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Pas de vote sur l'accord du Brexit ce lundi au Parlement britannique

Boris Johnson a tenté d'obtenir une nouvelle fois le soutien du Parlement britannique sur l'accord du Brexit ce lundi. Le président du Parlement voit les choses autrement: il a refusé la tenue du vote aujourd'hui.
  • La séance au Parlement en direct

    En direct de la Chambre des communes

  • Pas de vote sur l'accord du Brexit ce lundi (Bercow)

    Le président de la Chambre des Communes indique qu'il n'y aura pas de nouveau vote sur l'accord du Brexit ce lundi.

    John Bercow justifie sa décision par le fait que la motion a déjà été examinée samedi et que ce serait "répétitif" de faire un second vote sur le même sujet.  

    Le "speaker" a dés lors invité le gouvernement de Boris Johnson à soumettre les projets de loi d'application du Brexit à l'examen du Parlement dès ce lundi s'il le souhaite, l'assurant de la pleine coopération des Communes pour les examiner jusqu'à la fin du mois.

  • Le Parlement européen ne devrait pas se prononcer cette semaine

    Le Parlement européen se réunit cette semaine à Strasbourg, alors que l'autre assemblée devant approuver l'accord du Brexit - le Parlement britannique - maintenait l'incertitude sur son vote. Mais quoi qu'il arrive à la Chambre des Communes cette semaine, le Parlement européen ne devrait pas se prononcer durant la plénière de cette semaine. L'ordre du jour ne le prévoit pas, et la conférence des présidents qui doit se réunir ce lundi à 18h00 pour le finaliser ne prévoyait pas non plus de modification à ce stade.

      Dans l'entourage du président David Sassoli, on rappelait que le Parlement européen avait décidé, dans une résolution adoptée pas plus tard qu'en septembre dernier, qu'il ne voterait sur l'accord de retrait qu'après un vote positif du Parlement britannique. L'assemblée étant maîtresse de son agenda, il lui est toujours possible de se réunir la semaine prochaine en plénière (dans ce cas très probablement à Bruxelles) avant la date du 31 octobre.  

  • Au menu

    • Deux jours après le croc-en-jambe de l’opposition, Boris Johnson va retenter sa chance en fin d’après-midi en demandant de nouveau aux députés de voter son accord sur le Brexit, conclu la semaine dernière avec l’Union européenne.

    • Avec tous les conservateurs et au moins huit travaillistes de son côté, Johnson semble avoir de bonnes raisons d’y croire. Mais cela reste encore extrêmement serré et indécis.

    • Dans le même temps, le speaker de la Chambre des Communes John Bercow pourrait refuser la tenue du vote avec le même motif que celui avancé au printemps dernier lorsque Theresa May avait essayé de soumettre au vote la même motion deux fois de suite. On ne peut, en effet, pas soumettre deux motions identiques, ou dont le sens est fondamentalement le même, au Parlement britannique, comme le rappelle la politologue Hannah White sur son compte Twitter. 

    • Le refus de la tenue de ce vote ne sera pas dramatique pour Boris Johnson, qui va dans tous les cas introduire le Brexit dans la loi à partir de ce lundi, et faire le forcing pour la terminer dès la fin de la semaine, voire dans le courant du week-end.  

    Dossier Brexit

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    ©REUTERS

  • L'Ecosse et le Pays de Galles demandent du temps à l'Europe

    Les Premiers ministres écossais et gallois ont envoyé une lettre conjointe au président du Conseil européen, Donald Tusk. Ils lui demandent d'accepter une extension du délai pour rendre le Brexit effectif de sorte à permettre un examen minutieux du texte et aussi d'organiser un second référendum.

  • Quelle sera la réponse des Européens?

    Le président du Conseil européen Donald Tusk a indiqué samedi en fin de soirée qu'il allait entamer des consultations avec les dirigeants des Vingt-Sept sur la question d'un nouveau délai à accorder aux Britanniques.

