Privilégier les valeurs britanniques "domestiques"

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L’économie britannique semble parée pour un sursaut. Dans cette perspective, les actions des sociétés réalisant l’essentiel de leurs bénéfices en Grande-Bretagne sont privilégiées.

C’est indéniable. L’écrasante victoire du parti conservateur de Boris Johnson lors des élections législatives du 12 décembre dernier en Grande-Bretagne a l’avantage de lever bien des incertitudes qui entouraient jusqu’ici le dossier du Brexit. Les investisseurs sont du coup de plus en plus nombreux à revenir sur les actifs financiers britanniques. Et ils y sont d’autant plus encouragés, qu’on vient d’apprendre que l’activité du secteur privé britannique a connu en janvier son meilleur mois depuis plus d’un an, selon l’enquête mensuelle réalisée par IHS Markit.

Cette annonce suivait la décision prise par Boris Johnson d’augmenter de 6,2% le salaire minimum des employés du Royaume-Uni dès le 1er avril. Pour de nombreux économistes, cette décision alimentera la reprise de l’activité fraîchement observée outre-Manche.

Dans ce contexte, les sociétés qui regagneront en priorité les faveurs des investisseurs sont celles qui réalisent l’essentiel de leurs affaires en Grande-Bretagne, et donc aussi leurs bénéfices.

Immo, retail et banques

Le regain de confiance des acteurs économiques devrait accélérer les plans d’investissement des sociétés britanniques.

On retrouve ces actions domestiques principalement dans la composition de l’indice FTSE 250 . Les constructeurs de maisons, l’immobilier, la distribution et les banques nationales sont les types d’actions parmi les plus recommandés. Depuis que Boris Johnson est devenu Premier ministre, cet indice a gagné 3%. L’Euro Stoxx 50 accuse pour sa part un repli de 0,4% sur cette même période.

Le regain de confiance des acteurs économiques nationaux, tant des entrepreneurs que des consommateurs, devrait accélérer les plans d’investissements des sociétés, dans un pays qui connaît déjà un des taux de chômage les plus bas d’Europe.

Il ne faudrait pas que les négociations sur les relations futures entre Londres et l’Union européenne butent sur un blocage.
Goldman Sachs

Les actions de sociétés plus tournées à l’international et qui composent l’indice FTSE 100 , ont moins la cote auprès des investisseurs. Elles dépendent beaucoup de la croissance mondiale qui manque actuellement de dynamisme. De plus, elles sont sujettes à l’évolution de la livre sterling. Face à l’euro, la monnaie britannique est à son niveau de la veille des élections, à 1,181. Face au dollar, elle affiche une baisse de 1,5% à 1,2998 dollar. Pour HSBC, si l’économie britannique devait surperformer les autres, elle pourrait monter jusqu’à 1,45 dollar en 2020. Ce qui pèsera sur les résultats des sociétés fort actives à l’international.

Autre point défavorable aux yeux de Goldman Sachs, et cela vaut pour l’ensemble de la Bourse de Londres, il ne faudrait pas que les négociations sur les relations futures entre Londres et l’Union européenne butent sur un blocage.

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