La Catalogne veut rester dans le flou

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Le second ultimatum de Madrid ne devrait pas davantage débloquer la situation que le premier. Alors que le gouvernement espagnol attend de Barcelone un "oui" ou "non" clair à la proclamation d'indépendance, les autorités de Catalogne ne semblent pas décidées à apporter une réponse différente à celle donnée lundi.

Madrid a demandé aux autorités de Catalogne d'indiquer clairement d'ici jeudi 10h si oui ou non elles proclament l'indépendance de la région. La réponse risque une fois de plus de ne pas satisfaire le gouvernement espagnol. "La réponse du gouvernement catalan à Madrid sera identique jeudi à celle apportée lundi sur la question de la proclamation de l'indépendance," affirme un porte-parole. "Renoncer n'entre pas dans les scénarios du gouvernement", ajoute Jordi Turull. "Jeudi, nous ne dirons rien de différent de ce qui a été dit lundi".

Lundi, Carles Puigdemont le leader catalan n'avait apporté aucune précision sur la question. Il s'était limité à inviter Madrid au dialogue et à rencontrer "le plus rapidement possible" le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.

La Catalogne reste divisée sur son indépendance. Puigdemont considère, lui, avoir reçu un mandat pour faire sécession lors du référendum interdit du 1er octobre. Il a pourtant dans la foulée suspendu la déclaration d'indépendance pour laisser sa chance au dialogue. A Madrid, Mariano Rajoy attend, lui, une position "claire" sur l'indépendance avant d'envisager des pourparlers. Faute de clarté, il agite l'article 155 de la Constitution, qui permet de suspendre l'autonomie de la Catalogne.

En attendant, face à cette incertitude, les entreprises quittent les unes après les autres la Catalogne. L'activité touristique est en berne (-15% depuis la tenue du réferendum) et les réservations ne s'annoncent guère meilleures (-20% des réservations d'hôtels et des transports d'ici la fin de l'année). 

La Cour constitutionnelle invalide la loi référendaire catalane

La Cour constitutionnelle espagnole invalide la loi référendaire adoptée le 6 septembre par le gouvernement régional catalan et prévoyant la tenue de la consultation du 1er octobre dernier sur l'indépendance.

La cour avait suspendu dès septembre la loi référendaire afin de se prononcer sur son caractère légal, mais le gouvernement de la Généralité avait décidé de passer outre et d'organiser malgré tout le référendum.

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