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Lors de son discours au Bozar, Puigdemont remercie "ses amis de la N-VA"

"Bien sûr que nous sommes Espagnols!" Au Parlement européen, le patron des patrons catalans vient défendre une Catalogne espagnole. Un peu plus tard, les 200 bourgmestres catalans présents à Bruxelles se sont réunis à Bozar pour écouter le discours de Puigdemont.
  • Johan Van Overtveldt critique Madrid

    Comme pour justifier sa dénomination d'"ami" de Puigdemont, le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) s'est montré critique face aux autorités espagnoles. "Que des personnes se trouvent en prison pour des opinions politiques dans un pays démocratique, c'est une situation étrange", a-t-il déclaré sur le plateau de l'émission Terzake.

    Le nationaliste flamand s'est également demandé si Madrid et le Premier ministre Manuel Rajoy seront en mesure d'accepter les résultats des élections anticipées qui se tiendront en Catalogne le 21 décembre, et où les indépendantistes pourraient l'emporter.

    M. Van Overtveldt a par ailleurs estimé que les remerciements adressés à son parti par le président catalan destitué Carles Puigdemont n'étaient pas "gênants"

    Au cours des derniers jours, plusieurs personnalités de la N-VA ont critiqué les positions de Madrid face aux indépendantistes catalans. Geert Bourgeois, Jan Jambon, Zuhal Demir ou encore Bart De Wever ont fustigé l'attitude des autorités espagnoles.

  • Le meeting se termine avec une séance photo des bourgmestres et de leur président, Carles Puigdemont.

  • Fin du discours de Puigdemont

    L'assistance l'acclame à tout rompre. Le meeting se termine avec l'hymne catalan.

  • "A tous les acteurs qui vont participer à cette élection, êtes-vous prêt à accepter le résultat? Nous oui"

    "L'Etat espagnol est furieux du tsunami démocratique qu'il a vécu le 1er octobre. On doit vaincre tous ensemble ce coup d'Etat. J'invite les autorités à veiller à la normalité démocratique des prochaines élections. J'exige le respect du résultat. A tous les acteurs qui vont participer à cette élection, êtes-vous prêt à accepter le résultat? Nous oui", clame le dirigeant déchu.

  • "Nous ne renoncerons jamais à notre idéal de pays"

    "Nous ne renoncerons jamais à notre idéal de pays. Je suis le 130e président de la Catalogne, il y a une histoire de notre pays. On en est fier, on a le devoir de le défendre. La société catalane sortira plus forte, plus renforcée et plus décidée à défendre ses droits. Le fascisme de l'Espagne se fait dans l'impunité totale et le parti au pouvoir n'a aucune honte à revendiquer ce fascisme", déclare Puigdemont.

  • Puigdemont s'exprime

    Le leader catalan commence par remercier "ses amis de la N-VA" qui ont permis l'organisation de cette journée. "Il doit y avoir une réaction de l'Europe contre ces abus", clame Carles Puigdemont. "Ce coup d'Etat contre un gouvernement légitime n'est pas normal. Nos collègues en prison ont été maltraités, l'Espagne devra répondre devant la justice internationale", poursuit-il.

  • "Des hommes politiques sont mis en prison pour leurs idées. Vous devez agir!"

    "Le conflit n'est pas entre la Catalogne et l'Espagne. C'est un conflit entre un Etat pacifique qui a voté pour ce qu'il voulait et un Etat qui a utilisé la répression et la violence. L'Europe a été créée pour éviter la répression, alors écoute Europe, tu ne peux pas laisser les choses aller comme ça", affirme un bourgmestre.

    "Nous serons libres. MM. Tusk, Juncker, Macron, Mme Merkel, des hommes politiques sont mis en prison pour leurs idées. Vous devez agir!", clame une autre.

  • "Nous venons ici pour témoigner devant l'Europe"

    "Nous sommes le gouvernement légitime de la Catalogne. Nous pensons à nos amis qui sont en prison. Nous venons ici pour témoigner devant l'Europe. Vive la Catalogne et vive la démocratie", indique une autre bourgmestre avant que Carles Puigdemont ne prenne la parole

  • Carles Puigdemont monte sur scène

    Il est très chaleureusement applaudi par les 200 bourgmestres.

  • "Ne nous abandonnez pas"

    Plusieurs bourgmestres se suivent à la tribune pour dénoncer les méthodes de l'Etat espagnol et appeler la communauté internationale à l'aide. Ils parlent "d'une violence et d'une répression inacceptable en Europe".

