Puigdemont est à Bruxelles

©REUTERS

Carles Puigdemont, le leader des indépendantistes catalans, est à Bruxelles.

Le leader des indépendantistes catalans, Carles Puigdemont, est à Bruxelles. L'information est confirmée par le gouvernement espagnol. Mais celui-ci ne serait pas  inquiet de ce voyage du président destitué...

Puigdemont serait chez nous pour rencontrer des dirigeants flamands.  Il serait question d'une réception privée de la N-VA.

Le Parlement de Barcelone a adopté vendredi une motion proclamant l’indépendance de la Catalogne. Une heure après, le Sénat espagnol a validé le déclenchement de l'article 155 de la Constitution, permettant une mise sous tutelle de la région, un événement sans précédent en Espagne depuis le retour de la démocratie en 1977. Mariano Rajoy a dissous le parlement et convoqué des élections pour le 21 décembre, auxquelles le parti de Puigdemont participera. Il a destitué Carles Puigdemont et son équipe et la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, a été désignée pour diriger la Catalogne.

Ce lundi, le procureur général de l'Etat espagnol a requis des poursuites notamment pour "rébellion" contre les membres du gouvernement catalan destitués, accusés d'avoir provoqué la crise institutionnelle ayant mené à une déclaration d'indépendance.

Pourquoi discuter avec les dirigeants flamands?

Depuis le début de la crise en Catalogne, la N-VA ne manque pas de marquer son soutien aux indépendantistes.

Pour rappel, ce week-end, Theo Francken (NV-A) a ainsi dit que le président catalan destitué par Madrid pourrait faire une demande d'asile politique à la Belgique. Le secrétaire d'Etat s'est également demandé si Puigdemont  pourrait être assuré d'un procès équitable en Espagne.  Ces déclarations ont été qualifiées "d'inacceptables" par le porte-parole du Parti populaire au pouvoir en Espagne, Esteban Gonzalez Pons, qui a précisé espérer qu'une "correction y sera apportée immédiatement".

Charles Michel a aussi réagi, vivement.  Une éventuelle demande d'asile de Puigdemont n'est "absolument pas à l'ordre du jour", a précisé le Premier ministre, réitérant son appel au dialogue entre les autorités espagnoles et catalanes. "Je demande à Theo Francken de ne pas jeter de l'huile sur le feu", a ajouté le Premier ministre.

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