Jordi Sanchez, l'improbable président catalan?

Jordi Sanchez ©AFP

Suite au retrait de Carles Puigdemont de la course à la présidence de la Catalogne, le président du Parlement convoque un débat sur l'investiture de Jordi Sanchez la semaine prochaine. L'incertitude règne toutefois sur sa nomination puisqu'il est en détention...

Quel président pour la Catalogne? Le dirigeant indépendantiste Carles Puigdemont s'est retiré de la course la semaine dernière. En exil à Bruxelles, il aurait dû au préalable se livrer à la justice s'il voulait participer au débat d'investiture au parlement de Barcelone, selon les conditions posées par la Cour constitutionnelle. Il a donc finalement retiré sa candidature afin de faciliter, dit-il, la formation rapide d'un gouvernement indépendantiste en Catalogne.

Le président du parlement de Catalogne a alors porté son choix sur un autre candidat. Il propose désormais l'indépendantiste Jordi Sanchez. Ce nom avait aussi été évoqué par Carles Puigdemont. Ce mardi matin, il a convoqué pour le 12 mars le débat d'investiture.

Jordi Sanchez, 53 ans, a toutefois très peu de chances de devenir effectivement président de cette région de 7,5 millions d'habitants. L'homme est inculpé pour "sédition" et en détention provisoire près de Madrid depuis le 16 octobre. De plus, les divisions au sein du camp indépendantiste sont nombreuses.

Roger Torrent, président du parlement catalan ©AFP

Le président du parlement catalan, l'indépendantiste Roger Torrent, "l'a proposé, constatant, après les consultations avec les groupes politiques qu'il a faites aujourd'hui, que c'est lui qui dispose du plus grand nombre de soutiens", indique néanmoins le communiqué du parlement catalan.

Les obstacles sur la route de Jordi Sanchez?

• Pour défendre son programme devant les députés, Jordi Sanchez doit obtenir l'aval du juge chargé de l'enquête qui le vise. Chose peu probable.

• Deuxième point: si le débat a finalement lieu, il devra obtenir la majorité absolue des voix, soit 68 sur 135, pour être investi. Bien que les partis indépendantistes disposent de 70 sièges depuis les élections régionales du 21 décembre, ce vote n'est pas gagné d'avance:
→ les quatre élus de la CUP (extrême gauche) sont réticents à l'investir
→ deux députés, Carles Puigdemont et Toni Comin, se sont exilés en Belgique et ne pourront pas prendre part au vote

Une seconde séance, où la majorité simple suffirait à Jordi Sanchez, serait alors organisée deux jours après le vote.

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