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Puigdemont signe la déclaration d'indépendance de la Catalogne... puis la suspend

Le président séparatiste catalan Carles Puigdemont a signé la déclaration d'indépendance de la Catalogne mardi soir, après une allocution devant le parlement régional. Il l'a toutefois immédiatement suspendue, appelant à "des discussions avec Madrid".
  • Fin du live

    C'est ici que nous vous quittons. Rendez-vous demain à 9h pour le conseil des ministres extraordinaire du gouvernement espagnol. 

    Bonne fin de soirée à tous.

  • Puigdemont a signé une déclaration d'indépendance...mais la suspend

    Le président séparatiste catalan Carles Puigdemont a signé ce soir une déclaration d'indépendance avec les députés de sa majorité, mais il l'a suspendue "en appelant au dialogue", a déclaré à l'AFP un porte-parole du gouvernement régional.

    "Nous constituons la République catalane comme Etat indépendant et souverain, de droit, démocratique et social", lit-on dans ce texte signé par les trois partis indépendantistes. "Mais le président la suspend en appelant au dialogue", a précisé le porte-parole du gouvernement catalan.

    ©AFP

  • Conseil des ministres extraordinaire demain matin

    La vice-présidente du gouvernement espagnol annonce qu'un conseil des ministres extraordinaire aura lieu demain matin à 9H pour décider de la réponse au défi des indépendantistes catalans.

    "C'est le discours de quelqu'un qui ne sait pas où il est, ni où il va, ni où il veut aller", a déclaré à la presse la numéro deux du gouvernement espagnol Soraya Saenz de Santamaria, tout en précisant que Puigdemont n'était "pas en position d'imposer une médiation".

  • Bourgeois soutient l'appel au dialogue du président Puigdemont

    Le ministre-président flamand, Geert Bourgeois, a affirmé soutenir l'appel au dialogue lancé par le président séparatiste catalan Carles Puigdemont.

    ©BELGA

    "Mon collègue Carles Puigdemont s'est montré déterminé et responsable (lors de son discours) devant le parlement catalan", a-t-il affirmé dans un communiqué. "Il tend la main et souhaite un dialogue avec le gouvernement espagnol de Madrid. C'est en ligne avec les appels du parlement flamand et de moi-même", a ajouté Bourgeois (N-VA).

    Selon le ministre-président nationaliste, il faut "un vrai dialogue" en vue de trouver un "arrangement durable" sur les relations entre la Catalogne et l'Espagne. "L'Union européenne ne peut rester sourde aux appels des Catalans à être entendus", a-t-il encore souligné.

  • "Une occasion perdue"

    Des alliés du gouvernement catalan regrettent une "occasion perdue de proclamer solennellement" l'indépendance.

  • "Inadmissible"

    Le gouvernement espagnol juge "inadmissible" la déclaration implicite d'indépendance de Puigdemont

  • Fin du discours de Carles Puigdemont

    Le président catalan a donc déclaré qu'il demandait un mandat au parlement pour promulger l'indépendance de la Catalogne, mais qu'en même temps, il proposait de suspendre la déclaration d'indépendance pour pouvoir négocier sereinement avec Madrid.

  • "La Catalogne sera indépendante"

    "La Catalogne a gagné le droit d'être un Etat indépendant. C'est le chemin que je vais mener. Il y a un avant et un après 1er octobre. La Catalogne sera un Etat indépendant sous la forme d'une République", a déclaré le leader catalan, fortement applaudi par les députés, avant d'ajouter dans la foulée: "Je propose la suspension de la déclaration d'indépendance pour pouvoir parler calmement. Nous devons avancer dans le dialogue. Le conflit avec l'Espagne peut être résolu de manière négociée."

    "Des appels ont été lancés de par le monde. J'en appelle à la responsabilité de tous et je demande à l'UE de s'impliquer dans ce processus. Le gouvernement catalan fait un geste de responsabilité. Nous nous en remettons au dialogue", a-t-il ajouté.

  • "Nous ne sommes pas des fous, des délinquants ou des putshistes"

    "Je m'adresse à tous les Espagnols: je veux de la sérénité et je vous demande de vous efforcer de reconnaître les différentes raisons qui nous ont poussés jusqu'ici. Nous ne sommes pas des fous, des délinquants ou des putshistes. Nous aimons l'Espagne", a précisé Carles Puigdemont.

