Puigdemont ne quitterait pas la Belgique avant mi-janvier

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La justice belge rendra sa décision sur l’extradition de Carles Puigdemont le 14 décembre prochain. Quelle que soit la décision, deux recours seront envisageables, portant l'exécution éventuelle du mandat au plus tôt mi-janvier.

Le juge de la chambre du conseil rendra le 14 décembre prochain son verdict sur l’extradition du président catalan destitué Carles Puigdemont et de quatre de ses anciens conseillers. Ceux-ci sont poursuivis en Espagne pour "sédition, rébellion, corruption, malversation et désobéissance" après avoir participé au processus d'indépendance de la Catalogne.

Lors d’une audience ce lundi matin à Bruxelles, les avocats de la défense ont plaidé les dangers pour les droits humains et l’absence de double incrimination pour les infractions reprochées aux prévenus.

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Le procureur du roi a réitéré la nécessité d’exécuter le mandat d’arrêt européen. Il a écarté la double incrimination pour corruption, pour conserver celle de "coalition de fonctionnaire". Des manifestants étaient venus soutenir le leader catalan devant le Palais de justice. 

Selon nos informations, le juge a écouté les parties sans autre remarque que de fixer la date de sa décision au 14 décembre.

"Dix jours, c’est un délai normal pour décider. La défense a déposé un dossier de 150 pages au juge, il lui faudra le temps d’étudier tout en détail ", explique une source.

"Dix jours, c’est un délai normal pour décider. La défense a déposé un dossier de 150 pages au juge, il lui faudra le temps d’étudier tout en détail "

Puigdemont et consorts sont poursuivis pour avoir déclaré l’indépendance de la Catalogne sous forme d’une république le 27 octobre dernier. Quelques jours plus tard, ils se réfugiaient en Belgique afin d’échapper à la justice espagnole. Celle-ci a lancé un mandat d'arrêt européen le 3 novembre dernier afin d'obtenir la remise des prévenus.

Deux recours possibles

La décision rendue sera susceptible d’un recours auprès de la chambre des mises en accusation. L’audience en appel pourrait avoir lieu fin décembre. Les parties pourraient ensuite introduire un recours devant la cour de cassation en cas de vice de forme, ce qui repousserait encore la décision finale.

Carles Puigdemont devra rester en Belgique en attendant la décision finale qui pourrait déboucher sur sa remise en liberté ou son arrestation aux fins de l’extrader. "En toute hypothèse, Carles Puigdemont ne devrait pas quitter la Belgique avant mi-janvier", souligne cette source.

Des élections doivent avoir lieu en Catalogne le 21 décembre prochain. Puigdemont poursuivra sa campagne électorale à partir de la Belgique. Samedi, il était à Anvers à la salle deSingel pour un grand meeting devant 800 participants.

Selon un sondage publié ce lundi par le Centre d'études sociologiques du gouvernement espagnol, la Catalogne apparaît plus que jamais divisée. Les partis indépendantistes perdraient leur majorité absolue, en récoltant 44,4% des voix aux élections contre 47,8% en 2015. Les partis non-indépendantistes atteindraient 44,3%.

Quatre dirigeants catalans restent en prison en Espagne

En Espagne, la Cour suprême a décidé ce lundi de maintenir en prison quatre dirigeants séparatistes, dont l’ancien vice-président catalan Oriol Junqueras. Six autres dirigeants détenus pourront être remis en liberté moyennant le paiement d'une caution de 100.000 euros chacun

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