    À l'issue d'une réunion des ambassadeurs des Vingt-Sept organisée à la hâte dimanche matin, des diplomates ont dit que l'UE allait temporiser. "Nous souhaitons avoir plus de clarté à la fin de la semaine, en espérant que d'ici là nous verrons également comment les choses évoluent à Londres", a commenté l'un d'eux.  

    Ce lundi, le ministre allemand des Affaires étrangères a expliqué que son pays était ouvert à un "court report technique". La France semble moins souple que son voisin allemand. L'Elysée a réaffirmé qu'un délai supplémentaire n'est dans l'intérêt de personne. "C'est désormais au Parlement britannique de dire ce qu'il en pense, ça n'est plus à l'Union européenne. (...) Il faut donc un vote qui soit sur le fond et non pas des manœuvres dilatoires pour gagner du temps", a déclaré la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

    "S'il n'y avait pas de majorité à la chambre basse britannique, il nous faudrait, au sein de l'Union européenne, regarder si un report est nécessaire - et c'est seulement à ce moment-là qu'une décision serait prise à ce sujet. Je ne pense pas qu'il soit pertinent ou approprié de spéculer sur cela maintenant."
    Heiko Maas
    Ministre allemand des Affaires étrangères

     

  • Boris Johnson refusera tout vote sur un accord modifié

    Boris Johnson veut voir le Parlement britannique adopter dans son intégralité l'accord sur le Brexit. Selon le porte-parole du Premier ministre britannique, le gouvernement ne soumettrait pas le texte au vote des élus si ces derniers tentaient de l'amender. Le président de la Chambre des communes John Bercow doit annoncer vers 16h30, heure belge, si l'accord sera soumis ce lundi au vote des députés.

    Le porte-parole de Boris Johnson a aussi confirmé que le gouvernement comptait présenter dès mardi les actes législatifs nécessaires pour quitter l'UE, dans le cadre du nouvel accord, le 31 octobre. Les élus pourraient également profiter de cette phase pour tenter d'amender l'accord de retrait, en introduisant, par exemple, l'obligation d'organiser un second référendum pour valider le texte.  

  • Les anti-Brexit n'ont pas dit leur dernier mot

    Pour les leaders des partis de l’opposition et du DUP, stopper le processus du Brexit est une question de survie. Jusqu’où peuvent-ils aller au cours de cette nouvelle semaine cruciale? 
  • Le programme au Parlement britannique

    Le président de la Chambre des communes fera une déclaration devant les députés à 16h30, heure belge. Il sera notamment question de l'accord sur le Brexit signé entre la Commission Juncker et le gouvernement Johnson la semaine dernière. Nous devrions alors savoir si le Parlement pourra se prononcer sur l'accord de Brexit et se positionner dans la foulée. 

  • EDITO | Le Brexit aux frontières de la folie

    Dans les cordes ce samedi après le vote des élus britanniques lui imposant de demander un report du Brexit, Boris Johnson a répliqué dans la seconde qu'il ne le ferait pas. Bien plus tard, il s'est ravisé et a envoyé trois lettres disant tout et son contraire. La première demande une prolongation, mais elle n'est pas signée. La deuxième dit qu'il ne veut pas de ce report. Et la troisième que le délai a été demandé pour respecter la loi.

    → L'EDITO de Vincent Georis | Le Brexit aux frontières de la folie

  • La Justice écossaise tient Johnson à l'oeil

    La plus haute cour de justice d'Ecosse, la Court of Session, s'est encore penchée ce lundi sur la plainte dont l'objectif est de forcer Boris Johnson à se plier au "Benn Act", sous peine d'amende voire de prison, ou de décider que la fameuse lettre au président du Conseil européen soit envoyée en son nom si le Premier ministre refuse de le faire.

    Les juges ont indiqué qu'ils continueraient de suivre le dossier tant que le gouvernement britannique n'a pas clairement montré qu'il se plie aux dispositions du "Benn Act".  

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