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Puigdemont est toujours bel et bien à Bruxelles

C'est une rumeur qui a couru une bonne partie de la soirée de mardi. Selon le journal "La Vanguardia", Carles Puigdemont avait quitté la Belgique pour rentrer à Barcelone. Finalement, il s'avère que ce sont deux des ex-ministres de Puigdemont qui sont rentrés, mais sans leur ancien leader.
  • Puigdemont est toujours bien à Bruxelles

    Malgré les informations qui ont été diffusées dans la soirée par le journal espagnol "La Vanguardia", Carles Puigdemont est toujours bel et bien à Bruxelles.

    Ce sont en fait deux de ses ex-ministres qui l'avaient accompagné en Belgique qui ont repris un vol à destination de Barcelone ce mardi soir. Il s'agit de l'ancien ministre des Affaires intérieures Joaquim Forn et de l'ex-ministre du Travail Dolors Bassa. Le quotidien El Periodico affirme que l'ancien conseiller Lluís Puig les accompagnait également.

    Ils n'ont pas répondu à la presse qui les attendait dans le terminal.

  • Puigdemont est-il toujours en Belgique?

    Selon le journal espagnol "La Vanguardia", Carles Puigdemont aurait quitté la Belgique en avion pour rentrer à Barcelone. Il devrait atterrir à 23h20 sur le sol espagnol. Un employé de l'hôtel Chambord à Bruxelles a confirmé à Belga que Puigdemont avait commandé un taxi et quitté l'hôtel.

  • Le centre de crise évalue si Puigdemont a besoin d'une protection

    Le centre de crise est en train d'étudier si Carles Puigdemont doit bénéficier de mesures de protection particulières, a indiqué ce mardi soir à Belga le porte-parole du centre de crise du SPF Intérieur, Peter Mertens. "Le centre de crise décidera si des mesures sont nécessaires en fonction des informations de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam) ainsi que de l'observation globale de la situation", a souligné Peter Mertens.

    "Si des mesures doivent être prises, le centre de crise ne le fera pas savoir. Le centre de crise ne communique en effet jamais sur les mesures de sécurité qui sont prises pour des individus."

  • Puigdemont convoqué en vue de son inculpation

    La Haute cour d'Espagne a indiqué mardi qu'elle avait convoqué le président déchu de la Catalogne Carles Puigdemont et 13 membres de l'administration de la région pour qu'ils témoignent devant elle jeudi à 9h.

    La haute juridiction ajoute qu'elle a entamé une procédure pour rébellion et sédition à l'encontre de Puigdemont et d'autres dirigeants catalans.

  • Chastel demande des excuses à Di Rupo, le PS lui répond

    Puigdemont en Belgique, c'est une présence qui n'est pas du goût de tout le monde. Surtout que hier, la rumeur disait que sa venue s'était préparée sur invitation de la N-VA. Le climat belgo-espagnol s'était déjà légèrement tendu lors des déclarations de Charles Michel qui, à l'issue des violences ayant émaillé le référendum du 1er octobre, appelait au dialogue sans choisir de camp et de Theo Francken qui évoquait déjà la possibilité d'octroyer l'asile au leader catalan.

    Hier, en l'absence de réaction du Premier ministre à l'annonce de la présence de Puigdemont sur le sol belge, c'est l'opposition qui est montée au créneau. Dont l'ancien Premier ministre et président du Parti socialiste Elio Di Rupo.

    Cet après-midi, le président du MR Olivier Chastel a tenu à réagir et à défendre Charles Michel. "Ces accusations à l'encontre du Premier ministre sont fausses, graves, irresponsables et pathétiques", a-t-il déclaré à La Libre.

    "Aujourd'hui, on se rend compte qu'Elio Di Rupo est prêt à tout pour causer une crise en Belgique et même à y importer une crise qui n'est qu'espagnole. Une telle situation mérite des excuses, surtout dans le chef d'un ancien Premier ministre", a estimé Olivier Chastel.

