"L'économie se développe aussi grâce à l'apparence"

Ce vendredi, le ministre-président wallon et bourgmestre de Charleroi Paul Magnette, entouré de plusieurs acteurs du monde économique carolo, a présenté les contours de l'ambitieux plan de relance du site de Caterpillar à Gosselies, surnommé le Plan CatCh. Objectif ? Créer 10.000 emplois en 10 ans.
  • Eléments importants de la conférence de presse

    Paul Magnette (ministre-président wallon et bourgmestre de Charleroi), Jean-Claude Marcourt (ministre de l'Economie), Jean-Pierre Hansen (dirigeant d'entreprise), Thomas Dermine (consultant pour McKinsey), Benoît Moritz (urbaniste bruxellois) et Dominique Demonté (directeur du Biopark à Charleroi) ont donné une conférence de presse pour donner les contours de l'ambitieux plan CatCh, un plan censé donné une nouvelle vie à Caterpillar Gosselies et plus généralement à toute la ville de Charleroi.

    • En préambule à la conférence de presse, Paul Magnette a déclaré: "Le site est repris par la région et sera géré par l'intercommunale Igretec. Il nous fallait une véritable stratégie, c'est pourquoi on s'est entouré des meilleurs industriels de la région."
    • Jean-Pierre Hansen a dévoilé les trois volets du plan CatCh : créer des emplois tout en renforçant ceux existants, l'aménagement du territoire et la gouvernance. "Il faut que Charleroi soit une zone attractive. Si on regarde les tableaux, seulement un petit tiers des gens qui travaillent à Charleroi habitent à Charleroi. Pour améliorer le développement, il faut des infrastructures, le financement et une animation économique. Au niveau de l'animation économique, le paysage, on l'a trouvé compliqué. C'est à ça que sert le plan CatCh", a expliqué le dirigeant d'entreprise.
    • Thomas Dermine a alors pris la parole pour parler du volet industriel. "A Charleroi, il faut créer un écosystème pour avoir un maintien des "champions" (nom qu'il donne aux travailleurs). On veut conforter l'ancrage des gros acteurs présents." Evoquant les 4 secteurs concernés par le plan CatCh: l'aéroport et la logistique, les secteurs qui sont à la croisée entre l'industrie créative et le digital, la santé et la manufacture de pointe, le jeune consultant pour McKinsey remarque: "ces secteurs représentent 25% des emplois à Charleroi, 33.000 emplois en tout."
    • Benoît Moritz, urbaniste bruxellois, est également intervenu pour expliquer le volet aménagement du territoire. "Les recommandations vont notamment vers l'attractivité de l'aéropole ou l'amélioration des connexions avec le centre ville de Charleroi. On va redéfinir une image de redéploiement économique avec des infrastructures visibles depuis la E42, afin de changer l'image de Charleroi", a-t-il expliqué.
    • Dominique Demonté, le directeur du Biopark, a quant à lui dévoilé le volet gouvernance. "La première proposition est de mettre en place une équipe dédiée pour la mise en oeuvre des chantiers du plan CatCh. Ensuite, il faudra regrouper les acteurs publics de l'animation économique au sein d'une structure unique "Charleroi Development", a-t-il expliqué.
    • C'est Jean-Claude Marcourt qui a conclu la séance: "Le mouvement est en marche et continue à se développer. L'économie se développe aussi grâce à l'apparence. L'aménagement du territoire est très importante. Il y a une différence entre la réalité de Charleroi avec des entreprises innovantes et l'idée que l'on s'en fait avec ce qu'on voit.
  • La conférence de presse est terminée

    La salle se vide doucement...

  • "C'est grâce à tous les investissements du passé qu'on peut mener le plan CatCh aujourd'hui"

    C'est l'heure des questions. "Pourquoi n'a-t-on pas fait ça il y a 20 ans ?", demande quelqu'un. "Des choses avaient déjà été faites avant, on ne part pas de rien. Mais, quand on a 100 hectares qui arrivent d'un coup, à coté de l'aéroport, de l'autoroute, etc , cela nous permet de faire de grandes choses", répond Paul Magnette. "Et puis, c'est grâce à tous les investissements du passé qu'on peut mener le plan CatCh aujourd'hui", précise Jean-Claude Marcourt.

    "Les gens qui se retrouvent au chômage suite à la fermeture de Caterpillar, que peuvent-ils envisager aujourd'hui ?", demande un autre. "Dès demain, à court terme, des cellules de reconversion seront mises en place. Des centaines de travailleurs retrouveront ainsi rapidement un emploi. D'autre part, à moyen terme, il y a déjà de l'intérêt de repreneurs pour certaines parties donc les gens seront réemployés via ce moyen-là aussi.

