May va-t-elle céder à la pression de son propre parti?

Theresa May fait l'objet de pressions de la part du Parti conservateur, sa formation politique, pour qu'elle renonce à l'idée d'un compromis sur le Brexit avec l'opposition travailliste de Jeremy Corbyn. ©EPA

Les Tories mettent la pression sur Theresa May pour qu'elle renonce à l'accord douanier permanent que souhaite le Labour.

Entre le marteau travailliste et l'enclume conservatrice. Theresa May, qui négocie toujours avec le Labour de Jeremy Corbyn pour tenter de trouver une issue au Brexit, est également sous la pression de son propre parti, déchiré quant à l'issue à donner au processus. Près de trois ans après le référendum ayant indiqué la voie de la sortie britannique de l'Union européenne, le flou reste entier. A tel point qu'il n'est plus certain que le Brexit ait lieu un jour.

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Ce mardi, le négociateur en chef britannique pour le Brexit, Olly Robbins, vient à Bruxelles pour discuter des modifications à apporter à la déclaration politique sur les futures relations du Royaume-Uni avec l'UE.

Treize anciens membres du gouvernement britannique, ainsi que Graham Brady, président du Comité 1922, qui regroupe les parlementaires conservateurs non ministres, ont écrit à Theresa May pour lui demander de ne pas accepter la demande du Labour qui souhaite le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE après le Brexit.

"Au mieux temporaire, au pire illusoire"

"(Sinon) Vous perdriez le centre loyal du Parti conservateur, feriez éclater notre parti (...)", lit-on dans la lettre parue dans The Times. "Nous vous demandons d'y réfléchir à nouveau." "Aucun dirigeant ne peut lier les mains à son successeur, aussi un accord serait-il au mieux temporaire, au pire illusoire", poursuit la missive. 

Selon la rédactrice politique de la BBC Laura Kuenssberg, se basant sur des sources à Downing Street, Theresa May ne signera pas d'accord sur une union douanière permanente. "Nous essayons de trouver un compromis sur les douanes en tant que position provisoire ou d'étape", déclare-t-on dans l'entourage de la Première ministre, selon ce qu'a twitté Laura Kuenssberg. Du côté de la Commission européenne, on se refusait à tout commentaire. "Nous continuons notre Brexit Break", a répondu @Margaritis Schinas, porte-parole.

 

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