    "Ne nous abandonnez pas. Europe, s'il-vous-plaît, aidez-nous", clament-ils.

  • Les bourgmestres scandent "liberté" en arborant leur bâton de mayeur

    "Liberté, liberté" et "président, président". C'est par ces mots que les 200 bourgmestres catalans réunis à Bruxelles ont accueilli leur président démis Carles Puigdemont au Palais des Beaux-Arts. Carles Puigdemont est arrivé à Bozar vers 17h30.

    Ils souhaitent expliquer leur position en faveur de l'indépendance de la région de Catalogne et exprimer leur soutien au président déchu ainsi qu'aux quatre ministres en exil à Bruxelles. Il souhaitent aussi montrer qu'ils sont pro-européens en se rassemblant au coeur de l'Europe, ont-ils indiqué.

  • Carles Puigdemont va faire un discours devant les bourgmestres

    → Pour suivre le meeting en vidéo, cliquez ici ou ici.

  • Le meeting commence à Bozar

  • Le meeting des bourgmestres catalans va commencer avec un peu de retard

    Les 200 bourgmestres catalans présents à Bruxelles se réunissent à Bozar pour un meeting en faveur de l'indépendance.

  • Les maires catalans crient "liberté" pour les "prisonniers politiques"

    Sous les drapeaux catalans, près de 200 bourgmestres se sont rassemblés entre le siège de la Commission européenne et du Conseil européen, réunis derrière une longue banderole écrite en anglais réclamant la liberté pour les "prisonniers politiques", aux cris de "Llibertat" (Liberté en catalan).

    "Nous voulons que Bruxelles nous écoute et fasse sortir nos camarades de prison. ça ne peut pas se passer ainsi. Nous sommes des démocrates", déclare José Fuentes, bourgmestre de Pont de Molins, village de 500 habitants située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec la France.

    "C'est triste qu'en 2017, au sein de l'UE, nous devions prendre l'avion pour rencontrer dans un autre pays le gouvernement élu dans les urnes."
    Francesc Barbero
    Bourgmestre de Flix

    L'eurodéputé Josep Maria Terricabras, du parti indépendantiste ERC (Gauche républicaine de Catalogne) a déclaré que les élus municipaux avaient l'intention de rencontrer Carles Puigdemont, sans plus de précisions. "Nous aimerions beaucoup rencontrer le gouvernement en exil, c'est le gouvernement légitime de la Catalogne, et c'est triste qu'en 2017, au sein de l'UE, nous devions prendre l'avion pour rencontrer dans un autre pays le gouvernement élu dans les urnes", a déploré Francesc Barbero, bourgmestre de Flix.

    Un peu à l'écart de ce rassemblement, une quinzaine de personnes ont manifesté pour l'unité de l'Espagne, sous la surveillance des policiers belges qui assuraient la sécurité entre les deux groupes. "Je suis une pure Catalane, née ici (en Belgique) et je viens pour l'unité de l'Espagne", déclare Maria Virgili, 61 ans. "Nous n'avons pas besoin d'avoir ce gâchis", ajoute-t-elle.

    Des indépendantistes catalans et flamands sont venus soutenir les 200 bourgmestres catalans présents aujourd'hui à Bruxelles. ©BELGA
    Les 200 bourgmestres catalans se sont réunis devant le Berlaymont dans le quartier des institutions européennes. ©BELGA
    Des unionistes se sont également réunis à proximité de là pour faire entendre leur voix face aux bourgmestres. ©BELGA
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  • Manuel Valls veut que Puigdemont soit livré à l'Espagne

    L'ex-Premier ministre français Manuel Valls a estimé ce mardi que "nous ne pouvons pas parler d’un espace judiciaire européen" sans la remise de Puigdemont à la justice espagnole.

    Dans une interview à Europa press, Manuel Valls a admis qu’il ne comprendrait pas pourquoi la Belgique ne livrerait pas l'ancien président catalan. "Je ne crois pas que le rejet d’une livraison soit couvert par le système judiciaire belge", a-t-il ajouté.

  • "Nous nous sentons abandonnés"

    "Sept-cent maires catalans risquent d'être poursuivis par la justice dans les prochains jours parce qu'ils sont pour l'indépendance", affirme le député européen Jordi Solé, également bourgmestre de la commune de Caldes de Montbui. "Nous sommes venus à Bruxelles afin d'expliquer que notre gouvernement n'a fait que suivre la volonté des électeurs Catalans. Avec le référendum, nous espérions obtenir un dialogue, mais nous avons subi des violences policières et des poursuites", selon lui.

