L'affaire Penelope

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Relisez "Ulysse" et ainsi, vous gagnerez peut-être au jeu de cartes "Dans la famille Fillon, je demande la mère et les enfants". En tout cas, vous comprendrez un peu mieux l’étonnant et les aboutissants de cette affaire. Par exemple, vous découvrirez très vite l’origine du prénom "Pénélope". Selon la mythologie, Nauplios, apprenant que son fils a été tué par Ulysse, veut se venger et fait croire à Pénélope que son mari est mort. Celle-ci, désespérée, cherche alors à se noyer mais voilà qu’elle est soudain sauvée par des… canards!

Vous remarquerez au passage que les auteurs de l’époque n’ont pas fait appel à des êtres surnaturels ou à des apparitions magiques pour sauver l’héroïne… Simplement, des canards! L’origine grecque de Pénélope est: "canard sauvage". Et il aura donc fallu attendre l’an de grâce 2017 après que Jésus crie pour découvrir un paragraphe inédit des aventures d’Ulysse, révélant que parmi la meute des oiseaux palmés, il y en avait un qui ne voulait absolument pas la sauver, la Pénélope, mais comme il était enchaîné, ce canard…

Tiens, je me demande si Penelope Fillon a rédigé une note de lecture sur ce livre d’Homère lorsqu’elle bossait/passait/végétait (*) à la "Revue des Deux Mondes"? Elle qui résumait les œuvres en 2 ou 3 lignes aurait pu pondre ceci à propos d’Ulysse: "Femme qui attend 20 ans que son mari rentre de la pêche. Pour passer le temps et faire fuir les prétendants, elle tisse la journée mais la nuit, défait son ouvrage. Ainsi, le monde extérieur pouvait croire qu’en fait elle ne travaillait pas du tout et pourtant, cette femme qui vivait dans l’ombre de son mari François… Ulysse, oeuvrait inlassablement et en toute discrétion."

Quelle élection présidentielle, dites-moi! À côté, "House of Cards", c’est "La Petite Maison dans la Prairie".

Quelle élection présidentielle, dites-moi! À côté, "House of Cards", c’est "La Petite Maison dans la Prairie". Tout se disloque, à gauche, c’est un puzzle 100 pièges et à droite, ils ne savent finalement pas encore qui sera réellement candidat. Des primaires pour rien? Les dents des Baroin et Wauquiez s’aiguisent en coulisses. Marine, elle, attend que les autres se fatiguent à force de rivalités pour se retrouver au second tour face à Emmanuel Macron. L’enthousiasme démesuré que ce dernier soulève n’est peut-être pas aussi mystérieux que cela. L’électeur en effet est généralement vite déçu du nouveau président qui, déposant ses valises à l’Elysée, laisse tomber une partie de ses promesses de campagne plus rapidement encore qu’un artiste ne réalise une fresque sur un mur bruxellois. Alors si les Français sont de plus en plus nombreux à plébisciter celui qui n’a pas vraiment de programme, qui n’a pas encore bien défini sa ligne et donc hésite entre pencher plus à gauche ou plus à droite, c’est parce qu’ainsi, ils ne seront pas déçus en l’élisant! Emmanuel n’a rien promis.

Demain, Fillon sera-t-il envoyé en centre de déradicalisation? Penelope publiera-t-elle toutes ses notes de lecture sous forme de Post-it? La droite va-t-elle oser redemander deux euros pour réorganiser des primaires bis? Sarkozy dort-il avec son portable espérant qu’on l’appelle en sauveur de la droite, que dis-je, en sauveur de la France!? Car, c’est sûr, si tous, mais vraiment tous, le réclament, alors il reviendra. Ce sera lui le "revenu… universel"!

(*) Biffez les mentions inutiles une fois que le procès du "Penelope gate" sera terminé.

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