Toujours pas d'accord sur la phase I du Brexit

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Malgrè les progrès importants engrangés ce lundi, il n'a pas été possible de conclure un accord entre le Royaume-Uni et l'Europe ce lundi, selon le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Journée chargée pour Theresa May ce lundi à Bruxelles. Avant de rencontrer le président du Conseil européen Donald Tusk, un "déjeuner de travail" était programmé avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Ce rendez-vous n'a pas pu permettre la finalisation d'un accord de principe sur les trois dossiers prioritaires du divorce, programmé fin mars 2019. "Je suis aussi confiante sur le fait que nous allons conclure cela de façon positive", a tout de même déclaré Theresa May lors d'une brève allocution avec son hôte du jour.

Il s'agissait notamment du règlement financier de la séparation, du sort après le Brexit des citoyens expatriés et de l'avenir de la frontière irlandaise, qui a émergé ces dernières semaines comme la question la plus complexe.

"Ce n'est pas un échec, c'est le début du tout dernier round."
Jean-Claude Juncker
Président de la Commission européenne

Dublin avait fait savoir qu'il ne donnerait pas son accord au passage aux discussions commerciales s'il n'obtenait pas l'assurance de Londres qu'il n'y aurait pas de frontière physique avec la province britannique d'Irlande du Nord après la sortie du Royaume-Uni de l'Europe.

Une requête qui a visiblement été entendue par le gouvernement britannique. Londres et Dublin sont parvenus à un compromis sur la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord. A la suite de négociations qui se sont poursuivies durant le week-end, le Royaume-Uni aurait accepté de maintenir en Irlande du Nord des règles similaires à celles en vigueur dans le marché unique européen et l'union douanière afin qu'il n'y ait "pas de divergence" avec la République d'Irlande.

En dépit de cette avance décisive, il n'a donc pas été possible de parvenir un accord complet sur la première phase de négociations. Jean-Claude Juncker refuse toutefois de parler d'un échec. Selon le président de la Commission européenne, l'UE est prête à poursuivre les discussions cette semaine.

La phase II enclenchée mi-décembre?

Avec un sommet européen prévu les 14 et 15 décembre prochains, la première phase des négociations sur le Brexit est à un instant "critique". Preuve en est, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a renoncé en dernière minute à un voyage officiel en Israël et dans les territoires palestiniens "en raison du moment critique atteint dans les discussions du Brexit", explique ce lundi le porte-parole du dirigeant européen.

Donald Tusk avait rendez-vous à 16 heures, heure belge, avec la Première ministre britannique, Theresa May. Au préalable, il lui a demandé de "mettre une offre finale sur la table le 4 décembre au plus tard pour que nous puissions évaluer si des progrès suffisants ont été faits". En début d'après-midi, le président du Conseil se voulait plus rassurant, soulignant que l'UE et le Royaume-Uni se "rapprochent" d'un accord.

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D'après le porte-parole de Theresa May, "des progrès importants sont réalisés, mais il faudra plus pour arriver à un accord". De son côté, le député européen Guy Verhofstadt, qui est aussi le négociateur sur le Brexit pour le parlement européen, a indiqué  "qu'on se trouve encore dans une situation à "50-50".  Un autre membre du groupe de négociateurs du Parlement européen, Elmar Brok, a cependant indiqué qu'il y avait une "très bonne chance" d'accord et que les divergences entre les deux parties ne portaient "que sur quelques mots".

Tusk et May devaient aussi mener des "consultations sur les projets de lignes directrices" pour la seconde phase de ces négociations. De leur côté, les 27 doivent décider ou non de donner leur feu vert à cette nouvelle étape de leurs discussions avec Londres lors du sommet européen à la mi-décembre.

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