Menace sur la stabilité financière britannique

Mark Carney, gouverneur de la Banque d'Angleterre ©AFP

Des risques pour la stabilité financière ont "commencé à se manifester", d'après la Banque d'Angleterre. Conséquence? Elle compte alléger les contraintes imposées aux banques pour les pousser à prêter de l'argent.

La Banque d'Angleterre a averti mardi que des risques pour la stabilité financière avaient "commencé à se manifester" depuis la victoire du Brexit. Elle a donc décidé d'alléger les contraintes en terme de capital imposées aux banques afin de les inciter à prêter pour soutenir l'économie britannique.

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La Banque d'Angleterre a décidé de faire passer de 0,5% à 0% un "coussin" de sécurité imposé aux banques.

Face au "défi" représenté par le Brexit, la mesure prise par la banque centrale devrait permettre aux banques de dégager une capacité de prêt supplémentaire de 150 milliards de livres (178,9 milliards d'euros) pour les foyers et les entreprises. Concrètement, le Comité de politique financière (FPC) de la BoE a décidé de faire passer de 0,5% à 0% un "coussin" de sécurité imposé aux banques pour les forcer à se préparer à d'éventuelles turbulences.

Il avait décidé d'augmenter cette exigence spécifique en mars et cette mesure devait formellement entrer en application le 29 mars 2017, mais il juge désormais que les banques doivent être libérées de cette contrainte supplémentaire afin de pouvoir jouer à plein leur rôle de poumon de l'économie.

Les premiers signes

Lors de sa réunion des 28 juin et du 1er juillet, dont le résultat a été dévoilé mardi, ce comité de la Banque d'Angleterre a en effet constaté "des indices indiquant que certains risques ont commencé à se manifester" pour la stabilité financière depuis le référendum du 23 juin. Entre la date du référendum et le 1er juillet:

• la livre sterling a chuté en moyenne de 9%
• la volatilité de la livre face au dollar a atteint un niveau historiquement élevé
• la valeur des actions des grandes banques avait plongé en moyenne de 20%
 le taux des obligations d'Etat britanniques à 10 ans a perdu 52 points de base

"Ces mouvements reflètent une augmentation de la prime de risque sur les actifs britanniques, une perspective de croissance perçue comme plus faible et une anticipation d'une détérioration future des conditions de commerce et d'approvisionnement du Royaume-Uni", a souligné le comité de la BoE.

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