  • "L'économie se développe aussi grâce à l'apparence"

    C'est Jean-Claude Marcourt qui a le mot de la fin. "Le mouvement est en marche et continue à se développer. Si on prend le Biopark, il y a des améliorations. Je remercie Eric Vansevenant (son directeur de cabinet) pour tout ce qu'il a fait. Il y a des atouts à  Charleroi, mais l'économie se développe aussi grâce à l'apparence. L'aménagement du territoire est très importante. Il y a une différence entre la réalité de Charleroi avec des entreprises innovantes et l'idée que l'on s'en fait avec ce qu'on voit", explique Jean-Claude Marcourt.

    "Nous ne développons pas de lignes directrices aujourd'hui, mais rassembler toutes les initiatives autour d'une gouvernance unique va nous permettre d'aller beaucoup plus vite", conclut le ministre de l'Economie.

  • "Une équipe dédiée à la mise en oeuvre des chantiers de CatCh"

    Dominique Demonté, le directeur du Biopark, dévoile maintenant le volet "gouvernance". "La première proposition est de mettre en place une équipe dédiée pour la mise en oeuvre des chantiers du plan CatCh. Le volet financement est assuré majoritairement par Sambrinvest et d'autres sociétés privées. Le volet infrastructure est géré par Igretec et on a le volet animation économique géré par un groupe d'acteurs", explique Dominique Demonté.

    "La deuxième proposition, c'est de regrouper les acteurs publics de l'animation économique au sein d'une structure unique "Charleroi Development". On y retrouverait les acteurs majeurs que sont l'Igretec et Sambreinvest, mais également des dirigeants d'entreprise, l'AEI, l'AWEX...", conclut-il.

  • "Une image de redéploiement économique avec des infrastuctures visibles depuis la E42"

    Benoît Moritz, urbaniste bruxellois, explique maintenant le volet "aménagement du territoire". "Les recommandations vont notamment vers l'attractivité de l'aéropole ou l'amélioration des connexions avec le centre ville de Charleroi. On va redéfinir une image de redéploiement économique avec des infrastructures visibles depuis la E42, afin de changer l'image de Charleroi", explique-t-il.

    "Il y a également l'idée d'un hall de maintenance pour l'aviation civile et militaire. Pour le centre ville, le but est de faire le lien entre le centre ville et l'aéropole au moyen d'une ligne de tram. On veut également faire muter l'aéropole à une sorte de campus", affirme l'urbaniste.

  • "On va conforter l'ancrage des gros acteurs présents"

    Thomas Dermine prend la parole pour parler du volet industriel. "A Charleroi, il y a un travail qui peut être fait avec les acteurs de Caterpillar pour conforter leur ancrage à Charleroi. Il faut créer un écosystème pour avoir un maintien des "champions" (nom qu'il donne aux travailleurs) à Charleroi. On a remarqué qu'il y avait un bon dispositif à Charleroi et CatCh vient donc en complément. On veut conforter l'ancrage des gros acteurs présents", explique le jeune consultant pour McKinsey.

    "Il y a 4 secteurs concernés : l'aéroport et la logistique, les secteurs qui sont à la croisée entre l'industrie créative et le digital, la santé et la manufacture de pointe. On remarque que ces secteurs représentent 25% des emplois à Charleroi, 33.000 emplois en tout. Il y a toute une réflexion à avoir sur l'innovation. Il faut de l'innovation intra-firme mais également inter-firmes", explique Thomas Dermine.

  • "Au niveau de l'animation économique, le paysage, on l'a trouvé compliqué"

    Selon Jean-Pierre Hansen, "On peut créer de l'emploi sur la zone de Charleroi mais on n'en a pas créé assez pour compenser les pertes. On s'est dit: si on veut maximiser le nombre d'emplois induits, il faut que Charleroi soit une zone attractive. Si on regarde les tableaux, seulement un petit tiers des gens qui travaillent à Charleroi habitent à Charleroi. Est-ce qu'il existe des terrains ? Oui, Igretec nous l'a montré. Quantitativement, il n'y a aucun problème. Pour améliorer le développement, il faut des infrastructures, le financement et une animation économique", a expliqué le dirigeant d'entreprise.

    "Au niveau de l'animation économique, le paysage, on l'a trouvé compliqué. C'est à ça que sert le plan CatCh", conclut-il.