    Le PS lui répond

    La réponse du PS ne s'est pas fait attendre. Sur "twitter", accusant le MR de "perdre son sang froid". "Des excuses à quel propos? Pour ne pas laisser Francken s'auréoler d'indépendantisme? Ah bon! Le MR fréquente trop les extrêmes. Il refuse même les questions démocratiques. Pas un mot en 48 heures de crise ! À moins que Theo Francken ne soit dorénavant la voix du gouvernement au niveau européen. Le MR cautionne-t-il les déclarations/invitations de M. Francken? Pas certain que ça plaise à Madrid. Le MR est décidément prêt à tout pour plaire à la N-VA. Et, par son silence, encourager l'ambition séparatiste de la N-VA", ont lancé les socialistes.

  • "Puigdemont laisse la Catalogne au chaos"

    Sur sa page Facebook, l'ancien Premier ministre belge et chef du groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstdat, conteste la comparaison que certains font entre Puigdemont et Tintin.

    Pour le libéral, cette association n'est nullement justifiée. "Tintin trouve toujours des solutions dans ses aventures, tandis que Puigdemont laisse lui la Catalogne au chaos et en ruines", écrit notamment Verhofstadt.

  • De Wever admet avoir eu des contacts avec Puigdemont

    Alors que le Premier ministre a souligné ce mardi que Carles Puigdemont n'était pas venu à Bruxelles à l'invitation ou à la demande du gouvernement belge, le chef de file de la N-VA, Bart De Wever, ne cache pas le fait qu'il y avait eu des contacts avec l'ex-président catalan.

    "Nous n'allons pas laisser tomber des amis. Je ne tournerai jamais le dos à des amis, même s'ils connaissent des problèmes."
    Bart De Wever

    "Nous savons tous que nous avons des liens très étroits avec les partis et les mouvements en Catalogne, mais aussi en Espagne." De Wever a souligné que lui et son parti ne voulaient pas jeter de l'huile sur le feu. "Mais nous n'allons pas laisser tomber des amis. Je ne tournerai jamais le dos à des amis, même s'ils connaissent des problèmes", a-t-il déclaré à VTM. 

    Pour De Wever, les problèmes ont commencé à Madrid et pas à Barcelone. "Je regrette que le Premier ministre espagnol Rajoy ait joué un jeu très cynique, dans lequel il a également commis des actes de violence contre ses propres citoyens". Selon De Wever, la solution au problème est toujours le dialogue. "Ils doivent s'asseoir autour de la table et l'Espagne doit rendre son autonomie à la Catalogne, ce qui est la solution à de nombreux problèmes".

  • Les médias espagnols se plaignent de ne pas avoir reçu la parole

    Les médias espagnols disent regretter qu'aucun média national - à part la radio et télévision catalane TV3 - n'ait pu poser de question à Carles Puigdemont lors de la conférence de presse.

    Puigdemont avait annoncé en début de conférence de presse qu'il s'exprimerait en français, anglais, espagnol et catalan et donnerait ensuite la parole aux journalistes pour cinq questions. Après Euronews, la BBC, Sky news et TV3, c'est RTL TVI qui a pu poser la dernière question. Cela n'a pas manqué de provoquer une salve de protestation du côté des médias espagnols qui demandaient la parole.

    Ces derniers avaient également prié Puigdemont de reformuler ses réponses en espagnol, sans finalement obtenir gain de cause.

  • Le point de la situation

    Que retenir de la conférence de presse de Carles Puigdemont?

    • Il ne demande pas l'asile politique en Belgique, mais son avocat n'exclut pas cette option si un mandat d'arrêt européen est émis.
    • Il est venu à Bruxelles, car c'est la capitale de l'Europe afin de
     "mettre en évidence le problème catalan au coeur des institutions européennes et dénoncer la politisation de la justice espagnole".
    • Il indique qu'il respectera le résultat des élections de décembre prochain.
    • Il déclare également qu'il n'a eu aucun contact avec des hommes politiques belges et ne souhaite pas "mélanger des questions qui n'ont rien à voir".
    • Il ne rentrera à Barcelone que moyennant des "garanties" d'un "traitement juste, indépendant".

    Que se passe-t-il en Catalogne?

