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De Bue à zéro

Humoriste

L'humeur de Bruno Coppens

En cette rentrée scolaire, la ministre Valérie De Bue a déjà son bulletin: zéro pointé. Elle a carrément supprimé une offre d’emploi lancée dans une région sinistrr…. en froid de développement ou, pour le dire de façon moins discriminante, dans une zone à la croissance postposée, Charleroi. Et circonstance aggravante, elle supprime un emploi qui avait pourtant déjà trouvé acquéreur!

On voit que Charles Michel a déjà ses valises pour l’Europe! Il a à peine le dos tourné que son fameux plan "jobs jobs jobs" passe à la trappe, Valérie supprime l’idée-même d’un emploi!

On voit aussi qu’Olivier Chastel s’apprête à porter les valises de Charles Michel à Strasbourg! Il a à peine le dos tourné que son combat permanent pour offrir un emploi à Thomas Salden, ce demi-frère qu’il engage dans son cabinet de secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères puis de ministre de la Coopération puis de celui du Budget, qu’il nomme ensuite secrétaire général adjoint quand il devient président du MR, est anéanti par cette annulation de procédure de recrutement!

Olivier sans Thomas? C’est comme Frédéric Dard sans Antonio, Cruella sans un dalmatien, Hugues Aufray sans Tiano. À part Dimitri Fourny dont le mantra est "jamais sans ma mère, ma femme, ma fille et ma sœur", on a rarement vu un attachement familial aussi fort. Or, Valérie sait très bien qu’Olivier ne peut emmener son demi-frère à Strasbourg où, nouvelle preuve de l’absurdité du système européen!, il est interdit d’employer un parent proche comme assistant.

L’ intercommunale ISPPC, deux ans à peine après l’affaire de corruption qui entacha sa réputation, cherche sa réhabilitation. Bien sûr, elle n’a pas encore abandonné ses habitudes ancrées depuis l’ennui des temps (augmentons les salaires du comité de direction avec effet rétroactif!), bien sûr, le fait que le scandale, cette fois, éclabousse le MR et non plus le PS n’est pas en soi un signe de renouveau mais on n’est plus dans le modèle Publifin tout de même! Les réunions du conseil d’administration ont bel et bien eu lieu, Thomas assista d’ailleurs à celle au cours de laquelle fut rédigée l’annonce pour son emploi! Et là où Valérie De Bue pense "estompement de la norme", j’y vois une méthode qui mériterait le prix Nobel de l’innovation. Plutôt que demander à l’employeur quel profil il recherche pour un emploi vacant, l’ISPPC part de la demande du chômmm… de la personne souffrant de l’absence semi-fraternelle pour créer son propre emploi.

Quand on voit l’absence de compétence particulière exigée pour ce boulot et, dans un premier temps, l’interdiction pour un employé de l’ISPPC de postuler, on découvre que ces conditions ont été conçues en fonction du curriculum vit’fait de Thomas afin qu’il décroche le job et s’épanouisse pleinement. Le but du travail n’est-il pas de permettre à une personne en recherche de stabilité professionnelle de concrétiser ses désirs plutôt que de remplir une liste de critères prédéfinis par un employeur? Pourtant, l’ISPPC aurait intérêt à ignorer les envies des individus, ses hôpitaux se remplissant entre autres de gens burnoutés, boreoutés et des dépressifs chroniques.

Voilà aujourd’hui une intercommunale qui tente de se réinventer, maladroitement certes, obligée de repartir à zéro. De Bue a zéro.

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