    Les déclarations du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker selon lesquelles le gouvernement applique la loi amplifient notre déception.

    La délégation catalane souhaite que l'Union européenne s'exprime de manière ferme sur les événements en Espagne. "Nous, Catalans, avons toujours cru dans les affaires européennes, mais nous nous sentons abandonnés. Les déclarations du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker selon lesquelles le gouvernement applique la loi amplifient notre déception. Mais ce n'est pas nouveau que les institutions européennes sont du côté de Madrid."

    Pour Ramon Tremosa i Balcells, député européen au sein de la fraction libérale ALDE, l'Union européenne se détourne de deux principes de base. "Nous demandons que l'UE respecte ses propres traités. Les actions du gouvernement espagnol et les poursuites de la justice entrent en opposition avec la liberté d'expression et le droit de rassemblement. De plus, le gouvernement enfreint le principe de non agression militaire sur son propre peuple."

  • La réponse du berger à la bergère...

    C'est à présent vers les 200 bourgmestres catalans présents à Bruxelles que les regards vont se tourner. 

    A 17h, ils organisent un meeting à Bozar pour dénoncer la situation de leur région auprès des institutions européennes.

  • Puigdemont veut présenter un front uni aux élections

    Le président destitué de l'exécutif catalan a lancé mardi un nouvel appel à la formation d'un front uni pour les élections régionales anticipées du 21 décembre. On n'est en effet plus qu'à quelques heures du dépôt des listes.

    "L'Etat espagnol commet une répression brutale (...) Si nous n'affrontons pas la répression ensemble, l'Etat espagnol risque de remporter ce combat."
    Carles Puigdemont

    Le Parti démocrate européen catalan (PDeCAT) de Puigdemont et la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) d'Oriol Junqueras ont évoqué ce week-end l'idée de se présenter sous la même bannière, mais leur alliance doit être déclarée avant la fin de la journée, ce qui leur laisse peu de temps pour combler leurs divergences.

    Sergi Sabria, porte-parole d'ERC, n'a pas exclu lundi la formation d'une coalition avec le PDeCAT, à condition que d'autres formations, telles que Candidature d'unité populaire (CUP), s'y associent. Or le mouvement d'extrême gauche n'a toujours pas décidé s'il allait participer ou non au scrutin.

    Les sondages promettent une courte majorité aux indépendantistes et un front uni augmenterait leurs chances de succès. "L'idéal serait une vaste liste régionale de partis (...) PDeCAT, CUP, Podemos, ERC... en faveur de la liberté et de la démocratie", a déclaré ce mardi Carles Puigdemont au micro de Radio Catalunya.

  • Les points essentiels

    • Les entrepreneurs catalans craignent des conséquences économiques désastreuses pour la région qui représente 19% du PIB espagnol.
    • Le patron des patrons Josep Bou qualifie l'indépendance de la Catalogne de "grave erreur" et dénonce un nationalisme contre une partie des Catalans et contre l'Espagne.
    • Pour son vice-président Carlos Rivadulla, l'indépendance de la région est synonyme de dommages pour l'économie tant catalane qu'espagnole. "L'instabilité politique signifie une instabilité économique". Depuis le début de la crise politique en Catalogne, de nombreuses entreprises ont déplacé leur siège vers Madrid ou d'autres villes, les secteurs les plus touchés étant ceux de l'énergie, des assurances ou encore de la pharmacie, selon Rivadulla.
    • Au deuxième trimestre de l'année, les investissements étrangers ont baissé de 10,2%, alors qu'ils ont augmenté de 12,8% au niveau de l'Espagne, a-t-il souligné. "Les conséquences se font déjà sentir sur les réservations dans les hôtels et restaurants, la consommation ou le chômage qui a connu une forte hausse en octobre".
    • Le mouvement séparatiste du président déchu Carles Puigdemont est "égoïste et stupide d'un point de vue économique". "La prospérité ne tombe pas du ciel, mais elle s'inscrit dans un système, un système qui s'appelle l'Espagne. Ce sont des synergies et des collaborations qui créent quelque chose de plus grand. Il faut sauver les Catalans du séparatisme", a-t-il conclu.
    • Les entrepreneurs catalans espèrent voir gagner une coalition qui respectera la Constitution espagnole lors des élections anticipées du 21 décembre.
  • Fin de la conférence de presse

    L'occasion a donc été saisie par le patron des patrons catalans et son vice-président pour donner un son de cloche différent par rapport aux allégations du président catalan destitué réfugié en Belgique depuis plus d'une semaine.

