Pour Kris Peeters, le CD&V a toujours sa place au gouvernement

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Le patron de la Mutualité Chrétienne prévient: les économies réalisées par le gouvernement Michel sur les mutualités auront des répercussions sur l'emploi et donc, sur la qualité du service. Kris Peeters tempère.

"Les gigantesques économies fédérales menacent la qualité de notre service. Les gens malades et vulnérables en sont les principales victimes", a déclaré lundi, Luc Van Gorp, le nouveau président de la Mutualité Chrétienne (MC) dans une tribune d'opinion publiée dans le journal De Standaard. Le CD&V est une nouvelle fois critiqué par une organisation proche du parti.

Il s'agit de la première sortie de Luc Van Gorp qui a succédé à Marc Justaert en juillet dernier. Le patron de la MC prévient que les économies réalisées par le gouvernement Michel sur les mutualités auront des répercussions sur l'emploi et donc, sur la qualité du service.

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A partir de 2016, les mutualités devront fournir un effort structurel de 50 millions d'euros. A partir de 2018, cet effort grimpera à 100 millions d'euros. Luc Van Gorp parle de "gigantesques" économies en plus des nombreux efforts réalisés par le passé.

  "Le glissement fiscal (taxshift) est important pour créer de l'emploi, mais je comprends aux réactions qu'il faut encore beaucoup communiquer", a réagi le vice-Premier ministre CD&V et ministre de l'Economie, Kris Peeters, à ces critiques. On ne reviendra cependant pas sur cet effort budgétaire. "Ce montant est clairement inscrit."

Le gouvernement se réunira à nouveau le 28 août. Kris Peeters insiste sur le fait que l'accord contient les grands éléments du plan "3D" avec lequel le parti s'est présenté aux élections de mai 2014. Ce n'est qu'à l'automne que la discussion sur le saut d'index, l'impôt sur la fortune et la taxe juste a éclaté. "Nous avons essayé d'arriver à un consensus", affirme Kris Peeters, qui renvoie à la taxe sur la spéculation et à l'augmentation du précompte mobilier.

Malgré les critiques, Kris Peeters estime que le CD&V a toujours sa place dans un gouvernement fédéral avec la N-VA, le MR et l'Open Vld. "Nous avons pris un engagement dans des circonstances difficiles. Quand il s'agit d'emplois et de protection des acquis sociaux, il est nécessaire que le CD&V fasse la différence", conclut le vice-premier ministre.

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De son côté, le cabinet de la ministre De Block a souligné que les administrations publiques devraient aussi procéder à des économies sur leurs frais de fonctionnement. "Il est donc logique que les organisations chargées de la mise en oeuvre des politiques, en dehors de la sphère du pouvoir, produisent elles-mêmes un effort". Pour Mme De Block, chacun doit apporter sa pierre à l'édifice. "Il s'agit d'une condition importante pour maintenir des soins de santé de qualité, durables et accessibles. Sous les précédents gouvernements, on attendait des effort de même nature de la part des mutuelles", a-t-elle fait savoir.

Maggie De Block a par ailleurs indiqué qu'elle organiserait une concertation avec les mutuelles pour examiner les modalités des économies à réaliser.  Pour la ministre, il ne s'agit pas que d'argent au sens strict, mais de simplification des procédures, d'informatisation, d'évolution du service au patient et de modernisation du rôle des mutuelles dans la gestion de l'assurance maladie-invalidité.

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