  • Dans le passé, "la Catalogne a été humiliée"

    "La dernière fois que la Catalogne a essayé de changer ses statuts par la voie constitutionnelle, elle a été humiliée. Des millions des citoyens ont compris que leur survie passait par le fait que la Catalogne devienne un Etat", a expliqué le président catalan.

    "Nous avons demandé 18 fois de pouvoir tenir un référendum, avoir une vraie campagne où les partis s'engageaient à respecter les résultats des votes. Pourquoi cela n'a-t-il jamais été possible? L'Ecosse l'a fait, pourquoi pas nous?", s'est-il interrogé.

  • "Je veux rassurer les gens qui ont peur"

    "Les agissements du gouvernement central ont provoqué la peur en Catalogne. La violence et la décision d'entreprises de déplacer leurs sièges hors de Catalogne sont des faits qui ont rendu la situation difficile. Je veux rassurer les gens qui ont peur. En tant que président, j'agis toujours en prenant en compte les intérêts des habitants de la Catalogne", a affirmé Carles Puigdemont.

  • "Le monde entier a vu les violences du 1er octobre"

    "L'objectif de la police le 1er octobre était de provoquer une panique généralisée, pas simplement d'empêcher la tenue du référendum. Le monde entier a vu ces violences. Je voulais rendre hommage à toutes les personnes qui ont rendu possible ce succès logistique et politique", a poursuivi le leader indépendantiste.

  • "Je ne ferai ni menaces, ni chantage, ni insultes"

    "Nous vivons un moment exceptionnel, historique. Je suis conscient que je comparais devant la Catalogne, mais aussi devant beaucoup d'autres personnes qui sont attentives à ce qu'il va se passer ce soir. La Catalogne est une affaire européenne", a déclaré Carles Puigdemont en ouverture de son discours.

    "Je ne ferai ni menaces, ni chantage, ni insultes. Ce que je vais vous dire est la volonté du référendum, pas un point de vue personnel", a-t-il ajouté.

  • Les débats ont commencé

    Le leader indépendantiste catalan va prendre la parole.

  • Le discours va débuter dans quelques secondes

    Carles Puigdemont est assis à sa place dans le Parlement. Il va bientôt se lever et proclamer son discours.

  • La Bourse de Madrid a clôturé en baisse

    A la Bourse de Madrid, l'Ibex-35 a lâché 0,92% à 10.142 points.

    Les banques ont souffert: Banco Santander a perdu 2,92% à 5,61 euros, Caixabank 2,22% à 4,04 euros, Bankia 0,95% à 3,98 euros et Banco Sabadell 0,48% à 1,66 euro.

  • Madrid dément toute "médiation"

    "La séance est retardée d'une heure en raison de contacts pour une médiation internationale", a déclaré un porte-parole du gouvernement catalan, une assertion aussitôt démentie par le gouvernement espagnol, jugeant une telle médiation "inenvisageable".

  • Une médiation internationale

    Selon le gouvernement catalan, Puigdemont retarde la séance en raison de contacts pour une médiation internationale.

    Une autre source parle d'un retard dû à des discussions entre les deux groupes indépendantistes. Selon une source du parlement catalan, les deux groupes, Junt pel Si et la CUP (Candidatura d’Unitat Popular) s’entretiennent sur la teneur exacte de la déclaration du président Puigdemont. La formation de gauche radicale (CUP) étant en faveur d’une déclaration d’indépendance immédiate.

  • En réunion avec Juncker?

    Selon la chaîne européenne Euronews, le président de la communauté autonome de Catalogne est en réunion avec Jean-Claude Juncker.

    Cette affirmation a été rapidement démentie sur Twitter par la porte-parole du président de la Commission européenne Mina Andreeva, qualifiant cette allégation de "fake news".

  • Puigdemont pourrait être immédiatement arrêté

    D'après Bloomberg, des corps d'élite espagnols sont présents pour arrêter immédiatement Carles Puigdemont si celui-ci proclame l'indépendance.

    Quoi qu'il se passe, l'ambiance risque d'être tendue ce soir dans la région.

  • La séance est finalement reportée d'une heure

    La séance du Parlement régional catalan, initialement prévue à 18h, est reportée d'une heure. Rendez-vous donc à 19h pour écouter le discours de Carles Puigdemont qui pourrait proclamer l'indépendance de la Catalogne.