  • "Nous avons une stratégie d'accélération de la croissance et de l'emploi"

    Jean-Pierre Hansen prend la parole. "Nous avons une stratégie d'accélération de la croissance et de l'emploi. En s'appuyant sur les leviers existants et en s'inscrivant dans la politique wallonne générale, le plan Marshall".

    "Le résultat de notre travail, on peut le diviser en 3 volets" :

    • Comment accélérer la création d'emplois tout en renforçant les emplois existants ?
    • Comment gérer un nouvel aménagement du territoire ?
    • Comment s'occuper de la gouvernance ?
  • "Nous devions anticiper toute stratégie de redéploiement"

    Paul Magnette commence par remercier le cabinet de Jean-Claude Marcourt, le ministre de l'Economie, pour le travail effectué afin de mener à bien le plan de relance à Caterpillar Gosselies.

    "Nous devions anticiper toute stratégie de redéploiement. Nous avons dû mettre en place tous les moyens nécessaires pour récupérer le site. Le site est repris par la région et sera géré par l'intercommunale Igretec. Il nous fallait une véritable stratégie, c'est pourquoi on s'est entouré des meilleurs industriels de la région", a expliqué le bourgmestre de Charleroi en préambule.

  • La conférence commence

    Paul Magnette, Jean-Claude Marcourt et Thomas Dermine viennent de rejoindre Jean-Pierre Hansen. La conférence de presse commence.

  • La conférence de presse va commencer avec du retard

    Conférence de presse à l'Elysette ©François Witvrouw

    Jean-Pierre Hansen, à la tête de la réflexion sur le plan de relance de Caterpillar aux côtés de Thomas Dermine, est présent et prononcera un discours.

  • Les deux présidents du groupe d'experts chargés de penser cet ambitieux plan de relance sont Jean-Pierre Hansen, dirigeant d’entreprise et ancien président du Forem, et Thomas Dermine, qui travaille dans la très renommée boîte de consultance McKinsey. Les deux hommes travailleront main dans la main avec le bourgmestre de Charleroi Paul Magnette.

  • La conférence de presse commence à 9h30

    ©BELGA

    Lundi, Paul Magnette, accompagné des ministres Marcourt, Prévot et Tillieux, a annoncé avoir racheté le site de Caterpillar à Gosselies pour un euro symbolique. La valeur comptable du site (terrains, bâtiments et équipements compris) est évaluée, après démantèlement, à 143 millions d'euros. Caterpillar procédera au démontage jusqu'à la moitié de l'année 2018, moment où l'acte de vente sera signé.

    143 millions d'euros
    C'est la valeur comptable du site (terrains, bâtiments et équipements compris) après démantèlement.

    "Nous ferons en sorte que sur le drame de Caterpillar naisse une stratégie ambitieuse de redéploiement économique. C’est le projet que nous présenterons vendredi (aujourd'hui). On a travaillé avec tout un groupe d’industriels, les meilleurs industriels de la Région, qui ont accepté de travailler bénévolement pour penser ensemble une stratégie de redéploiement", a expliqué le ministre-président wallon et bourgmestre de Charleroi à la RTBF.

    Un plan pour récupérer des emplois

    Lundi toujours, le ministre de l'Economie Jean-Claude Marcourt avait annoncé qu'un investisseur étranger s'était déjà manifesté, ainsi "qu'un autre déjà installé chez nous".

    10.000 emplois
    L'objectif affiché par Paul Magnette est de créer 10.000 emplois en 10 ans.

    "Il y a un projet qui s’appelle CatCh. Il réfléchit à toutes les potentialités d’emploi pour le futur. Les ministres wallons vont présenter un plan sur plusieurs années pour récupérer des emplois dans différents secteurs comme l’aéronautique, le biomédical et d’autres encore de hautes technologies", a déclaré Jean-Jacques Cloquet, directeur général de l'aéroport de Charleroi, à la RTBF.

    CatCh réunit en effet un groupe d’experts, désigné par le gouvernement wallon, qui travaille à la mise en place d’un plan global de relance de la croissance et de l'emploi pour la région de Charleroi au départ du plateau nord de Gosselies. Il vise à créer 10.000 emplois en 10 ans, selon Paul Magnette.

  • Bonjour à toutes et à tous.

    Bienvenue sur ce live pour suivre en direct la conférence de presse du ministre-président wallon et bourgmestre de Charleroi Paul Magnette.

    Il va dévoiler les contours de l'ambitieux plan de relance du site de Caterpillar à Gosselies, appelé Plan CatCh (CATalyst 4 Charleroi).

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