Les "présidents à vie" ont la peau dure

En 2013, Paul Kagame remplissait son devoir électoral pour choisir les députés de la nation rwandaise. Députés qui viennent d'ouvrir un boulevard constitutionnel pour maintenir le président Kagame au pouvoir jusqu'en 2034. ©REUTERS

Avec les révisions constitutionnelles au Rwanda, au Burundi et au Congo, les mandats présidentielles en Afrique se prolongent de manière inquiétante.

Ces derniers jours, le Rwanda et le Congo (Brazzaville) ont tous les deux adopté une réforme de leur Constitution pour permettre à leurs présidents respectifs, Paul Kagamé et Denis Sassou Nguesso, de rester au pouvoir. Plus tôt cette année, le Burundais Pierre Nkurunziza n’a pas hésité à employer la manière forte pour s’accrocher à son fauteuil. Rien de neuf sous le soleil…

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Ces épisodes viennent s’ajouter à une longue liste d’Etats africains qui ont modifié leur Constitution pour permettre à leurs dirigeants de se maintenir au pouvoir. En 2008, c’était le cas par exemple en Algérie et au Cameroun pour autoriser les réélections d’Abdelaziz Bouteflika (au pouvoir depuis 1999) et de Paul Biya (au pouvoir depuis 1982). L’Ouganda, le Tchad, le Togo, entre autres, sont également concernés.

©AFP

Dans ce paysage, une exception: le Burkina Faso, où Blaise Compaoré a été chassé par la rue. Et une grande incertitude: la République démocratique du Congo, où les intentions de Joseph Kabila sont encore floues.

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