    • La Cour constitutionnelle espagnole suspend la déclaration d'indépendance de la Catalogne.
     La présidente du Parlement catalan a été convoquée pour être inculpée par la Cour suprême.
    • La garde civile a perquisitionné le siège de la police catalane.
     Mariano Rajoy convoquerait un conseil des ministres extraordinaire cet après-midi.

  • "Nous restons en stand-by"

    Si Carles Puigdemont a affirmé qu'il ne solliciterait pas l'asile politique en Belgique, cette option n'est pour autant pas totalement abandonnée. "Un mandat d'arrêt européen peut toujours être émis", explique son avocat Paul Bekaert.

    "Tant qu'il y aura un risque que l'Espagne réclame que M. Puigdemont lui soit livré, on ne peut pas exclure qu'il sollicite l'asile politique" précise Me Bekaert qui estime cependant toute cette agitation totalement inutile. "Ce que fait M. Puigdemont est parfaitement légal. Chaque Espagnol est libre de venir en Belgique. Il a en outre précisé lui-même qu'il avait choisi Bruxelles car il y bénéficie d'un forum européen et vers la communauté internationale." 

    Paul Bekaert dit encore ne pas savoir combien de temps Carles Puigdemont va rester en Belgique. "Il est venu ici pour travailler dans le calme et la sécurité. Entre-temps, nous restons en stand-by."

    → Lire aussi le portrait de Paul Bekaert

  • Les indépendantistes étaient-ils préparés?

    C'est un ex-ministre de Puigdemont qui jette le pavé dans la marre. Il pointe en effet l'impréparation des indépendantistes au moment de la proclamation de l'indépendance en catalogne. 

    Santi Vila ©AFP

    "Ce processus d'indépendance (...) est parti de l'illusion que ce serait un processus facile, qui pourrait se conduire rapidement et sans dommages", a déclaré à la radio régionale Rac1 cet ancien responsable des entreprises dans le gouvernement Puigdemont, Santi Vila, qui a démissionné à la veille de la proclamation d'indépendance.

    "Au-delà de la déclaration d'indépendance, il y a les faits", a ajouté ce nationaliste modéré, qui jusqu'au dernier moment avait défendu le dialogue avec Madrid pour éviter la sécession et la mise sous tutelle de la Catalogne. "Où est le ministère des Finances qui devait être institué? Où est l'agence de sécurité sociale qui devait être créée? Où est le contrôle du territoire, le contrôle des ports, des aéroports...?" s'est-il interrogé.

    "Tous ceux qui faisaient croire que tout était imminent et prêt doivent maintenant s'expliquer."
    Santi Vila

    "Tous ceux qui, peut-être sans la volonté de duper, mais dans une forme d'autopersuasion, de naïveté, faisaient croire que tout était imminent et prêt, (...), doivent maintenant s'expliquer", a estimé Santi Vila, membre du parti de Puigdemont.

  • Près de 49% des Catalans favorables à l'indépendance

    48,7%
    La proportion de Catalans favorables à l'indépendance de leur province a atteint en octobre 48,7%, ce qui est sans précédent depuis décembre 2014. En juin, ils représentaient 41,1%.

  • Réaction de Charles Michel

    "Monsieur Puigdemont n’est en Belgique ni à l’invitation, ni à l’initiative du gouvernement belge", a déclaré le Premier ministre Charles Michel dans un communiqué. Il ajoute qu'il "sera traité comme n’importe quel citoyen européen". 

    "Mr Puigdemont dispose des mêmes droits et devoirs que chaque citoyen européen ni plus ni moins."
    Charles Michel
    Premier ministre belge

    Charles Michel s'engage également a entretenir "des contacts diplomatiques réguliers avec l’Espagne dans le cadre des circonstances actuelles". 

  • Pendant ce temps-là, en Catalogne...

    Si tous les regards étaient braqués sur l'allocution de Carles Puigdemont à Bruxelles, les choses bougent aussi en Espagne. 

    1) La Cour constitutionnelle espagnole suspend la déclaration d'indépendance de la Catalogne, donnant ainsi une suite favorable à un recours du gouvernement.

    2) La présidente destituée du Parlement catalan, Carme Forcadell, va être prochainement convoquée devant la Cour suprême en vue de son inculpation Elle sera entendue les 2 et 3 novembre ainsi que cinq autre membres du bureau des présidents du Parlement catalan.

