L'Europe veut débloquer 4,6 millions d'euros pour les anciens de Caterpillar

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La Commission européenne a proposé ce vendredi d’accorder 4,6 millions d’euros aux anciens travailleurs du site Caterpillar de Gosselies. Une proposition qui doit toutefois encore être approuvée.

Les anciens travailleurs de Caterpillar pourraient recevoir une aide de l’Europe. C’est en tout cas ce qu’a annoncé la commissaire européenne aux Affaires sociales Marianne Thyssen (PPE, CD&V). La Commission suggère d’accorder quelque 4,6 millions d’euros à la Belgique, avec pour objectif d’aider les anciens travailleurs de Caterpillar ainsi que les sous-traitants du site de Gosselies, à trouver un emploi.

Cette proposition doit désormais être soumise à l’approbation du Parlement européen et du conseil des ministres de l’Union européenne.

Si elle est validée, la somme sera prélevée sur le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation. L’argent permettra d’aider près de 2.300 personnes.

"Nous devons faire preuve de solidarité dans les moments difficiles, afin de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte."
Marianne Thyssen (PPE, CD&V)
commissaire européenne à l’Emploi et aux Affaires sociales

"Dès l'annonce de la fermeture du site de Caterpillar Gosselies en 2016, nous avons agi sans tarder afin d'aider les autorités nationales et wallonnes à atténuer au maximum les conséquences désastreuses de cette fermeture pour les nombreux travailleurs licenciés, en fournissant des orientations sur la mobilisation des instruments européens disponibles, dont le Fonds européen d'ajustement à la mondialisation", a déclaré Marianne Thyssen. "Nous devons faire preuve de solidarité dans les moments difficiles, afin de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte."

Le coût total des mesures prises suite de la décision de fermer le site Caterpillar à Gosselies est estimé à 7,7 millions d’euros. L’Europe prendrait donc en charge 4,6 millions d’euros et la Wallonie – qui a racheté le site pour un euro symbolique – le reste, soit 3,1 millions.

La Wallonie devrait donc devenir propriétaire le 1er juillet prochain au plus tard, ou le 1er avril 2018 au plus tôt. Pour la reconversion du site, le bras financier de la Région wallonne, la Sogepa, et l’intercommunale de développement économique de la région carolo, Igretec, ont créé une joint-venture, constituée en décembre dernier.

La Société de reconversion des sites industriels de Charleroi, c’est son nom, a reçu pour l’instant une quinzaine de marques d’intérêt spontanées et crédibles pour la reprise du site. 


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