Voici toutes les infos nécessaires pour vous préparer à la grève

La fermeture du viaduc Hermann Debroux complique considérablement l'entrée à Bruxelles via l'E411. ©BELGA

Une grève dans les services publics va très probablement paralyser le pays ce mardi. Faisons le point sur les transports et autres services qui devraient être à l'arrêt.

Après un été plutôt calme sur le plan social, les syndicats reprennent leurs actions pour dénoncer les politiques du gouvernement fédéral. Ce mardi, le pays sera (partiellement) à l'arrêt suite à un appel de la CGSP, le syndicat socialiste des services publics. Les syndicats chrétien et libéral n'ont pas appelé à la grève et ce mouvement sera en principe cantonné aux services publics, mais qui sera également suivi dans certaines entreprises du privé. 

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A la SNCB, la grève débute lundi à 22h00 pour se terminer le lendemain à la même heure. Même si les deux autres syndicats du rail (CSC-Transcom, SLFP Cheminots) n'ont pas invité leurs affiliés à faire grève, "la circulation risque d’être fortement perturbée", prévient la SNCB. L'ampleur du mouvement dépendra de l'emplacement des piquets de grève. 

A Bruxelles, la Stib a averti que le réseau sera "fortement perturbé voire à l'arrêt". Notamment aucun métro ne devrait circuler sur la ligne 6, ce qui compliquera notamment la vie des supporters qui ont un ticket pour assister au match de foot entre la Belgique et Chypre au stade Roi Baudouin.

Du côté des TEC, 91% des parcours seront assurés dans le Brabant wallon, dont le service de bus Conforto qui relient Louvain-La-Neuve à Ixelles ou Woluwé. 70% des bus rouleront dans l'ouest de la province du Hainaut, un bus sur deux sera sur les routes montoises et à peine un bus sur cinq dans le Centre et le Borinage. Des perturbations dans les autres provinces sont également à craindre. 

→ Toutes les infos seront données en temps réel sur les sites des entreprises de transport (SNCB, Stib, TEC).

En voiture, les routes seront par conséquent fortement embouteillées. En plus des automobilistes supplémentaires poussés sur les routes à cause de la grève, les files vont aussi s'allonger à cause des nombreux travaux dans la capitale. La récente fermeture du viaduct Hermann Debroux viendra ajouter encore un peu plus de pression sur les routes. 

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La grève touchera également les administrations locales, zones de police et de secours, prisons, et certains organismes d'intérêt public (OIP), à l'appel de la CGSP Admi, ainsi que les administrations régionales, à l'appel de la CGSP Amio. Même topo en Flandre, où l'ACOD, le pendant flamand de la CGSP, a appelé les fonctionnaires fédéraux et flamands à faire grève durant 24 heures.

La grève devrait également être bien suivie dans les écoles du réseau officiel. Tous les niveaux sont concernés et la présence de piquets de grève à l'entrée de certaines écoles est probable. Des perturbations ne sont pas non plus à exclure dans le réseau libre même si elles seront nettement moindres que dans l'officiel, la CGSP étant minoritaire dans ce réseau.

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La CGSP Poste a déposé un préavis de grève ce qui impactera la distribution du courrierL'ampleur des problèmes variera en fonction des régions. La distribution des journaux, elle, devrait être assurée normalement, indique bpost.

L'ACOD (la CGSP flamande) a appelé les travailleurs de la VRT, le média public flamand, à participer à la journée de grève mais cela ne devrait pas impacter la diffusion des programmes. A la RTBF, on n'était pas encore en mesure de dire quel serait l'impact éventuel du mouvement. 

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Par ailleurs, la grève de mardi débordera du strict cadre des services publics puisque les métallurgistes FGTB du Brabant (Brabant wallon et Bruxelles) se sont joints au mouvement. Un appel qui concerne "au moins 40.000 travailleurs", selon le syndicat, et qui devrait avoir un impact sur des entreprises importantes du secteur comme Audi Brussels, la Sabca, Schneider Electric... 

Les syndicats de la FN Herstal, en grève depuis lundi, ont annoncé qu'ils ne reprendront le travail que mercredi. La région liégeoise risque par ailleurs d'être encore plus touchée que le reste du pays puisque la régionale FGTB Liège-Huy-Waremme a appelé à la grève tant dans le secteur public que dans le privé.

Les revendications des grévistes

Le gouvernement fédéral est accusé par les syndictas de mettre à mal les services publics (réduction des budgets, manque d'investissements, privatisation des entreprises publiques...). 

"Les coupes budgétaires dans nos soins de santé, nos services publics et nos pensions sont inacceptables. Elles plongent des milliers de personnes dans la précarité, et plus particulièrement les femmes", dénonce notamment la FGTB liégeoise. "Quelque 221 milliards ont filé de la Belgique vers les paradis fiscaux en 2016. C'est là où se trouve l'argent que le gouvernement doit récupérer pour garantir les services au profit de chacun", poursuit la régionale liégeoise.

A cela se greffent une série de revendications propres à chaque secteur, comme dans le rail, où la CGSP Cheminots dénonce la volonté de la majorité "suédoise" de mettre en place un service minimum.

En France aussi 

Hasard du calendrier, les fonctionnaires français sont appelés à la grève le 10 octobre, eux aussi, et à manifester dans l'Hexagone, par l'ensemble de leurs syndicats, du jamais vu depuis 10 ans, pour dénoncer notamment la suppression de 120.000 postes et le gel des rémunérations. Toujours en France, un mouvement de grève des transporteurs routiers, initialement prévu le 10 octobre, a par contre été levé.

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