Theresa May envisage un report du Brexit

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Même la Première ministre britannique y pense. L'impasse dans laquelle se trouve le dossier Brexit pousse Theresa May à envisager un report de la date de la sortie britannique de l'UE. Comme l'ont déjà suggéré Jean-Claude Juncker et Michel Barnier...

Dimanche, la Première ministre britannique a repoussé une nouvelle fois le rendez-vous décisif pour la suite de la procédure de divorce entamée entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

  • Theresa May a différé dimanche "d'ici au 12 mars" un vote des députés sur l'accord de Brexit, voulant se donner plus de temps pour tenter de renégocier le texte avec Bruxelles, malgré l'échéance qui se rapproche dangereusement. Retrouvez les détails dans cet article
Le Labour soutient un second référendum

Le Parti travailliste, principal parti d'opposition britannique, va soutenir un amendement proposant l'organisation d'un second référendum sur la sortie de l'UE afin d'éviter le Brexit "destructeur" des conservateurs de Theresa May, a décidé lundi son leader Jeremy Corbyn.

Le Labour va déposer un amendement réclamant le maintien du pays dans une Union douanière avec l'UE après le Brexit. Si cet amendement est rejeté, il prévoit de déposer un autre amendement réclamant un second référendum, doit annoncer dans la soirée aux parlementaires de son parti M. Corbyn, selon un communiqué de ses services.

 

Mais son annonce a aussi été accompagnée d'articles de presse selon lesquels elle pourrait être contrainte de repousser la date même du Brexit, qui reste pour l'heure fixée au 29 mars au soir, dans 32 jours.   Entre autres options...

Selon Tobias Ellwood, secrétaire d'Etat rattaché au ministère de la Défense, le Royaume-Uni doit se préparer à la perspective d'un report du Brexit. Theresa May, a-t-il dit, "pourrait arracher les concessions et arrangements juridiques nécessaires concernant le 'backtop'. Mais au final, l'horloge tourne inexorablement. Si nous ne pouvons pas faire passer cet accord, nous devrons envisager une prolongation".

Donald Tusk, président du Conseil européen, a de son côté assuré qu'un délai supplémentaire serait une solution "rationnelle".

2021
Report?
Les dirigeants européens étudient au plus haut niveau la possibilité de reporter le Brexit jusqu'en 2021

L'Europe n'est pas contre, on le sait. Barnier et Juncker, notamment, en ont déjà parlé. A Bruxelles, d'après le Guardian, on travaille sur un report d'une plus grande ampleur, même jusqu'à début 2021. "Je ne parierai pas sur un report", a affirmé pour sa part le secrétaire d'Etat à l'Education, Damian Hinds. "Les reports que suggèrent certains, ils ne règlent rien, ils ne font que prolonger les débats. Ils ne donnent pas plus de certitude aux entreprises, ils ne règlent aucun des dilemmes ou des compromis qui sont inévitables dans ce genre d'affaire."

Accord entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis sur les marchés dérivés

Le Royaume-Uni et les Etats-Unis vont continuer à coopérer sur les marchés dans le domaine clé des produits dérivés, quelle que soit l'issue du Brexit. C'est ce qu'ont annoncé ce lundi la Banque d'Angleterre et les régulateurs des deux pays.

L'objet de l'accord "est vraiment de rassurer les marchés de dérivés sur le fait que l'activité va continuer à fonctionner aussi simplement qu'aujourd'hui, quelle que soit la forme que prendra le Brexit", a résumé le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE) Mark Carney.

Les entreprises britanniques vont ainsi pouvoir bénéficier du même cadre de régulation que les entreprises européennes, alors que la perspective du Brexit faisait craindre qu'elles ne puissent accéder aussi facilement à ces marchés.

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