Retarder le Brexit... jusqu'à quand?

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Comment va réagir l'Union européenne face à la demande de report du Brexit? Boris Johnson a demandé une prolongation de trois mois, mais ce délai semble fort long.

Mardi, à Londres, la Chambre des communes a approuvé sur le principe, par 329 voix contre 299, le projet de loi visant à transposer l'accord de Brexit dans la législation britannique. Mais elle a exigé plus de temps pour l'examiner. Et donc, Boris Johnson a suspendu l'examen de l'accord par le Parlement jusqu'à ce que l'Union européenne prenne une décision sur un report de la date du divorce, fixée en principe au 31 octobre. La partie suivante se joue donc sur le continent: l'Union européenne va débattre d'un nouveau report du Brexit.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a recommandé aux États membres de l'UE d'accepter un troisième report du Brexit. Rappelons que celui-ci avait déjà été différé à deux reprises, du 29 mars au 12 avril puis au 31 octobre.

"Je recommande aux dirigeants des 27 membres de l'Union européenne d'accepter la demande britannique pour un nouveau report de la date de sortie (du Royaume-Uni) et je propose que cela soit décidé par procédure écrite", a tweeté Tusk. Pas de nouveau sommet dédié au divorce, donc.

Le président du Parlement européen, David Sassoli, a recommandé, lui aussi, au Conseil européen d'accepter la demande du Royaume-Uni. "Cette prolongation permettra au Royaume-Uni de clarifier sa position et au Parlement européen d'exercer son rôle", a-t-il déclaré ce mercredi. 

Quel est le calendrier européen?

Une réunion des ambassadeurs des pays membres auprès de l'UE a été planifiée mercredi pour discuter de cette recommandation, afin de vérifier si l'ensemble des pays membres partagent la même analyse de la situation et voir si un nouveau report est nécessaire.

Boris Johnson avait demandé samedi une prolongation de trois mois, jusqu'au 31 janvier 2020. Mais l'UE peut proposer une durée différente. Selon un responsable européen, "l'UE est disposée à accepter une prolongation, mais elle décidera ce qui est nécessaire, et sa durée exacte devra faire l'objet d'échanges politiques. (...) Un report de trois mois n'est pas acceptable. Il doit être limité.

La France s'est elle aussi déclarée prête à accepter un court report "technique" de "quelques jours" du Brexit pour que la procédure parlementaire puisse s'achever à Londres, mais a exclu toute nouvelle discussion de l'accord.

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