La chasse au francofauve est ouverte!

"Les réputations salies se guérissent avec le temps et un bon professionnel trouve toujours un emploi." Savez-vous qui a prononcé cette phrase?

Non, pas le coach de Bachar Al Assad, ni le psychologue qui rend régulièrement visite à Marc Dutroux dans sa cellule, mais un certain Anatoly Aksanov, président de l’association russe des banques régionales à propos de… Dominique Trousse-Kahn qui vient de fonder la LSK. Une phrase qui devrait mettre du baume au coeur de Didier Bellens humilié par l’État belge et largué sans même un peu d’argent de poche. On le dit très amer, Didier. Faut dire, il avait déjà repassé son beau costume de Saint-Nicolas et son paquet de nic-nac pour féliciter Elio d’avoir bien travaillé toute l’année. Il avait prévu des oranges aussi. Comment? Non, pas de "spéculose"! Mauvaises langues! Il n’est que soupçonné de corruption passive dans une vente immobilière, pas condamné! Bon… mais au fait, où en sommes-nous dans l’affaire Belgacom?!?

"Chers abonnés, chères abonnées, ici votre hôtesse de l’air intérimaire, Stefaan De Clerck. Nous traversons actuellement une zone de turbulence, Didier vient de sauter sans parachute et c’est un Steward, Ray, qui est devenu copilote dans la cabine téléphonique de Belgacom. Comme il est américain, il ne parle ni le français ni le néerlandais! J’ai beau être sa belle-mère, je ne vous crashe pas que je fanfaronne pour garder le moral des troupes je ne m’en mène pas large! Je me sens totalement abandonné par la tour de contrôle au 16, rue de la Loi! Alors je signale à tous ceux qui souhaiteraient changer d’opérateur qu’il suffit de pousser sur le bouton ‘sortie de secours’alors, bon voyage!"

La saison de la chasse aux patrons est donc officiellement ouverte. Elio prend à bras le cor pour attirer le francofauve idéal! Bon, je crains que la bête rare ne sorte pas du bois tout de fuite vu que les hameçons semés par le premier ministre sont peu affriolants: c’est juste leurre d’ouverture, en fait. Qui tombera dans le panneau? C’est que ça coûte vraiment l’appeau des fesses de recruter un bel orignal. Attention! Tout n’est pas perdu! Souvenez-vous… Quand il s’est agi de recruter un grand brameur pour faire taire les cris à la SNCB, vous avez eu Jo, un grand cerf Cornu qui a été par la pâtée appâté. Mais vous remarquerez qu’en compensation, ce Jo a quand même pu conserver tous ces coins à truffes d’administrateur qui l’engraissent un peu plus… Mais bon, gardons espoir même si, quand je vois Jean-Claude Labiche tendre misérablement une sébille de 290.000 euros, je désespère sévère. Les brames m’en tombent! Et il hurle, Labiche, obstinément, à corne et à cri: "Elles sont belles mes 2 tours! Elles sont belles!" pour tenter d’aguicher le cervidé hypercompétent de passage. Quel trophée de chasse peut-il espérer avec un tel salaire low-cost?

Et même si un jour, la perle rare bondissait à l’orée du bois en mode "candidature spontanée", serait-elle choisie tout de go? Pas sûr… Resouvenez-vous de l’élection du nouveau chef de gare. Les chasseurs de têtes avaient bel et bien rabattu un petit cheptel de bêtes rares prêtes à redresser les aiguillages des chemins de fer mais finalement, ce fut la couleur du poil du cervidé Cornu qui détermina le choix du gouvernement. En conclusion, pourquoi chercher le plus beau ramage si un bon plumage nous permet de ne plus en faire tout un fromage?

[Suivez Bruno Coppens sur Twitter]

 

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