La N-VA table toujours sur l'équilibre en 2018

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Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt rappelle qu'il veut atteindre l'équilibre en 2018, en réponse au vice-Premier ministre Kris Peeters (CD&V) qui a peur pour l'emploi et la croissance si on poursuit les efforts budgétaires.

Le retour à l'équilibre structurel en 2018, comme le prévoit l'accord de gouvernement, reste le point de départ, selon le ministre des Finances Johan Van Overtveldt. Toucher à cet objectif ne pourra se faire que via une décision portée par l'ensemble du gouvernement, a-t-il averti après que le vice-Premier ministre CD&V Kris Peeters a invité à ce que l'assainissement budgétaire ne porte pas atteinte à la création d'emplois et à la timide croissance qui est observée.

"Une réforme en profondeur de notre impôt des sociétés est plus que nécessaire, ainsi qu'une adaptation structurelle de notre marché du travail et des mesures encourageant les investissements dans l'infrastructure."
Johan Van Overtveldt
Ministre des Finances

"Il doit encore être possible de réaliser des efforts avec plus d'efficacité et d'engendrer des économies socialement responsables quand on constate que le niveau des dépenses publiques continue de dépasser les 50% du PIB en Belgique", a indiqué le ministre N-VA. Les objectifs budgétaires seront à chaque fois mis en péril si la souplesse de notre économie n'est pas renforcée, a-t-il averti. C'est la raison pour laquelle "une réforme en profondeur de notre impôt des sociétés est plus que nécessaire, ainsi qu'une adaptation structurelle de notre marché du travail et des mesures encourageant les investissements dans l'infrastructure".

Une économie ouverte

Johan Van Overtveldt s'inscrit en faux contre l'argument selon lequel la poursuite de l'assainissement pourrait mettre à mal le relèvement de l'économie. "Cette argumentation résonne comme du keynésianisme dépassé", a-t-il réagi. "La Belgique est une économie ouverte, de petite taille. Notre position concurrentielle internationale est bien plus importante pour l'évolution de la croissance et la création d'emplois. De plus, une réduction du déficit promue par des mesures d'économies accroîtra la confiance des consommateurs et des entreprises et dynamisera les dépenses et la croissance", a-t-il conclu.

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