Publicité
interview

1,8 milliard d'euros à trouver: pourquoi, comment?

©BENOIT DOPPAGNE/BELGAPLUS

Hervé Jamar, ministre du Budget, commente le constat établi par le Comité de Monitoring: un effort budgétaire supplémentaire à réaliser de 1,760 milliard pour 2015 et 2016. Pourquoi un tel déficit est-il apparu? Il pointe les effets de la réduction de la TVA sur l'électricité.

Hervé Jamar, ministre du Budget, s'explique sur le constat du Comité de Monitoring: l'effort budgétaire supplémentaire à réaliser sera de 1,760 milliard pour les années 2015 et 2016. Comment cela est-il possible, que va décider le Fédéral? Le ministre répond à Martin Buxant (L'Echo) dans le cadre de l'émission "L'Invité" sur Bel RTL ce vendredi matin.

Comment les experts de l'administration des finances se sont-ils trompés sur les montants à transférer aux Régions (plus de 600 millions d'euros)? Il parle d'une bonne foi de tout le monde, tant aux Finances que dans le monde politique. C'est plutôt une question de vérification des chiffres et d'échantillonnages, à l'entendre.

"C'est un peu comme les sondages, parfois on peut se tromper."

Quid des conséquences? Le Fédéral avait été prudent, mettant de l'argent de côté, rassure Jamar.

Des têtes doivent-elles rouler au SPF Finances? Non, sauf volonté manifeste de quelqu'un d'avoir engendré de telles erreurs.

 

• Mais pourquoi un tel déficit dans le budget? "Un problème au niveau des recettes fiscales, de la TVA. Plus de 500 millions en moins avec les effets de la réduction de la TVA sur l'électricité", explique Jamar, insistant que cela reste à vérifier.

• Comment faire? Quelles pistes pour rester dans les clous budgétaires? "Je crois à une meilleure perception, une meilleure synergie", répond le ministre. Le déficit de 2015 devrait donc être résorbé par des économies, à entendre Jamar.

Donc, pas de nouveaux impôts?

"Je ne suis pas le seul à décider."

 

• Va-t-il falloir postposer la réforme fiscale, vu qu'il faut résorber le déficit 2015, préparer le budget 2016 et que cela fait beaucoup de choses à la fois? Ca va être juste d'être prêt à temps. Il faut  remettre pour le 15 octobre le premier plan européen, et en terme de lois fiscales, ça doit être applicable au 1er janvier de l'an prochain. "Il ne faut pas traîner..." Priorité donc sur le budget. "Mais rien n'empêche de tout mettre en corrélation, dont les grandes pistes de la réforme fiscale.

Quand va-t-on baisser les impôts des gens qui travaillent? "Les grandes pistes vont être dessinées tout prochainement pour qu'elles soient applicables en 2016". Et quelles sont ces pistes? Rien de neuf parmi les idées évoquées. Réduire les charges sur le travail, changer l'IPP pour les bas et moyens traitements, se concentrer sur les pollueurs/fraudeurs, sur la fiscalité environnementale...

 

→ Ci-dessous, l'interview en intégral.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés