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Tout un royaume uni contre "ce" Brexit

©REUTERS

Le Brexit aura finalement eu son "happy end". Profondément divisés lors de la campagne référendaire de 2016, les camps du "Remain" et du "Leave" se rejoignent miraculeusement, désormais, dans leur rejet viscéral du Brexit, de "ce" Brexit. Peu importe que leurs raisons divergent.

Sans surprise, les titres de la presse quotidienne de toutes les sensibilités politiques ont rejeté avec virulence l’accord conclu par Theresa May et validé de force par ses ministres, avant même qu’une partie d’entre eux démissionne.

"Le Royaume-Uni n’est pas en mesure de rétablir une relation saine avec l’Union européenne", affirme le Financial Times. C’est la seule vérité claire. "Les comparaisons avec la crise de Suez en 1956 ne sont pas pertinentes. Le désordre est beaucoup plus significatif."

"May tapisse les lézardes", titre The Times (centre droite), qui estime que l’accord est mauvais mais refuse de se positionner et laisse au parlement le soin de décider s’il vaut mieux soutenir May ou bien parier sur un second référendum. "Si May s’accroche à ce deal, elle est condamnée", écrit Matthew Parris.

Le Guardian (centre-gauche) voit dans la nouvelle vague de démissions, six jours après celle de Jo Johnson et quatre mois après celles de la réunion de Chequers, la matérialisation de la plus grande crise politique depuis l’arrivée de May au pouvoir. "La confiance sur la capacité de May à tenir jusqu’au vote au parlement le mois prochain – et plus encore à le remporter – s’effondrement rapidement", note Katy Balls, du Spectator.

Plus direct, le Sun (droite) relaie les paris des bookmakers sur la durée de vie de Theresa May au Number 10. La cote pour un départ de Theresa May ce jeudi est de 5 contre 1. Même cote pour la voir remplacée au pied levé par Boris Johnson.

Le quotidien de droite traditionnaliste The Telegraph titre sur une "capitulation" du Royaume-Uni, avec une photo du visage tendu de Theresa May pendant son discours, avec la citation "les jours à venir seront difficiles."

Pendant l’après-midi, en pleine meute, le Mail online a titré " Go for the kill " avec la photo de Theresa May.

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