    Ils ont défendu la "Catalogne espagnole", réfuté les accusations comme quoi il y aurait des réfugiés politiques en prison en Espagne et insisté sur les standards démocratiques espagnols, "supérieurs aux belges".

  • Carlos Rivadulla compare la situation catalane à celle du Québec

    Le vice-président d'Empresaris de Catalunya, Carlos Rivadulla, compare la situation catalane à celle du Québec, "une région qui a été numéro 1 au Canada et qui a été reléguée à l'arrière" par ses velléités indépendantistes.

    "Nous ne voulons pas de ça, nous sommes une région prospère, dynamique", dit-il, rejetant "le populisme, le nationalisme, l'égoïsme, l'exclusion" des indépendantistes et "le suicide économique qu'ils proposent".

  • C'est à présent le vice-président Carlos Rivadulla qui prend la parole.

  • L'indépendance catalane préoccupe 29% des Espagnols

    Selon un sondage publié aujourd'hui, on apprend que l'indépendance catalane est le deuxième sujet de préoccupation des Espagnols après le chômage. De 7,8% en septembre, ils passent à 29% d'Espagnols à se préoccuper de la crise qui secoue la Catalogne depuis le référendum.

    Si des élections devaient se tenir aujourd'hui, le Parti Populaire espagnol, parti du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, remporterait l'élection avec 28% des voix. Les socialistes prendraient la deuxième place avec 24,2%, Podemos arriverait troisième avec 18,5% et Ciudadanos quatrième avec 17,5%.

  • "Les standards démocratiques sont supérieurs en Espagne qu'en Belgique"

  • "Il n'y a pas de prisonniers politiques en Espagne"

    La Catalogne est "une des régions les plus autonomes d'Europe", souligne Jose Bou Vila. "Il n'y a pas de prisonniers politiques en Espagne", affirme-t-il ensuite.

  • Jose Bou Vila, le patron des patrons catalans, défend la Catalogne espagnole

  • Les 200 bourgmestres catalans devant le Berlaymont

    Les 200 bourgmestres catalans présents à Bruxelles se présenteront dans 20 minutes devant le Berlaymont, au rond-point Schuman.

    Pendant ce temps, une conférence de presse de l'Association des entrepreneurs catalans, opposée à l'indépendance, se tient au Parlement européen. Plusieurs eurodéputés y prennent la parole.

  • La conférence de presse va démarrer dans quelques instants

    ©Frédéric Rohart

    ©Frédéric Rohart


  • Conférence de presse des entrepreneurs catalans dans 1h

    L'association catalane des entrepreneurs, opposée à l'indépendance de la région et réunie à Bruxelles aujourd'hui, donnera une conférence de presse au Parlement européen dans une heure. Plusieurs eurodéputés prendront aussi la parole.

  • Puigdemont accuse Madrid d'avoir planifié "une vague de violence"

    Carles Puigdemont a affirmé ce mardi avoir rejoint la Belgique parce que le gouvernement espagnol "préparait une vague de violence" dont il serait tenu pour responsable. Il a par ailleurs souligné que ça ne l'enchante pas de résider dans la capitale de l'Europe.

    "Je suis absolument convaincu que l'Etat espagnol avait préparé une vague de répression très dure, de violence dont il nous aurait tenu tous pour responsables."
    Carles Puigdemont

    Dans une interview à Catalunya Radio, le président du gouvernement catalan destitué par Madrid réaffirme que son gouvernement avait décidé de se diviser, lui-même et quatre de ses conseillers partant pour la Belgique afin d'internationaliser leur cause, les autres répondant à la convocation de la justice qui les a alors placés en détention provisoire.

    "Je crois que nous ne nous sommes pas trompés. Je suis absolument convaincu que l'Etat espagnol avait préparé une vague de répression très dure, de violence dont il nous aurait tenu tous pour responsables", a affirmé Puigdemont qui dit représenter un "gouvernement en exil".

    L'homme politique n'a toutefois pas expliqué comment son départ en Belgique aurait évité la violence qu'il accuse Madrid d'avoir planifiée. Le leader indépendantiste dit par ailleurs se rendre compte qu'une fois livré à l'Espagne, il peut atterrir en prison. C'est pourquoi, selon lui, donner une dimension internationale à la crise catalane peut aider les autres dirigeants actuellement écroués.

  • Puigdemont en Belgique jusqu'en février 2018?

