Reprise sans grand optimisme des négociations sur le Brexit

David Davis et Michel Barnier négocient le Brexit ©REUTERS

Les négociatieurs européens et britanniques du Brexit se retrouvent à Bruxelles pour une cinquième session de discussions. La dernière avant le Conseil européen prévu les 19 et 20 octobre.

Nouveau round de négociations autour du Brexit. Négociateurs européens et britanniques se retrouvent dans un contexte politique difficile à Londres. Le négociateur britannique en chef, David Davis déjà absent ce lundi, ne devrait pas faire le déplacement cette semaine.

La Commission européenne ne s'attend pas à une avancée majeure de nature à permettre à Michel Barnier, le négociateur en chef des Européens, de recommander l'ouverture de la seconde phase des négociations. Cette phase porte sur le cadre de la future relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

De plus, cette décision dépendra des chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept, dont le prochain sommet est prévu les 19 et 20 octobre. Le lancement de cette seconde phase dépend par ailleurs des avancées sur les modalités du divorce (la première phase). En ligne de mire, les trois principaux préalables posés par l'Union européenne:

• facture du Brexit,
• droits des ressortissants européens au Royaume-Uni et britanniques dans l'UE,
• frontière nord-irlandaise

"Nous n'avons pas encore réalisé aujourd'hui sur ces trois sujets le 'progrès suffisant' pour entamer en toute confiance la deuxième phase de la négociation", a dit Michel Barnier cette semaine devant le Parlement européen.

Les deux équipes de négociateurs se retrouveront comme à leur habitude au siège de la Commission européenne à Bruxelles. Cette session de quatre jours, cette fois, sera donc la dernière programmée avant le Conseil européen.

Où en sommes-nous?

L'Union européenne avait salué le "ton constructif" et la "nouvelle dynamique" impulsée aux négociations par le discours de Theresa May le 21 septembre à Florence. Elle avait alors proposé une période de transition post-Brexit de deux ans et promis que son pays allait "honorer" ses engagements financiers vis-à-vis de l'UE.

"Il nous reste des divergences sérieuses, en particulier sur le règlement financier", a ensuite recadré Michel Barnier devant le Parlement européen. Le solde de tout compte que devra verser le Royaume-Uni pour honorer ses engagements financiers au sein de l'UE est officieusement évalué côté européen entre 60 et 100 milliards d'euros, selon les sources. 

Les négociateurs européens ne demandent toutefois pour l'instant pas d'engagement chiffré à Londres, mais un accord de principe sur une méthode de calcul, encore loin d'être atteint.

Les moyens de garantir après le Brexit les droits des citoyens européens au Royaume-Uni restent une autre pomme de discorde. Londres et Bruxelles n'ont pour l'heure pas réussi à s'accorder sur le rôle que pourra jouer à cet égard la Cour de justice de l'UE (CJUE).

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