Theresa May veut une période de transition post-Brexit

Theresa May à Florence ©AFP

Dans un discours qu'elle a tenu ce vendredi à Florence, la Première ministre britannique Theresa May a annoncé qu'elle tenait à ce qu'une période de transition de deux ans soit mise en place à partir du Brexit, qui aura bien lieu en mars 2019.

La Première ministre britannique, Theresa May a confirmé ce vendredi que le Royaume-Uni cesserait d'être un membre de l'Union européenne en mars 2019. Mais, elle a également souhaité qu'une période de transition soit alors mise en oeuvre. Cette proposition était réclamée par son ministre des Finances Philip Hammond et les milieux d'affaires, inquiets d'une sortie sans filet de l'UE.

Ni le Royaume-Uni, ni l'Union européenne ne seront en effet en mesure d'appliquer dès cette date les détails des nouveaux arrangements post-Brexit, a-t-elle dit. Elle a estimé que cette période devrait probablement durer deux ans environ durant lesquels les règles européennes existantes serviraient de cadre à l'accès aux marchés britannique et européens et a espéré que les détails de cette "période de transition" seraient réglés aussi vite que possible.

"Durant cette période de mise en oeuvre, les gens continueront de pouvoir venir, vivre et travailler au Royaume-Uni, mais il y aura un système d'enregistrement, des préparatifs essentiels pour le nouveau régime."
Theresa May

Cette transition, a-t-elle ajouté, contribuera aussi à rassurer les entreprises en leur apportant de la certitude. 

♣ Sur la contribution britannique au budget européen,
May a déclaré que le Royaume-Uni honorerait les engagements qu'il a pris dans le cadre de son appartenance à l'UE. "Et, à mesure que nous avancerons, nous voudrons aussi continuer de travailler ensemble sur des voies qui encouragent le développement économique à long terme de notre continent. Cela inclut la poursuite de notre participation à des politiques et programmes spécifiques qui sont grandement à l'avantage conjoint du Royaume-Uni et de l'UE comme les programmes dans les sciences, l'éducation et la culture et ceux qui défendent notre sécurité mutuelle", a-t-elle dit.

♣ Sur la question des droits des citoyens européens,
May a voulu rassurer en affirmant que les tribunaux britanniques devraient se référer à l'accord de sortie et "prennent en compte les jugements de la Cour de justice de l'UE" dans leurs décisions les concernant. "Je veux intégrer notre accord (de sortie de l'UE) dans la loi britannique et m'assurer que les tribunaux britanniques s'y réfèrent directement (...) et puissent se référer aux jugement de la Cour européenne de justice", a-t-elle dit

♣ Quelle position pour l'Europe?
Le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier a salué "l'esprit constructif" du discours. Theresa May "a exprimé un esprit constructif qui est aussi l'esprit de l'Union européenne dans cette négociation inédite", a déclaré Barnier dans un communiqué. L'UE attend cependant des détails sur "les implications concrètes" de ce discours, a-t-il ajouté.

♣ Quelle réaction à la Bourse?
La livre sterling a creusé ses pertes face au dollar, passant sous 1,35 dollar (-0,6%) pendant le discours de la Première ministre. Le FTSE de la Bourse de Londres a augmenté parallèlement ses gains (+0,6%), la baisse du sterling favorisant les nombreuses valeurs exportatrices qui le composent.

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