  • Du retard...

    Le parlement se remplit, des milliers d'indépendantistes font entendre leur voix devant le Parlement régional, mais Carles Puigdemont se fait attendre.

    Il devrait avoir 10 minutes de retard. 1000 journalistes sont présents dans le Parlement, encadrés par la police régionale catalane.

  • Puigdemont doit prendre la parole dans les prochaines secondes

  • Le discours de Puigdemont commence dans 10 minutes

  • L'Espagne vit l'un de ses "moments les plus difficiles"

    Le numéro deux du gouvernement espagnol a souligné que l'Espagne vivait l'un de ses "moments les plus difficiles", au cours d'une séance houleuse au Sénat pendant laquelle un élu a crié "Vive la Catalogne libre !".

    La vice-présidente du gouvernement, la conservatrice Soraya Saenz de Santamaria, a par ailleurs écarté toute médiation internationale, telle que souhaitée par Puigdemont, pour sortir de l'impasse dans laquelle se trouvent Madrid et le gouvernement catalan.

    "Il n'y a pas de place pour la médiation entre la légalité et l'illégalité, entre la loi et la désobéissance, entre la démocratie et la tyrannie", s'est-elle exclamée, jugeant que le royaume, plongé sa plus grave crise depuis le rétablissement il y a quarante ans de la démocratie, connaît "l'un des moments les plus importants et les plus difficiles".

    Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a prévenu qu'en cas de déclaration unilatérale d'indépendance, quelle qu'elle soit, l'Etat riposterait.

  • Charles Michel appelle à la désescalade

    Le Premier ministre Charles Michel a lancé mardi un appel à la désescalade et au dialogue en Espagne.

    "L'Espagne est confrontée à une crise institutionnelle sérieuse. La Cour constitutionnelle espagnole a invalidé le référendum. Nous lançons un appel vibrant pour que s'ouvre en urgence un espace de dialogue politique entre les protagonistes. Nous lançons un appel pour la désescalade. En faveur d'une solution pacifique, négociée, conforme à l'Etat de droit, l'ordre national et international", a-t-il déclaré au cours de son discours de politique générale devant la Chambre.

  • Macron "confiant" dans une solution pacifique

    Emmanuel Macron s'est dit "confiant" dans une solution pacifique au conflit qui oppose Madrid aux séparatistes en Catalogne. "Il y a un coup de force des Catalans, je souhaite qu'il soit géré dans la paix, je pense que ce sera le cas, je suis confiant là-dessus", a-t-il affirmé.

  • Tusk appelle Puigdemont à ne pas proclamer l'indépendance

    Les conséquences du conflit entre la Catalogne et le gouvernement central espagnol seraient néfastes à l'ensemble de l'Europe, a indiqué le président du Conseil européen, Donald Tusk.

    S'adressant à Carles Puigdemont, il déclare: "Je vous demande de respecter, dans vos intentions, l'ordre constitutionnel, et de ne pas annoncer une décision qui rendrait tout dialogue impossible. La diversité ne doit pas déboucher sur un conflit, dont les conséquences seraient de toute évidence néfastes aux Catalans, à l'Espagne comme à l'ensemble de l'Europe."

  • Madrid appelle Puigdemont à "ne rien entreprendre d'irréversible"

    "Je veux demander à Carles Puigdemont qu'il n'entreprenne rien d'irréversible, qu'il n'emprunte aucun chemin sans retour, qu'il ne fasse aucune déclaration unilatérale d'indépendance et qu'il retourne à la légalité", a déclaré le porte-parole du gouvernement espagnol Inigo Mendez de Vigo.

  • Les abords du Parlement catalan bouclés pour "raisons de sécurité"

    Les Mossos d'Esquadra, la police régionale, a fermé "pour raisons de sécurité" l'accès au parc qui entoure le Parlement catalan à Barcelone.

    Les forces de l'ordre veulent "empêcher toute situation dans laquelle s'exercerait une pression sur l'activité parlementaire", a précisé un porte-parole. Les principales associations séparatistes de Catalogne avaient appelé à manifester devant le Parlement en "soutien et en défense de la déclaration d'indépendance", mais, à la suite de la fermeture du parc, leurs membres devront finalement se rassembler à l'extérieur de ce périmètre.

