Caterpillar, la star de Wall Street

©Bloomberg

Alors qu'en Belgique Caterpillar est synonyme de drame social, aux Etats-Unis, l'action a affiché la meilleure performance de l'indice Dow Jones en 2016.

Si, en Belgique, l’année boursière 2016 est à oublier au plus vite avec un Bel 20 en recul de 2,5% sur douze mois, il n’en va pas de même aux Etats-Unis.

A Wall Street, le Dow Jones a grimpé de 13% et évolue désormais à un fifrelin de la barre synbolique des 20.000 points. Seules trois valeurs sur les trente qui composent l’indice ont terminé le millésime d ans le rouge. Il s’agit de Nike (-18%) , Coca-Cola (-3%) et Walt Disney (-1%) .

Il a fallu attendre le dernier jour de transaction, par contre, pour connaître le nom de la valeur la plus performante de l’indice. Le bras de fer s’est joué entre Caterpillar et l’assureur de soins de santé UnitedHealth . C’est finalement le producteur d’engins de chantier qui a remporté la palme avec un bond de 36,5% contre 36% à son challenger.

©L'Echo

De quoi faire les grincer les dents des travailleurs belges de Caterpillar à Gosselies et des milliers de sous-traitants qui se retrouvent sur le carreau. Début septembre, la direction du groupe américain annonçait la fermeture du site et un licenciement collectif touchant 2.200 collaborateurs. Cette décision brutale qui a causé un véritable séisme social en Belgique n’était pas isolée. Victime d’une nette érosion de son chiffre d’affaires au cours des dernières années, Caterpillar avait annoncé, en septembre 2015 un plan d'économies prévoyant la suppression de 10.000 emplois et la fermeture de plus de 20 sites de production à travers le monde.

Mais ce ne sont pas ces seules mesures de restructuration qui ont permis à l’action Caterpillar de caracoler en tête du Dow Jones. Ce rebond elle le doit principalement à Donald Trump et à son annonce, dès son élection, de projets de grands travaux d’infrastructure ce qui devrait gonfler le compte de résultats de l'entreprise.

Peu de chances que cela change la donne pour les travailleurs de Gosselies. Le groupe américain a même tempéré l’enthousiasme des analystes financiers en affirmant que leurs prévisions pour 2017 étaient trop optimistes.

 

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