billet

Tout conte fée

Humoriste

L'humeur de Bruno Coppens.

« Petit Papa Noël, quand tu descendras en présentiel». Hum. Ça sonne moins bien. Mais pourquoi cette fixette sur Noël? Avec l’annonce du vaccin de Pfizer-BioNTech, de
Moderna, sans oublier le Sputnik V, on les a, nos rois mages apportant le cadeau de Noël attendu comme le Messie! Évidemment, ces vaccins lancés peu avant les fêtes, ça paraît trop bio pour être vrai et le cri mercantile: « Il est efficace, mon vaccin, très efficace!» est fort peu compatible avec une démarche strictement scientifique mais l’essentiel est là: le Covid-19 voit désormais son pronostic viral engagé.

Ce qui me trouble est l’annonce de la N-VA sur le taux d’efficacité du Bart De Wever:
96,8%, mieux que les autres vaccins! Faut-il du coup privilégier le Bart, déjà en libre service chez nous ? Au regard des inoculations distillées dans les discours du
Bart pour éradiquer le virus contaminant le Sud, le « socialismus consanguinus »,
constatons que la vaccination après x années est un échec et ses effets secondaires,
multiples, comme par exemple l’hypertension artérielle chez les élus lors d’une formation de gouvernement.

Au fond, pour les vaccins, l’essentiel, c’est ce que j’appelle « les fées d’annonce».
Bruno Coppens

Pour nous guérir, Bart est aussi désirable que Joe Biden dans le Bureau ovale avant mi-janvier. Au fond, pour les vaccins, l’essentiel, c’est ce que j’appelle « les fées d’annonce ». Petit, on a cru aux derniers mots des contes: « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants». Là, on croit secrètement que « si les rois mages se rassemblent à notre plumard, nous serons les phénix des hommes aux abois ». Nous renaîtrons! On veut y croire comme au Père Noël, à St Nicolas!

La lettre de Frank Vandenbroucke ressemble aussi à un vaccin par sa poésie
saintexupérienne: « Chaque enfant est un héros ». Et si on tentait la poésie? Et si le
ministre écrivait une lettre à tous les Belges pour les encourager à se faire vacciner?
Le Renard du Petit Prince pourrait l’inspirer: « Je ne suis pour toi qu'un vaccin semblable à 167 autres vaccins. Mais, si tu me fais confiance, nous aurons besoin l'un de l'autre. Je serai pour toi unique au monde…»

De la poésie pour souder un peuple. Vous souriez? Mais la poésie est si puissante qu’elle peut guérir. Vraiment! Joe Biden en est la preuve vibrante. Enfant, il bégayait, on le surnommait Bi…Bi alors il se récita longtemps des poèmes pour combattre son handicap. Peut-être l’Albatros de Baudelaire! L’image du poète «exilé sur le sol au milieu des huées » ressemble à petit Jo, moqué à la récré. « Ses ailes de géant l'empêchent de marcher». Guéri, Joe Biden vient de prendre son envol.

Les mots ont un vrai pouvoir. « Chaque enfant est un héros »… Je pense aux mots de Kamala Harris annonçant devenir la première vice-présidente des USA: « Chaque petite fille regardant la télévision ce soir sait que dans ce pays, tout est possible! »
« Tout est possible ». Moi, c’est ce genre de mots qui, tout conte fée, allument une lueur d’espoir au coeur de ce tunnel dans lequel nous sommes tous plongés depuis trop longtemps. Et vous?

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