    Ce dimanche, Carles Puigdemont et ses quatre ministres en exil se sont rendus à la Justice belge avant d'être remis en liberté sous condition après un interrogatoire qui a duré près de 10 heures. Libres, donc, à quelques conditions près: une interdiction de quitter le territoire belge couplée à l'obligation de se loger à une adresse fixe et de se présenter "personnellement" à toute convocation de la Justice et de la police.

    Et maintenant, que va-t-il se passer? L'agenda judiciaire qui se profile, entre un probable renvoi en appel et un possible pourvoi en cassation, pourrait bien s'étendre jusqu'à janvier 2018, voire février dans le plus large des scénarios, qui prévaudrait uniquement pour un cas de force majeur. Vous trouverez ici le calendrier (fictif) d'une échappée belge des Catalans dont la durée serait poussée à son paroxysme.

  • Puigdemont pourra-t-il se présenter aux élections régionales?

    Malgré sa situation légale pour le moins compliquée, Carles Puigdemont, le président déchu de l'exécutif catalan, a été élu dimanche par son parti (PdeCat) tête de liste d'une éventuelle coalition indépendantiste unitaire. L'ancien responsable est en effet éligible jusqu'à la décision de la Justice espagnole. C'est le cas aussi pour les autres "ministres" catalans, y compris ceux en prison!

    ©AFP

    Vendredi, Puigdemont annonçait dans une interview à la RTBF pouvoir faire campagne de Bruxelles "car nous sommes aujourd'hui dans un monde globalisé".
    Sur quelle liste? La Gauche républicaine de Catalogne (ERC), dont le chef de file et ancien vice-président catalan, Oriol Junqueras, est en prison préventive à Madrid avec sept conseillers de la Généralité (exécutif catalan), propose une liste unitaire, mais elle inclurait les anticapitalistes et ultra-séparatistes de la Candidature d'Unité Populaire (CUP) ainsi que les sympathisants de la mouvance de Podemos, une idée à laquelle le PdeCat (le parti de Puigdemont) s'oppose.

    Analyse

    Un candidat en fuite poursuivi par la Justice; des indépendantistes qui n'arrivent pas à trouver un terrain d'entente pour une liste unique; un contexte d'extrême volatilité dans lequel les sondeurs ont du mal à faire des pronostics: les élections catalanes convoquées par le gouvernement de Mariano Rajoy pour essayer de résoudre la crise catalane s'annoncent imprévisibles.
    "Nous sommes dans une situation où tout est possible", reconnaît Jose Miguel de Elías Hernandez, chercheur de l'institut de sondage Sigma Dos, qui prévoit tout de même une perte de vitesse des électeurs favorables à l'indépendance, qui ne seraient plus que 33,5% (contre 44,4% en 2015).

  • Et voilà les maires catalans

    200 bourgmestres catalans ont annoncé lundi qu'ils comptaient se rendre à Bruxelles ce mardi dans le cadre de la crise qui touche leur région. L'objectif: plaider leur cause et s'expliquer "eux-mêmes" sur la situation. Une plainte du parquet espagnol vise en effet plusieurs centaines de politiciens locaux catalans qui ont collaboré à l'organisation du référendum du 1er octobre. Cet aller-retour d'un jour sera également l'occasion d'aborder la violence policière, judiciaire et politique.

    Les détails ici

    A l'heure catalane

    13h, devant le Berlaymont au rond-point Schuman: les bourgmestres se présentent

    17h, Bozar: les 200 bourgmestres organisent un meeting pour dénoncer la situation de leur région auprès des institutions européennes

  • Voici les entrepreneurs catalans

    L'association catalane des entrepreneurs, opposée à l'indépendance de la région, se réunit à Bruxelles ce mardi. Elle donnera une conférence de presse à 12h30 au Parlement européen. Plusieurs eurodéputés y prendront aussi la parole, affirme Empresaris de Catalunya.

  • Bonjour à toutes et à tous

    C'est une nouvelle journée chargée qui s'annonce sur le front catalan, ou plutôt sur le front belgo-catalan.

    • L'association catalane des entrepreneurs, opposée à l'indépendance de la région, se réunira également à Bruxelles.
    • Au centre du jeu bien sûr, le leader des Catalans, Carles Puigdemont, qui semble désormais bien installé à Bruxelles. Alors qu'il s'était livré à la police belge suite à l'émission d'un mandat d'arrêt à son encontre, il a été libéré dans la nuit de dimanche à lundi, sous conditions mais sans caution. On fait le point sur ce qui l'attend, côté judiciaire.

    Bref, accrochez-vous!

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