Kris Peeters: "je suis inquiet"

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A la mi-octobre, la Belgique devra rendre sa feuille de route budgétaire à la Commission européenne. Mais pour Kris Peeters, l'équilibre budgétaire en 2018 ne va plus de soi. "Je suis préoccupé par le risque que les économies pèsent sur la croissance et la création d'emploi."

D'après le dernier rapport du Comité de monitoring, s’ils veulent rester dans les clous européens, Charles Michel et ses ministres doivent trouver 2,4 milliards d’euros pour boucler l’ajustement 2016 et surtout le budget 2017.

Les travaux budgétaires reprennent en cette fin de vacances estivales, et ce n'est donc pas facile. A la mi-octobre, la Belgique doit rendre sa feuille de route budgétaire à la Commission européenne.

Après plusieurs expressions en ce sens au sein des partis du gouvernement fédéral N-VA et MR, c'est au tour du CD&V d'affirmer que l'assainissement des finances publiques ne doit pas grever la création d'emploi et la reprise frémissante. C'est ce qu'a expliqué dans une interview au "Standaard" le chef de file des chrétiens-démocrates flamands au gouvernement fédéral, Kris Peeters.

Pour maintenir la trajectoire du retour à l'équilibre budgétaire structurel en 2018, comme convenu avec la Commission européenne, le gouvernement fédéral doit trouver 2,4 milliards d'euros pour 2016 et 2017, avait indiqué le comité de monitoring en juillet dernier.

"En tant que ministre de l'Emploi et de l'Économie, je suis préoccupé par le risque que les économies pèsent sur la croissance et la création d'emploi", commente Kris Peeters dans De Standaard.

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Il souhaite que le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) et la ministre du Budget Sophie Wilmès (MR) déterminent si 2018 reste bien l'objectif. "Car ce sont eux qui devront défendre le budget auprès de l'Europe".

Le quatrième parti de la coalition fédérale, l'Open Vld, s'accroche quant à lui à l'équilibre en 2018, encore que...

"Le prélèvement public reste très élevé", maintient le vice-Premier ministre libéral flamand Alexander De Croo. "On ne va pas me dire qu'il n'y a plus de marges pour faire des économies intelligentes". Mais si à ses yeux, 2018 reste l'objectif jusqu'à nouvel ordre, "nous avons toujours dit que la première chose à faire, c'est de mener des réformes bénéfiques pour la création d'emploi et la croissance".

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