Taxes et frais: l'actionnaire paie jusqu'à cinq fois!

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Le petit actionnaire est devenu la tête de turc des gouvernements successifs. Actuellement, un investisseur peut s'acquitter jusqu'à cinq frais et taxes différents lorsqu'il achète et détient des actions cotées en Bourse.

En attendant de voir ce que le gouvernement Michel sortira de son chapeau en matière de taxation sur les plus-values pour satisfaire aux états d'âme du CD&V voici déjà un aperçu de ce qu'un investisseur lambda doit s’acquitter comme taxes et frais lorsqu’il souhaite acheter ou vendre des actions cotées en Bourse.

1. La taxe sur les opérations de Bourse (TOB). Elle est passée en 2015 de 0,25% à 0,27% avec toutefois un plafond fixé à 800 euros et est due lors de l’achat ou de la vente de titres. La taxe sur la spéculation (voir plus bas) mise en place en janvier 2016 a eu comme effet pervers de réduire les mouvements boursiers et donc d’amputer sérieusement les montants tirés de la TOB.

2. La taxe sur les plus-values également appelée taxe sur la spéculation. Elle a été mise en place en janvier 2016. Son principe est le suivant : le bénéfice (plus-value) d’un achat-vente d’actions réalisé dans un laps de temps inférieur à six mois se voit ponctionné de 33%. Cette taxe ne concerne ni les obligations, ni les sociétés immobilières réglementées (SIR, les anciennes Sicafi).

3. Les frais de courtage. Il faut rémunérer votre intermédiaire financier qui se charge de vos opérations de Bourse. Ces frais peuvent varier fortement d’une institution à une autre. Et, comme le signale très justement le site wikifin.be, lorsque vous achetez des actions cotées dans une bourse étrangère, vous devez également tenir compte des frais et taxes qui y sont en vigueur.

4. Les frais de garde. Finie la vieille époque où vous pouviez glisser vos actions sous votre matelas ou dans un coffre-fort. Elles sont aujourd’hui dématérialisées ce qui signifie qu’elles restent inscrites dans un compte-titres détenu auprès d’un intermédiaire financier qui, là aussi, vous présente la facture.

5. Le précompte mobilier. Il s’agit d’une taxe qui frappe la redistribution des bénéfices (déjà taxés au demeurant) de l’entreprise parmi les petits porteurs sous la forme des dividendes. Il s’élève actuellement à 27%. Petite exception pour les Sir qui investissent au moins 60% dans des bâtiments principalement destinés aux soins de santé. Dans ce cas, il sera limité à 15%. Si un petit porteur belge détient des actions étrangères qui versent des dividendes, il devra s’acquitter du précompte belge et de celui en vigueur dans le pays de la Bourse d’origine. En théorie, il est possible de récupérer ce précompte étranger mais dans la pratique le jeu n’en vaut réellement la chandelle que pour des positions importantes.

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