Vers une prolongation des négociations sur le Brexit?

"En prenant en compte le temps nécessaire de la ratification de l'accord de sortie" du Royaume-Uni de l'UE "par les parlements britannique et européen, il nous faut boucler les négociations d'ici à mi-novembre", a déclaré Michel Barnier. "C'est possible. Ce dont nous avons besoin ce n'est pas de temps mais de décisions politiques." ©AFP

Le risque d'un Brexit dur sans accord se profile. Les divergences autour des futures relations commerciales des deux blocs sont fortes, et la question de la frontière irlandaise reste toujours insoluble. Face au blocage, les deux parties commencent à envisager une prolongation des discussions...

Le départ de la Grande-Bretagne de l'UE est programmé pour le 30 mars 2019. Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leur relation future. De l'autre côté de la Manche, Theresa May est confrontée à une forte opposition contre son plan de la part des pro-Brexit.

Barnier a réitéré que l'Union européenne était prête, en cas d'accord signé, à continuer jusqu'à fin 2020 à traiter la Grande-Bretagne comme pays membre afin d'aider à la transition, toutefois "sans droit de vote" de Londres lors des décisions européennes.

 

• Pour rappel, en juillet, la Première ministre a présenté un "Livre blanc" dans lequel elle propose notamment la création d'une nouvelle "zone de libre-échange" avec l'UE, reposant sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agro-alimentaire. Ce "plan de Chequers" avait suscité l'opposition des tenants d'un Brexit dur car ils le considèrent comme un dévoiement du référendum ayant décidé la sortie de l'UE en juin 2016. Il a d'ailleurs provoqué les démissions fracassantes des ministres des Affaires étrangères, Boris Johnson, et du Brexit, David Davis. May a réitéré qu'elle préfère l'absence d'un accord plutôt que de faire des concessions: "Nous serons prêts pour un 'no deal' s'il le faut", clame-t-elle. De leur côté, les dirigeants de l'UE ont mis en doute sa viabilité.

→ Difficile d'avancer dans ces conditions.

"Je ne serai pas contrainte d'accepter des compromis concernant les propositions du 'plan de Chequers' qui ne sont pas dans notre intérêt national", écrit la Première ministre dans le journal The Daily Telegraph. ©EPA

Aujourd'hui, le négociateur en chef de l'Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, a ouvert la porte à une brève prolongation des négociations sur le Brexit avec Londres, en indiquant qu'elles devraient être bouclées "d'ici mi-novembre". Et donc plus pour le sommet des dirigeants des pays de l'Union européenne programmé le 18 octobre.

"En prenant en compte le temps nécessaire de la ratification de l'accord de sortie" du Royaume-Uni de l'UE "par les parlements britannique et européen, il nous faut boucler les négociations d'ici à mi-novembre. (...) C'est possible. Ce dont nous avons besoin ce n'est pas de temps mais de décisions politiques" (Michel Barnier dans une interview publiée dimanche par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung)

Le ministre britannique en charge du Brexit, Dominic Raab, avait évoqué lui aussi mercredi "une marge de manoeuvre" sur le calendrier.

©REUTERS

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