Une prolongation de la période de transition est "peu probable"

Ursula von der Leyen ©AFP

La période de transition après le Brexit pourrait être prolongée d’un à deux ans. Mais le Premier ministre britannique Boris Johnson l'a déjà exclu à plusieurs reprises.

L’Union européenne et le Royaume-Uni ont avancé cette semaine en vue de leur séparation, samedi prochain. Ce vendredi, dès leur retour d’Israël, où ils ont commémoré la Shoah, les présidents de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du Conseil, Charles Michel, ont signé l’accord du Brexit, à huis clos, dans un bureau du Conseil.

Jeudi prochain, il reviendra au Parlement européen de ratifier le document de plus de 200 pages. La ratification devra ensuite être approuvée par les diplomates de l’UE.

Les Européens ont également nommé ce vendredi leur futur ambassadeur auprès du Royaume-Uni, le Portugais Joao Vale de Almeida, un ancien porte-parole de la Commission européenne, ambassadeur de l’UE auprès des états-Unis puis des Nations unies.

Période de transition

Le divorce étant réglé, il reste aux Britanniques et aux Européens de définir leur relation future. Ce sera l’objet d’intenses négociations, qui devront être bouclées durant la période de transition qui prend fin le 31 décembre 2020.

Le défi est de taille, tant il est rare qu’un accord de libre-échange puisse être négocié en un an. La période de transition pourrait être prolongée d’un à deux ans. Il suffit que les deux camps s’accordent sur ce point avant le 31 juillet 2020. Les Européens semblent ouverts, mais le Premier ministre Boris Johnson l’a exclu à plusieurs reprises.

L’accord de retrait sera effectif au 31 décembre 2020.
Un haut fonctionnaire européen

"Nous partons de l’hypothèse qu’une demande de prolongation de la période de transition est peu probable et que l’accord de retrait sera effectif au 31 décembre 2020", dit un haut fonctionnaire européen.

L’un des problèmes, pour les Britanniques, tient dans le fait qu’une prolongation de la période de transition nécessiterait qu’ils continuent à contribuer financièrement à l’UE.

Au 1er février, le Royaume-Uni quittera les institutions et les agences européennes. Lors de la période de transition, il continuera toutefois à appliquer le droit européen, sans prendre part aux décisions de l’UE.

Frontière irlandaise

L’accord de retrait règle l’un des points les plus épineux du Brexit, la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, membre de l’UE. Il ne prévoit aucune frontière dure, pour sauvegarder les accords de paix du Vendredi saint.

Pour préserver le marché intérieur européen, tous les biens entrants en Irlande du Nord seront considérés comme arrivant dans l’UE. "Ces produits seront contrôlés en Irlande du Nord par les Britanniques en coopération avec des agents de l’UE", dit une source. Cette vérification se fera sous le contrôle de la Cour européenne de justice. Reste à voir si, dans la pratique, ce système démontrera sa fiabilité.

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