  • En cas d'indépendance, la Catalogne serait exclue de l'UE

    Une Catalogne "indépendante" serait automatiquement exclue de l'UE, qu'elle ne pourrait rejoindre qu'après un nouveau processus d'adhésion. Mais encore faudrait-il que sa proclamation d'indépendance respecte certaines conditions lui permettant d'être validée par les 28.

    Les Etats membres de l'UE "ne reconnaîtront pas la Catalogne comme un Etat dès lors qu'elle serait née en violant le droit et notamment la Constitution de l'Espagne."
    Jean-Claude Piris
    Juriste spécialiste du droit européen

    Le référendum d'indépendance de la Catalogne n'a pas bénéficié des garanties habituellement exigées (commission électorale, assesseurs, listes électorales publiques, vote secret...), rendant improbable la reconnaissance par les 28 d'une indépendance de la Catalogne proclamée sur cette base.

    Si à l'issue d'une médiation Madrid consentait à organiser une nouvelle consultation "légale", respectant à ses yeux la Constitution espagnole, le résultat pourrait ouvrir la voie à une déclaration d'indépendance reconnue par la communauté internationale, à commencer par l'Union européenne. A ce stade, ce scénario semble toutefois hautement improbable.

  • D'autres recours que l'article 155?

    → Outre l'article 155, le gouvernement dispose de plusieurs leviers.

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      • Il peut déclencher l'"état d'urgence", l'"état d'exception" ou encore "l'état de siège". La déclaration ces trois états peut notamment affecter la "liberté de circulation ou la liberté de réunion" des Espagnols.
      • Enfin, la loi de "sécurité nationale" promulguée en 2015 permet au gouvernement de décréter que le pays se trouve dans une "situation mettant en cause la sécurité nationale".
    • Il peut déclencher l'"état d'urgence", l'"état d'exception" ou encore "l'état de siège". La déclaration ces trois états peut notamment affecter la "liberté de circulation ou la liberté de réunion" des Espagnols.
    • Enfin, la loi de "sécurité nationale" promulguée en 2015 permet au gouvernement de décréter que le pays se trouve dans une "situation mettant en cause la sécurité nationale".

    Selon Mariano Rajoy, cette procédure est réservée aux situations à cheval entre "les crises ordinaires, l'état d'urgence, d'exception et de siège", et permet de légiférer par décret et par exemple de contrôler directement la police catalane.

    Des mesures qui risquent d'enflammer les passions...

  • Comment déclencher l'article 155?

    Le chef du gouvernement ne peut pas unilatéralement déclencher l'article 155. Il doit d'abord sommer le président de la région concernée de revenir à l'ordre constitutionnel et lui donner un délai pour ce faire.

    "Même en raccourcissant la procédure, cela pourrait prendre une semaine."
    Un sénateur

    En cas d'échec, Mariano Rajoy saisit le Sénat, où son Parti populaire (PP, conservateur) est majoritaire, et lui fait part des "mesures nécessaires" qu'il compte appliquer. En principe une commission sénatoriale se réunit, puis les élus dans leur totalité en séance plénière.

    S'ils entérinent les propositions du chef du gouvernement à la majorité absolue, ce dernier a les mains libres pour les appliquer. Mais le processus pourrait prendre du temps. "Même en raccourcissant la procédure, cela pourrait prendre une semaine", a indiqué un sénateur à l'AFP.

    Quelles mesures nécessaires?

    L'article 155 permettrait de "prendre le contrôle des organes politiques et administratifs de la Communauté autonome rebelle". Il entraîne donc la "suspension" temporaire de l'autonomie de la région.

    Des fonctionnaires et des élus peuvent être suspendus et remplacés. Le président indépendantiste de Catalogne Carles Puigdemont pourrait donc être remplacé par le préfet de Catalogne, principal représentant de l'Etat dans la région. Dans le même temps, le gouvernement central pourrait assumer les compétences dévolues à Barcelone, "comme l'ordre public ou les services publics".

    Les mesures pourraient aller de la "suspension du gouvernement (régional séparatiste), au placement des Mossos d'Esquadra (police catalane), sous les ordres du ministère de l'Intérieur" et même "à la fermeture du parlement régional".

