assurer une majorité. Mais cette fois, le DUP est vent debout contre l'accord de Brexit conclu par Boris Johnson qui confère à l'Irlande du Nord un statut différent de celui du reste du pays.

    Le Labour a, lui, indiqué qu'il essaierait de gouverner seul mais les indépendantistes écossais du Parti national écossais (SNP) se sont dit prêts à soutenir un gouvernement Corbyn à condition qu'il autorise un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Écosse, après celui perdu en 2014.

    • Second référendum

    Le Labour a promis de renégocier l'accord de divorce de Boris Johnson et de soumettre le résultat à un référendum dans les six mois suivant son arrivée au pouvoir. Jeremy Corbyn a assuré qu'il resterait neutre, mais d'autres membres de la direction travailliste ont dit qu'ils feraient campagne pour rester dans l'UE. Le SNP, le petit parti des Libéraux-démocrates et les nationalistes gallois de Plaid Cymru sont anti-Brexit. 

    Quid en cas de nouveau référendum? Les sondages montrent que les Britanniques restent tout aussi divisés sur le sujet, avec toutefois une inflexion en faveur du "Remain".

    ©Photo News

  • Pas de croissance

    Petit rappel du contexte économique...

    La croissance britannique a stagné sur les trois mois achevés à fin octobre d'après des statistiques officielles. "L'économie britannique n'a pas enregistré de croissance lors des trois derniers mois", a constaté le Bureau national des statistiques. 

    Le secteur des services, qui représente 80% de l'économie britannique, affiche une légère progression (+0,2%), mais celle-ci a été éclipsée par des chutes dans la production manufacturière (-0,7%) et des usines qui continuent à tourner au ralenti.

  • Le timing

    Les bureaux de vote ouvriront de 7h à 22h sur place, donc de 8h à 23h chez nous. Les électeurs britanniques choisissent les 650 députés qui siégeront à la Chambre des communes. 

    Un sondage sortie des urnes sera publié à la fermeture des bureaux. Les résultats sont attendus vers minuit chez nous.

    Et ensuite?  Le 17 décembre, une session au Parlement verra les députés nouvellement élus à la Chambre des communes choisir leur "speaker" (président). Ils devraient, selon toute vraisemblance, reconduire Lindsay Hoyle qui avait été élu juste avant la fin de la dernière session pour succéder à John Bercow.

  • En live

    Bonjour à toutes et à tous!

    Vous pourrez suivre, tout au long de cette journée, les élections législatives au Royaume-Uni. À Londres, il fait 2°C ce matin, mais l'ambiance y est électrique tant l'enjeu s'avère important. Ces élections décideront, en substance, si le Brexit va se faire avec Boris Johnson... ou si un second référendum va être organisé.

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