Pour l'heure, la Belgique échappe à la sanction budgétaire

©Thierry du Bois

La sentence suintait déjà de toutes les lignes écrites sur la Belgique dans le cadre des prévisions économiques d’automne, dévoilées il y a deux semaines par la Commission européenne. Rendue publique aujourd’hui, elle ne surprendra donc pas grand monde.

L’exécutif européen affirme que la Belgique présente un "risque de non-conformité" et craint que son épure budgétaire, cru 2018, ne débouche sur une "déviation significative" par rapport à ses engagements budgétaires. Une conclusion qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle déjà rendue l’an passé, à la même période.

Et pour cause. Si 2017 a tenu ses promesses, 2016 était une année perdue sur le plan budgétaire, et 2018 affiche déjà ses faiblesses. Pas étonnant donc que l’Europe, qui aime considérer les années par paires, tique de la même façon sur le couple 2017-2018 que sur le tandem 2016-2017.

Sanction à la clé? Il n’en est, pour l’heure, pas question. La Commission se limite, dans un premier temps, à demander aux autorités de prendre toutes les mesures nécessaires afin de coller à nouveau au rythme convenu d’assainissement des finances publiques. Pour le reste, rendez-vous est fixé en mai prochain, lors des prévisions économiques de printemps. Un rendez-vous pas si innocent: à cette date, les chiffres définitifs 2017 de la dette belge devraient être connus.

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