Comment la Wallonie a-t-elle réussi à acheter Caterpillar pour 1 euro?

©BELGA

Le 23 février, le ministre-président wallon Paul Magnette était à Genève pour assister à une table ronde sur le commerce international et la démocratie par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Il a profité de cette occasion pour rencontrer la direction de Caterpillar au siège suisse de la société. Un mois plus tard, la vente du terrain de l'usine était officialisée. Bienvenue dans les coulisses d'une négociation rapide, discrète et efficace.

"Quand on arrivait dans le parking, il y avait toujours quelqu'un pour nous dire où nous garer. Puis, un garde du corps nous amenait vers un ascenseur. Un autre nous attendait à l'étage pour nous guider vers une salle devant laquelle poireautait un autre garde." Ainsi parle un des négociateurs chargés de récupérer le terrain de l'usine Caterpillar, à Gosselies.

De Genève à des business center dans le Brabant wallon, voici les coulisses de la vente du site Caterpillar à un euro. Ou comment les experts et les techniciens des cabinets de Paul Magnette et de Jean-Claude Marcourt ont réussi à convaincre la direction de Caterpillar de leur laisser le site pour un euro. Où l'on apprend qu'il y a eu des luttes internes chez Caterpillar entre différents courants, les tenants de la vente et les défenseurs de la sortie propre, du don pur et simple. Le département Real Estate ne voulait pas lâcher l'affaire à moins de 30 millions d'euros.

Les techniciens wallons ont bossé jour et nuit, ont déterré plus de 5.000 pages de documents, récupérant les anciens permis de construire et d'environnement, afin de connaître tous les contours du bras de fer engagé. En bout de course, en moins d'un mois, la Wallonie a réussi à racheter un euro un terrain et un site valorisé à 200 millions. Un coup de maître duquel chacun ressort gagnant.

Les coulisses de la vente de Caterpillar à lire dans notre édition de ce samedi

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