    3) La garde civile a perquisitionné le siège de la police catalane, dans le cadre d'une enquête sur le référendum d'autodétermination du 1er octobre interdit par Madrid et émaillé de violences policières, a indiqué un porte-parole.

    4) Mariano Rajoy convoquerait un conseil des ministres extraordinaire cet après-midi. La réunion devrait aborder les différents aspects de la tenue des élections régionales convoquées le 21 décembre par l'Etat espagnol qui a placé la Catalogne sous sa tutelle. 

  • Consultez en intégralité le discours de Puigdemont

    Découvrez ci-dessous la version écrite, en anglais, du discours de Carles Puigdemont remise aux journalistes lors de la conférence de presse.


  • Rien à voir avec la N-VA

    "Je ne suis pas ici pour faire de la politique belge", a précisé Puigdemont lorsqu'on lui a demandé s'il avait eu des contacts avec la N-VA. Il insiste sur le fait qu'il n'a pas rencontré de responsables politiques belges et qu'il ne souhaite pas "mélanger des questions qui n'ont rien à voir". Il rappelle toutefois qu'il y a "des complicités qui datent de loin" avec certaines familles politiques.

  • Éviter les troubles

    Il faut "ralentir" l'indépendance catalane pour éviter des troubles, affirme le président catalan qui insiste sur le fait qu'il ne veut pas entraîner ses concitoyens dans une spirale de violence. "Nous avons été obligés d'adapter notre plan de travail pour éviter la violence."

  • Puigdemont ne demande pas l'asile à la Belgique

    Puigdemont n'est pas venu en Belgique pour demander l'asile politique, mais pour s'exprimer depuis la capitale de l'Europe. Il s'est rendu à Bruxelles "pour agir de façon plus libre et sans menace". Il rappelle que depuis que la police espagnole a pris le contrôle de la police catalane, sa protection personnelle a été fortement diminuée.

    Prié de dire combien de temps il resterait dans la capitale belge, il a répondu qu'il retournerait en Catalogne lorsqu'il aurait des "garanties" d'un "traitement juste, indépendant".

  • "Êtes-vous prêt à respecter le résultat des élections?"

    Puigdemont accepte "le défi démocratique" des élections régionales anticipées du 21 décembre, mais pose cette question au gouvernement espagnol: "Êtes-vous prêt à respecter le résultat des élections?"

    "Je demande à l'Europe de réagir", ajoute Puigdemont en rappelant que "la démocratie, la liberté, la libre expression sont des valeurs sur lesquelles l'UE se base".

  • Objet d'une demande de poursuites judiciaires pour sédition,rébellion et malversation réclamé par le procureur général d'Espagne, Puigdemont a souligné qu'il ne cherchait pas à se soustraire à la justice.

  • Les priorités de Puigdemont

    ©EPA

    1. "Une partie de gouvernement s'est déplacé à Bruxelles pour rendre évidents les problèmes au coeur de l'Europe", explique Puigdemont, c'est-à-dire "l'absence d'impartialité et les graves déficits démocratiques qu'il y a aujourd'hui dans l'État espagnol".

    2. "Une autre part du gouvernement veut continuer le travail politique en Catalogne malgré les limitations imposées par la stratégie de la non-confrontation", ajoute Puigdemont.

    Il souhaite présenter l'indépendance de la Catalogne comme une demande politique.

  • Carles Puigdemont dénonce "l'agressivité de l'État" espagnol. Sa priorité est d'éviter la violence, "car la paix et le dialogue ont toujours été priorité de la majorité catalane".


  • Carles Puigdemont arrive pour sa conférence de presse (à regarder ici).

  • Tensions en Belgique

    L'opposition socialiste belge estime que l'arrivée de Carles Puigdemont en Belgique écorne l'image de notre pays. Selon le chef de groupe MR à la Chambre, David Clarinval, "en accusant le premier ministre d'écorner l'image de la Belgique sur de simples suppositions, le PS prouve qu'il n'a aucun scrupule à utiliser la première rumeur qui passe pour cogner sur le gouvernement: pathétique."

