Alda Greoli: "Nous allons faire émerger de superbes perles"

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Alda Greoli, ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles, est en ce moment à Cannes pour assister à la 70ème édition du festival. Bien qu'il n'y ait aucun film belge en compétition cette année, la ministre rappelle que les Belges sont toutefois présents à travers de nombreuses co-productions. Elle assure également que Netflix est utile, mais qu'il devrait apporter une contribution financière au monde du cinéma.

Alda Greoli, ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles, assiste en ce moment à la 70e édition du Festival de Cannes, une édition qui se déroulera jusqu'au 28 mai. "Il n'y a aucun film belge en compétition cette année, mais les Belges sont vraiment bien présents. Avec Cécile de France, Jérémie Renier ou bien d'autres, dans d'autres films coproduits par nous, nous sommes bien là", assure Alda Greoli au micro de Martin Buxant sur Bel rtl.

"Ce n'est pas parce que les Frères Dardenne ne propose rien qu'on a rien à proposer officiellement."
Alda Greoli

"Ce n'est pas parce que les Frères Dardenne ne propose rien qu'on a rien à proposer officiellement. Nous sommes dans beaucoup de co-productions mais le grand public n'est pas toujours au courant. En compétition officielle, il n'y a que 20 films donc il faut regarder l'ensemble de la compétition. La place des Belges dans le cinéma aujourd'hui est très grande", précise la ministre qui défend bec et ongles notre cinéma.

"On fête les 50 ans d'aide au cinéma belge francophone le 15 juin prochain, sans cette aide, il n'y aurait jamais eu les Frères Dardenne à Cannes ?", demande Martin Buxant. "Effectivement, nous pouvons en être assez fiers. Le tax shelter mis en place par l'Etat fédéral joue et jouera dans les années à venir un rôle fondamental. Ce sont 10 millions qui sont mis par la  Fédération Wallonie-Bruxelles pour soutenir notre cinéma et cela permet de faire émerger de superbes perles", répond Alda Greoli.

"Dans le cinéma, c'est comme dans le reste, nous faisons des choses qui partent d'un très bon sentiment mais qui sont souvent compliquées."
Alda Greoli

La ministre de la Culture vient de revoir le décret cinéma afin de doper la promotion de nos films encore trop peu vus par le public francophone belge. Elle s'explique: "Dans le cinéma, c'est comme dans le reste, nous faisons des choses qui partent d'un très bon sentiment mais qui sont souvent compliquées. On a adapté le décret cinéma à la réalité d'aujourd'hui: longueur de films, temps pour écrire un scénario,...Nous mettons également en évidence nos particularités: mieux soutenir le court-métrage, les premiers films."

Une polémique avait eu lieu dès l'annonce de la sélection officielle du fait de la présence en compétition de deux films produits par Netflix : Okja et The Meyerowitz Stories. Netflix bouleverse le petit monde du cinéma puisque ses films sortent directement sur son service, sans passer par une sortie en salle. Après qu'une rumeur ait circulée indiquant que ces deux films seraient exclus, le festival a toutefois décidé de les maintenir mais a exigé que, dès l'année suivante, un film créé pour un service de vidéo à la demande devra tout de même sortir en salle s'il est sélectionné.

"Il faut intégrer les nouveaux modes de consommation comme Netflix mais j'attends de lui, comme des autres plateformes de téléchargement, qu'il participe au soutien du secteur."
Alda Greoli

Face à cette polémique et à l'arrivée de Netflix, Alda Greoli a une proposition: "Il faut intégrer les nouveaux modes de consommation comme Netflix mais j'attends de lui, comme des autres plateformes de téléchargement, qu'il participe au soutien du secteur. Je pense que Netflix est utile mais il doit soutenir le cinéma."


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