La présidente du parlement catalan est sortie de prison

Carme Forcadell peut sortir de prison. ©REUTERS

La présidente du parlement pouvait sortir de prison si elle payait une caution de 150.000 euros. C'est fait. Carme Forcadell a quitté la prison.

Le Tribunal suprême espagnol avait ordonné jeudi soir que la présidente indépendantiste du parlement catalan, Carme Forcadell, soit placée en liberté conditionnelle contre versement d'une caution de 150.000 euros, le temps que soit bouclée l'enquête sur son rôle dans le processus indépendantiste en Catalogne.

Carme Forcadell devait rester en détention provisoire tant qu'elle n'aura pas versé la caution. La présidente du parlement a versé la caution permettant sa sortie de prison ce vendredi. Elle est sortie de l'établissement pénitentiaire peu après.

Carme Forcadell sera placée sous contrôle judiciaire, impliquant notamment l'obligation de se présenter une fois par semaine devant un juge.

Cinq autres membres du parlement catalan, accusés de sédition, rébellion et détournement de fonds publics, ont été entendus hier par le Tribunal suprême. Sont par ailleurs également en détention provisoire huit anciens membres du gouvernement catalan, dont son vice-président Oriol Junqueras, ainsi que et les dirigeants de deux associations indépendantistes, en l'attente de leur procès pour leur rôle dans le processus indépendantiste.

Carme Forcadell sera placée sous contrôle judiciaire, impliquant la remise de son passeport, l'interdiction de sortie du territoire espagnol et l'obligation de se présenter une fois par semaine devant un juge.

Saisie de la CEDH

Par ailleurs, on a également appris ce vendredi que Carme Forcadell et le président destitué de Catalogne Carles Puigdemont ont tous les deux déposé une requête contre Madrid auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

©EPA

La CEDH a confirmé que cette requête, reçue le 18 octobre, émanait de la présidente du parlement catalan. Et l'un des signataires est Carles Puigdemont. Carme Forcadell et 76 autres requérants, en l'occurrence des députés du parlement de Catalogne, se plaignent de l'interdiction qui leur avait été faite d'une date de réunion en plénière par la cour constitutionnelle espagnole qui portait sur la déclaration d'indépendance.

L'affaires doit, dans un premier temps, être communiquée à Madrid et la CEDH dira ensuite si elle est ou non recevable.

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