Le 13 est (à nouveau) au départ

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"Rébellion", Michel Vaillant, saison 2, tome 6, Graton, Lapière, Bourgne et Benéteau, Graton Editeur, 54 p., 15,5 EUR. Note: 3/5.

Ce samedi 17 juin, 15 heures, les feux passent au vert et lâchent les bolides pour une ronde infernale de 24 heures. Si les Porsche et les Toyota Hybrid devraient se disputer la victoire de cette course mythique, la bagarre fera rage dans la catégorie LMP2, avec pas moins de 25 engagés. Avec un moteur identique pour toutes les écuries et quatre châssis différents homologués pour l’ensemble du plateau, la "deuxième" catégorie du championnat mondial d’endurance est compétitive et animée. Deux d’entre elles attireront particulièrement l’attention, barrées d’un V blanc sur fond rouge et bleu. Le sigle de Vaillante.

Quinze ans après la voiture engagée pour le film de Luc Besson et 20 ans après que le Team Courage avait apposé le logo bleu-blanc-rouge sur ses voitures, c’est un retour par la grande porte pour la marque Vaillante, qui "habille" le team suisse Rebellion pour l’ensemble de la saison. "Rebellion joue le jeu à fond et ne se limite pas à quelques autocollants sur les voitures", précise Philippe Graton, le fils du créateur du célèbre pilote automobile en BD et coscénariste de la série.

La course mancelle coïncide avec la sortie du sixième tome de la nouvelle saison des aventures de Michel Vaillant. "Cela faisait 10 ans que Vaillant n’était plus retourné au Mans. Cette association avec Rebellion nous offrait une opportunité exceptionnelle, qui s’insère très bien dans notre scénario", confie Denis Lapière, coscénariste. Et, en guise de clin d’œil, l’écurie Rebellion a obtenu de la FIA la possibilité d’arborer le n° 13 sur les flancs d’une de ses voitures (l’autre est la 31), référence à un des plus fameux albums de la série dont l’intrigue se passe au Mans. Aux volants de ces deux bolides prometteurs, on trouvera Nelson Picquet Junior, Nicolas Prost et Bruno Senna, notamment. "C’est une nouvelle génération, comme dans nos albums", fait remarquer Denis Lapière.

"Rébellion", Michel Vaillant, saison 2, tome 6, Graton, Lapière, Bourgne et Benéteau, Graton Editeur, 54 p., 15,5 EUR. Note: 3/5. ©rv doc

Pour rappel, depuis maintenant 6 albums, Philippe Graton partage le scénario avec Denis Lapière et Benjamin Benéteau (décors et voitures) se partage les dessins avec Marc Bourgne (personnages). Pour cette deuxième saison, le style Vaillant a considérablement évolué. Une nouvelle génération est aux affaires – les fils de Jean-Pierre et de Michel – et apportent un coup de frais dans la conception des bolides. Par contre, le groupe et le clan sont au plus mal. Jean-Pierre (l’ingénieur de la famille) a vendu le groupe à un mystérieux investisseur, avant de perdre la vie dans un accident de la route tout aussi mystérieux. La famille Vaillant doit donc repartir de zéro ou presque pour se refaire une santé. En présentant une voiture hybride aux 24h du Mans notamment. Malgré des dissensions intrafamiliales.

"Il fallait qu’on retrouve l’ambiance et le côté téméraire des débuts. Quannd cette petite marque française lançait son ‘Grand Défi’ aux géants américains. Depuis, Vaillante a tout gagné, est devenu un groupe puissant. Mais où sont les héros pour lesquels on tremble?", s’interroge Philippe Graton. "Pour retrouver le souffle de l’aventure, il faut mettre un genou à terre", confesse-t-il encore.

Et le rebondissement de fin de ce nouvel album ne va pas arranger les choses. Mais c’est sans doute ce qui redonne vie à cette série qui ne surprenait plus personne et avait même perdu tout intérêt. Elle retrouve ici un charisme certain, en gagnant en crédibilité. Plus fragiles, les personnages sonnent plus juste. Ils répondent surtout davantage aux standards actuels de profils plus complexes. "On ne peut pas s’identifier à un personnage qui n’a pas de faille", estime Graton.

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