Quels outils pour préparer nos entreprises en cas d'échec des négociations du Brexit?

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À huit mois du Brexit, le ministre de l’Economie Kris Peeters annonce qu’une série d’outils seront mis à disposition des entreprises belges dès septembre afin qu’elles se préparent à la possibilité d’un échec des négociations.

"Nous devons continuer à rechercher un accord global avec le Royaume-Uni pour organiser notre collaboration post-Brexit. Mais dans le même temps, il faut nous préparer aussi à un scénario d'échec" des négociations, a expliqué le ministre fédéral de l'Economie, Kris Peeters (CD&V), confirmant la mise en garde lancée par les Vingt-Sept lors d'un sommet européen en juin. La Commission européenne avait averti les entreprises pour qu'elles commencent à préparer des plans d'urgence en cas de non-accord d'ici la fin mars 2019.

En effet, les scénarios d'un Brexit dur ou d'un "no deal" auraient des conséquences négatives pour les économies des deux parties. L'équipe de crise, "task force Brexit", mise en place il y a deux ans sous l'autorité de Paul Buyssen, spécialiste du monde des affaires, proposera dès septembre une série d'outils d'aide aux entreprises, a expliqué Kris Peeters, à l'issue d'une rencontre à Bruxelles avec Michel Barnier, le négociateur en chef de la Commission européenne pour le Brexit.

→ Les outils: 

Le premier sera une analyse de l'impact du Brexit. Concrètement, chaque société pourra répondre, en ligne, à une série de questions sur base de quoi elle recevra une évaluation sur mesure des conséquences potentielles du Brexit sur ses activités.

Le SPF Economie ouvrira également un site internet afin de centraliser les informations pertinentes pour les entreprises. 

Une campagne de communication sera menée dans les communes, fédérations professionnelles et PME en mettant à disposition un kit de communication.

"Les entreprises doivent savoir à quoi correspondrait un scénario de 'no-deal': cela signifierait un retour aux règles de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), avec application de tarifs douaniers, des conséquences sur les prix des produits et donc le chiffre d'affaires, sur la chaîne de fournitures, etc.", a détaillé le ministre de l'Economie.

Kris Peeters a plaidé pour que la Belgique réclame, dans la perspective du prochain budget 2021-2027 de l'Union européenne, davantage de moyens afin que le tissu économique - en particulier les PME - puisse absorber le choc du Brexit. Il demande également que les conditions d'accès au Fonds européen pour la mondialisation soient assouplies et réclame plus de moyens pour les régions qui souffriront le plus du Brexit.

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