    Depuis l'opposition, le chef du groupe Ecolo à la Chambre Jean-Marc Nollet, a de son côté regretté que le Premier ministre n'ait pas été convoqué à la Chambre.

     

  • Conférence de presse à 12h30

    Carles Puigdemont donnera bien une conférence de presse en Belgique à 12h30, a confirmé son avocat Paul Bekaert. Après s'être vu refusé le Residence Palace, bâtiment géré par les services du premier ministre Charles Michel, il a finalement décidé de s'exprimer aux médias depuis le Press Club Brussels à Etterbeek.


    Le contenu du message que délivrera M. Puigdemont n'est pas clair. Certains évoquent la mise en place d'un gouvernement en exil à Bruxelles, d'autres le dépôt une demande d'asile. La représentation catalane à Bruxelles n'était pas non plus en mesure d'apporter plus de détails. 

  • "Je ne veux préjuger de rien. Mais quand on appelle à l'indépendance, il vaut mieux rester près de son peuple."
    Kris Peeters
    vice-premier ministre CD&V

  • Un conseil des ministres extraordinaire

    De son côté, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy compte convoquer un conseil des ministres extraordinaire mardi après-midi, rapporte le journal espagnol La Vanguardia. La réunion devrait aborder les différents aspects de la tenue des élections régionales convoquées le 21 décembre par l'Etat espagnol qui a placé la Catalogne sous sa tutelle.

    Des sources du pouvoir exécutif espagnol ont confirmé l'éventualité de ce conseil des ministres extraordinaire bien qu'aucune invitation formelle n'ait été adressée. Certains ministres ont toutefois déjà libéré leur agenda pour la fin de journée mardi. Ce conseil des ministres extraordinaire serait la première réunion de l'exécutif espagnol depuis la mise sous tutelle de la Catalogne et de la convocation des futures élections régionales.

  • "Puigdemont n'a pas l'intention de se cacher en Belgique"

    Carles Puigdemont n'a pas fui l'Espagne et il n'a pas non plus l'intention de se cacher en Belgique, a déclaré son conseil Paul Bekaert sur Radio 1 (VRT). Il a également confirmé que le leader indépendantiste catalan s'exprimerait plus tard dans la journée, sans doute vers 12h30.  Pour demander l'asile?  "Nous gardons toutes les options ouvertes et nous étudions toutes les pistes", a indiqué l'avocat affirmant que lui et son client avaient déjà "parlé stratégie".

    ©BELGA

    L'avocat spécialisé dans les droits de l'Homme reconnait qu'il serait difficile pour Carles Puigdemont d'obtenir l'asile en Belgique. "On peut le demander, mais l'obtenir c'est une autre affaire." 

    Selon le conseil de M. Puigdemont, il est encore trop tôt pour parler d'un incident diplomatique avec l'Espagne. "Pour l'instant, il ne s'agit que d'un citoyen européen se rendant à Bruxelles", affirme Me Bekaert. "Il a peut-être des intentions politiques en venant dans la capitale de l'Europe, mais il est trop tôt pour parler d'un incident diplomatique. Mais l'Espagne est très susceptible sur la question, je peux en témoigner."

    Il a souligné que Puigdemont avait avant tout choisi Bruxelles parce que c'est "la capitale de l'Europe" et une plateforme pour s'adresser au monde.

  • Lundi, Carles Puigdemont est arrivé en Belgique

    Le président destitué de Catalogne Carles Puigdemont est arrivé à Bruxelles lundi avec cinq anciens membres de son gouvernement. Il a engagé un avocat belge, Paul Bekaert, spécialisé en droits de l’Homme, pour défendre ses intérêts. Selon certaines sources, l’ancien président catalan et ses conseillers "veulent demander l’asile politique en Belgique". Une éventualité qui sème la discorde au sein du gouvernement belge.

    Le déplacement de Puigdemont a lieu alors que le procureur général espagnol requiert des poursuites contre lui et d’autres membres de l’exécutif catalan pour "rébellion, sédition et détournement de fonds publics". Ces crimes sont passibles d’une peine allant jusqu’à 30 ans de prison.

    ©REUTERS

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