"Pour vivre heureux, vivons casqués"

©Sofie Van Hoof

La semaine dernière, je vous parlais des chambouleversements observés depuis le 1er janvier(1). Nos plaques tectoniques vacillent, c'est sûr. Le mot "tectonique" lui-même qui associe duex éléments si opposés dans la réalité, "TEC" et "tonique", le manifeste fortement: nos repères se percutent. Voici les folles trahisons qui ont provoqué récemment des mutations majeures.

Commençons par le tsunami "Hollande-Gayet". La secousse sismique qui a ébranlé le monde entier jaillit d'une révélation: la France possède une arme de séduction massive, François 1er. Vous le croyiez sec-symbol? La découverte de son côté glamour fait du coup passer l'apparition du Bozon de Higgs pour un cadeau plastique dans un "Pif-Gadget". Hollande, un poil plus humble que Sarko en ce domaine, croyait pouvoir garder secrètes ses galipettes genre "pour vivre heureux, vivons casqués" mais il s'y est mal pris, c'est sûr.

Il aurait dû prendre exemple sur l'autre scandale du moment: "l'affaire H-H: Halliday-Helvétie". Johnny aussi a une maîtresse mais il ne s'en cache pas, lui! Comme on n'est jamais mieux selfie que par soi-même, il se photographie partout avec dans le cadre, son amante: Los Angeles. Pour le coup, c'est toute la Suisse qu'il cocufie, ce pays où il avait pognon sur rue et où il avait accepté de séjourner la moitié de l'année. Piquée au vif, la Suisse parodie Serge Lama en chantant: "Je suis cossu mécontent!" et notre Johnny national de lui répondre en empruntant à un autre Serge: "Je pars, mes gains s'barrent, j' suis une vieille canaille!" Halliday est-il déjà "HS"? Non! Pas hors-service mais hors-Suisse? A suivre...

Si Halliday a été facilement géolocalisé par la smartfaune toujours en chasse, François Hollande, lui, on peut désormais facilement le géopoliticaliser: du côté de l'Allemagne sous le règne de Gerhard Schroëder. Tout le déballage autour de Julie Gayet croqué avec délice par les mâch-media a failli "paparasiter" le discours politique du président dans lequel il avouait publiquement son autre liaison du moment: la social-démocratie. Là, c'est tout le peuple français de gauche qui est cocu. 2 adultères pour le prix d'un? Le Flamby s'est durci. Remarquez, s'il fait grimper aux rideaux au moins une Française, il se place déjà dans une démarche de reconquête de son électorat totalement déçu.

Suisse et France, toutes deux cocufiées. Et la Belgique alors, elle sent le pâté? Rassurez-vous, nous avons aussi un très bel adultère! Olivier Maingain, cocufié récemment par Damien Thierry, est parti illico au front et vient de piquer au MR l’ex-mayeur non nommé de Wezembeek-Oppem, François van Hoobrouck. La trahison lui donne des ailes. Olivier, on le sent bien, tuerait père MR pour arriver à ses fins.

Les réactions aux séismes sont, on le voit, à géométrie variable. En France, Valérie s'est effondrée face aux aveux de son compagnon concupiscent, Olivier lui, est plutôt genre... cocupuissant. Et quand on se dit que la campagne ne fait que commencer ici et en France, je crois que la guerre 14-18 aura un centenaire à la hauteur du carnage qu'elle provoqua.

(1) "Janus dei", "L’Echo" du samedi 18 janvier 2014.

[Suivre Bruno Coppens sur Twitter.]

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés