Quatre mois pour éviter le "no deal" avec les Britanniques

Le Royaume-Uni de Boris Johnson a menacé de se retirer dès juin des négociations commerciales avec l'Union européenne sur les relations post-Brexit, faute de perspectives sérieuses d'accord. ©Photo News

Les Britanniques veulent imposer un calendrier serré à l'Union européenne. Dans son mandat de négociations, Londres dit "espérer" que "les grandes lignes d'un accord" soient établies d'ici à juin. Sinon? Les Britanniques pourraient préparer une sortie sans accord.

Les négociations entre Londres et l'Union européenne sont houleuses. Ce jeudi, le gouvernement britannique a d'abord exclu de s'aligner sur les règles communautaires, comme le souhaite l'Union européenne en échange d'un accord de libre-échange avantageux.

"Le gouvernement ne négociera aucun arrangement où le Royaume-Uni n'a pas le contrôle de ses propres lois et de sa vie politique", indique le document, publié deux jours après l'approbation par l'UE de son propre mandat pour les complexes négociations qui doivent démarrer lundi prochain.  

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Boris Johnson, le Premier ministre, a aussi déclaré à l'Union européenne qu'il quitterait la table des négociations en juin s'il n'est alors pas clair qu'il va obtenir un accord de libre-échange de type canadien pour le Royaume-Uni. 

Les Britanniques veulent imposer un calendrier très court pour les négociations, demandant que les grandes lignes de l'accord soient définies en juin et finalisées en septembre. En juin, ils jugeront si les négociations, censées durer jusqu'à la fin de l'année, sont sur la bonne voie. Selon le mandat, "si ce n'est pas le cas (...), le gouvernement devra décider si l'attention du Royaume-Uni doit s'éloigner des négociations et se concentrer sur la poursuite des préparatifs" pour une sortie de l'UE sans accord le 31 décembre. 

 

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