"Quand on crée des flexijobs, on ne pleure pas les pertes d'emplois"

©doc

Après l'annonce du bain de sang social chez Carrefour Belgique, Delphine Latawiec dénonce l'hypocrisie des réactions du monde politique.

A l'annonce du plan de Carrefour Belgique, le politique est monté au créneau. Une belle hypocrisie, lance Delphine Latawiec, représentante de la CNE.

"Nous n'attendons rien du politique", lance-t-elle sur les ondes de Bel RTL. "J'ai vécu le conflit chez Delhaize. Nous avons été reçus rue de la Loi. Nous avons fait un communiqué commun et puis rien. Nous n'avons plus jamais été invités."

Les réactions politiques de ce jour sont malvenues, pour la syndicaliste. "C'est une hypocrisie complète. Si le gouvernement veut faire quelque chose, c'est via des lois. Mais quand on crée les flexijobs, il ne faut pas pleurer quand il y a 15 jours plus tard des pertes d'emplois".

Les syndicats vont donc prendre seuls leur bâton de pèlerin pour négocier avec Carrefour et tenter de réduire cette facture sociale au maximum. "Alexandre Bompard a dit en France, que les suppressions d'emploi ne se feraient que via des départs volontaires. Pourquoi ce serait différent en Belgique."   

Avant tout la syndicaliste veut analyser la situation: est-ce vraiment indispensable de fermer des magasins? De procéder à des licenciements?

Sur le terrain, 15 magasins de la région bruxelloise resteront portes closes ce vendredi. Le mouvement devrait s'étendre vers Namur et Liège. Les Markets se réunissent, eux, en assemblée générale. Delphine Latawiec dit par contre ne pas avoir d'information de la situation en Flandre.

Ces fermetures devraient perdurer ce week-end avec lundi une nouvelle réunion syndicale pour faire le point.

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