    Des élections régionales pourraient "éventuellement" être organisées. Mais certains Catalans pourraient voir cette prise de contrôle d'un très mauvais oeil et elle pourrait aggraver les tensions.

  • Que dit la Constitution?

    L'Espagne est un pays extrêmement décentralisé et la Constitution adoptée en 1978 confère aux 17 régions, les "Communautés autonomes", des pouvoirs étendus en matière de santé et d'éducation, par exemple.

    Mais elle a institué des garde-fous qui permettent au pouvoir central d'intervenir directement dans les affaires d'une région en cas de crise. Dans le cas de la crise catalane, la Cour constitutionnelle a jugé que le "référendum d'autodétermination" du 1er octobre contraire à la Constitution.

    Pour contrer une éventuelle "déclaration d'indépendance unilatérale", le gouvernement pourrait avoir recours à l'article 155 de la Constitution.

    Cet article jamais utilisé permet de prendre "les mesures nécessaires pour la contraindre à respecter les dites obligations" imposées par la Constitution ou d'autres lois, avec "l'accord de la majorité absolue au Sénat".

  • 1934: éphémère proclamation d'un Etat de Catalogne

    Le 6 octobre 1934, le président du gouvernement autonome de Catalogne, Lluis Companys, proclamait un "Etat catalan dans le cadre d'une République fédérale d'Espagne" inexistante. Dix heures et des dizaines de morts plus tard, il se rendait.

    La réponse du gouvernement ne s'était en effet pas fait attendre. Le commandant militaire en Catalogne, le général Domingo Batet, après avoir consulté le chef du gouvernement à Madrid, proclame l'Etat de guerre. Les affrontements dans la nuit feront entre 46 et 80 morts, selon les historiens.

    ©Twitter

    A 6h du matin le 7 octobre, 10 heures après la proclamation, Companys annonce sa reddition au général Batet. Il est arrêté avec son gouvernement et plusieurs députés. Leur photo derrière les barreaux fera le tour du monde. Le 14 décembre, une loi suspend indéfiniment l'autonomie de la Catalogne.

    Réfugié en France après la guerre civile (1936-1939), Companys fut arrêté par les Allemands en 1940 et livré au dictateur Francisco Franco. Il fut fusillé le 15 octobre à Montjuic, forteresse qui surplombe Barcelone. Il est devenu un héros des indépendantistes catalans.

  • L'heure du choix

    Les Catalans, partagés presque à parts égales sur une sécession, et le pays entier n'ont plus qu'une question en tête: Carles Puigdemont, le président séparatiste, va-t-il déclarer unilatéralement l'indépendance, temporiser ou faire machine arrière?

    Carles Puigdemont ©AFP

    Cet ancien journaliste de 54 ans, indépendantiste depuis son plus jeune âge, doit répondre à la question lors d'un discours devant le parlement catalan à 18h. Selon plusieurs médias espagnols, il l'a écrit et ré-ecrit toute la journée d'hier, entouré de ses conseillers, tiraillé sans doute entre les partisans d'un départ sans ménagements et ceux qui craignent que le remède, l'indépendance, soit finalement pire que le mal, la tutelle de Madrid.

    "Basta!" lui ont aussi dit des centaines de milliers de Catalans opposés à l'indépendance lors d'une grande manifestation dimanche. Un terme également employé lundi par la principale organisation patronale, Foment del Treball, après que six des sept entreprises catalanes côtées à l'indice des valeurs vedettes de la bourse ont décidé de transférer leur siège social hors de la région.

    Six des sept entreprises catalanes côtées à l'indice des valeurs vedettes de la bourse ont décidé de transférer leur siège social hors de la région.

    Mais son camp l'a encouragé à persévérer, avec une grande manifestation prévue aux abords du parlement. L'avenir d'une région grande comme la Belgique, riche de 7,5 millions d'habitants, et au-delà le destin de tout un pays qui se jouera mardi soir lors de ce discours, sous le regard inquiet du reste de l'Europe, ébranlée par le Brexit de 2016.

  • Pour suivre le discours en direct

    Vous pouvez suivre le discours de Carles Puigdemont en direct ici.

  • Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur ce live.

    Nous allons suivre en direct la prise de parole du président séparatiste catalan Carles Puigdemont devant le parlement régional catalan. Il pourrait y proclamer l'indépendance de la Catalogne.

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